— Je ne me mets pas en couple, j’ai déjà un petit ami… — Et puis dis aussi : « Je ne mangerai pas de glace, j’ai des raviolis à la maison. »
En quête d’amour, même les femmes les plus sûres d’elles, intelligentes, belles et indépendantes commettent parfois des erreurs irréparables, principalement parce qu’elles sont prisonnières de divers stéréotypes et idées reçues.
Première erreur
Sur Internet, on ne peut pas faire de rencontres, ce n’est pas convenable, il n’y a pas de gens biens. Selon l’étiquette anglaise, on ne doit pas parler à des inconnus sans avoir été présentée par une tierce personne. Et puis, de toute façon, si j’ai déjà un partenaire (mari, amant, colocataire, petit ami — à souligner, à biffer), et même s’il ne me convient pas, on ne change pas pour un autre… Quel qu’il soit, c’est le mien…
Ainsi, vous réduisez considérablement vos chances d’améliorer votre vie personnelle, vous limitez vos options.
N’ayez ni honte ni doute, affichez hardiment vos profils partout où c’est possible. Sur les réseaux sociaux comme sur les sites de rencontre. Ce n’est pas vrai que l’on n’y croise que des rebuts de la société, des maniaques et des ratés, des dragueurs et des séducteurs. Sur le Net, les possibilités sont infinies. On y trouve tout ce que l’on veut ! Et sur les sites de rencontre, il y a tant de gens différents, tant de choses à découvrir.
Alors, ne doutez jamais : sur Internet, vous trouverez forcément des partenaires adaptés parmi lesquels choisir.
Deuxième erreur
Je suis si intelligente, raffinée et grande que personne ne me comprend. Seulement quelques élus.
On peut se faire comprendre de n’importe qui, à condition de l’accepter tel qu’il est, de ne pas attendre de lui des méchancetés, de ne pas le soupçonner de mauvaises intentions, d’être sincère avec lui et de lui porter attention et sympathie.
Vous craignez de ne pas trouver de compréhension ? Vous pensez que les femmes et les hommes sont des êtres venus de planètes différentes et qu’ils ne peuvent pas se comprendre ?
Sur ce sujet, voici mon anecdote préférée.
Le médecin (écrivant quelque chose dans le dossier médical) : Asseyez-vous, mon cher. Racontez-moi.
Le visiteur : J’ai… le regard éteint. Et mon épaule droite tremble.
Le médecin (continuant d’écrire) : De la valériane et deux comprimés de « peu importe » le soir — et hop, comme par magie !
Le visiteur : La nuit, je rêve que je construis des pyramides souterraines en Toscane. Je suis très inquiet pour la conservation des fresques et le comportement du mortier en contact avec les eaux souterraines.
Le médecin (levant les yeux) : Ah bon ? Et avec quoi renforcez-vous les fondations ? Je vous recommande vivement des barres torsadées en acier trempé, une technique éprouvée depuis des siècles.
Le visiteur : Docteur, quelque chose ne va pas. Sur mon téléphone, les numéros des gens qui ne m’ont pas appelé s’affichent, tous les mots sur les affiches et panneaux que mon regard accroche sont de la même racine. Mon hamster ne me parle plus depuis quatre jours, il reste immobile dans un coin de sa cage et me regarde avec l’air d’un balrog visant Gandalf avec la pointe de son fouet.
Le médecin : Quel animal cultivé ! Vous ne lui avez jamais donné de la littérature classique russe ?
Le visiteur : Docteur, je comprends et ressens les femmes.
Le médecin (laissant tomber ses lunettes sur la table, murmurant) : Oh là là…
En réalité, c’est un mythe ! Les gens sont tous différents. Chacun a ses propres « cafards » dans la tête, et ils sont de toutes sortes, sans aucun rapport avec le sexe. C’est pourquoi une femme ne comprend pas toujours une autre femme, et les hommes ne parviennent pas toujours à s’entendre et à trouver un consensus. Tout est une question de compatibilité psychologique !
Troisième erreur
— Docteur, on m’ignore. — Le suivant ! Personne ne s’intéresse à moi. Tout le monde ne pense qu’à soi. Un égoïste, c’est quelqu’un qui s’aime plus que les autres égoïstes. S’aimer soi-même, c’est être égoïste.
Pas besoin de hurler devant l’écran et de frapper du poing sur la table en évitant de taper sur le clavier : « C’est immoral, c’est de l’égocentrisme, personne n’a besoin de toi si tu ne penses qu’à toi ! »
Mais il ne faut pas non plus ne penser qu’à soi. Aimez-vous et aimez les autres. Aimez tout le monde, aimez le monde entier, mais surtout aimez-vous vous-même. Car :
Comment peut-on vous aimer si vous ne vous aimez pas vous-même ?
Quatrième erreur
Il suffit de vouloir très fort rencontrer son amour, et il me trouvera lui-même. « Il ne faut pas attendre l’amour, il arrive sans qu’on l’appelle ! »
Le principal problème de notre époque, c’est la contemplation. Les gens observent, écoutent, accumulent des informations, mais ne les mettent pas en pratique. Résultat : ils restent au même point, ne progressent pas, n’arrivent pas à réaliser leurs désirs.
Il faut annoncer au monde que vous aspirez à l’amour, et c’est alors seulement que l’univers répondra à votre demande et vous enverra l’homme de vos rêves.
Cinquième erreur
Comme c’est effrayant de vivre ! La vie est un chemin semé d’embûches, de trous à chaque pas, rien que des ennuis, des problèmes, des pièges et des difficultés.
Il faut arrêter de se concentrer sur ses problèmes, de penser au pire, de craindre les méchancetés et les malheurs. Ne les attirez pas dans votre vie ! Il ne faut pas ! N’ayez peur de rien !
Soyez comme le Petit Chaperon rouge de l’anecdote.
La nuit… une forêt… un loup est assis. Il entend quelqu’un chanter à tue-tête. Il regarde : le Petit Chaperon rouge arrive en hurlant du Rammstein à tue-tête dans la forêt. Il lui dit :
— Petit Chaperon rouge, tu es folle ? La nuit… la forêt… tu n’as pas peur ?
— Et de quoi avoir peur ? Je connais le chemin… et j’aime le sexe…
Sixième erreur
Dieu a supporté et nous a ordonné de faire de même. Nous ne vivons pas pour le bonheur, mais pour la conscience. C’est par la souffrance que l’âme s’élève.
Il ne faut pas endurer la douleur, se complaire dans ses souffrances, se tourmenter soi-même et tourmenter les autres avec ses émotions négatives.
Choisissez le positif ! Vous devez trouver du plaisir ici et maintenant, car la vie est si courte et si fugace !
Il faut partir sans hésiter de là où c’est mauvais, sans regret ni déception. Fuir sans se retourner. Ne pas s’accrocher à des relations inadaptées, ne pas gaspiller votre temps et votre énergie.
Septième erreur
Tous les hommes ne pensent qu’au sexe, et rien d’autre ne leur est nécessaire de la part des femmes.
Ce n’est pas vrai. Il existe des hommes peu préoccupés par la sexualité, dont le tempérament est moins marqué que le vôtre. Et là, vous risquez de rencontrer un autre problème : comment le charmer, l’attirer, l’exciter… Comment faire pour qu’il vous remarque en tant que femme. Croyez-moi, c’est bien plus difficile que de se libérer des griffes d’un obsédé sexuel.
Elle — à lui :
— Allez, lâche ton Internet, ces « hérissons » et leurs blagues, viens, on va faire l’amour.
— Oui, oui, ma chérie. Commence sans moi, j’arrive.
L’idée que les femmes ont toujours mal à la tête est un mythe répandu qui n’a rien à voir avec la réalité. Le tempérament sexuel ne dépend pas du sexe, c’est simplement qu’historiquement, on a répandu l’idée que la femme ne ressent pas (ne peut pas et ne doit pas ressentir) de plaisir sexuel.
Huitième erreur
Les hommes cherchent chez les femmes non pas de la chaleur humaine, mais des femmes de ménage gratuites qui les serviront, les nourriront, laveront leur linge, créeront pour eux un foyer confortable et résoudront tous leurs problèmes domestiques. De la série « Le bateau de l’amour s’est brisé sur la vie quotidienne ».
Un stéréotype répandu, que partagent aussi les hommes, mais sous une autre interprétation. Les femmes auraient besoin d’un assistant ménager gratuit, et non d’un être aimé, d’une personnalité unique et d’une individualité brillante.
Oubliez les jugements éculés, ne mélangez pas les mondes matériel et spirituel. Savourez vos sentiments et vos sensations. Reléguez au second plan les revendications du genre : « Tu t’es brossé les dents ? Ferme le tube, bon sang ! » Éliminez-les de votre vie.
Neuvième erreur
L’homme est un chasseur. Il doit entretenir la femme.
Au secours ! Je tombe en pétrification à ces mots. Personne ne doit rien à personne ! Ni l’homme à la femme, ni la femme à l’homme. Leur union est purement volontaire et ne dure que si elle apporte du plaisir aux deux. Vivre aux dépens d’autrui est un péché grave. Boire le sang d’autrui, et c’est encore pire !
Erreur dixième
Si je consacre mon attention, mon temps, ma chaleur et ma tendresse à un homme, j’ai le droit d’attendre en retour la même chose. Du moins puis-je compter sur sa gratitude.
Ne faites pas de calculs ! Vous n’êtes ni à la banque ni dans un centre commercial. L’amour, c’est « je me donne à toi », et non « je te prends pour moi ». Si vous faites quelque chose pour un homme, faites-le sans arrière-pensée, en y trouvant votre plaisir, sans attendre qu’il l’apprécie. Si vous n’en avez pas envie, ne le faites pas. Si vous avez un besoin, exprimez-le clairement, sans attendre, le cœur serré, qu’il devine tout seul. Il n’est pas télépathe ! Et si ce que vous désirez ne vous est pas accordé, eh bien, tant pis. Vous le trouverez ailleurs.
Attention, question ! Combien de ces erreurs avez-vous commises personnellement ?




