Sésquiquadrature Mercure — Saturne
(Transit Mercure → Saturne natal)
Avesalom Podvodny. Aspects
Sésquiquadrature de Mercure : L’être humain ne parvient pas à saisir la vérité exprimée par les mots. Cet aspect engendre dans les domaines planétaires une maladresse des mouvements et une rigidité de la pensée ; la personne, cependant, ne s’en rend souvent pas compte et s’obstine dans ses opinions. Par exemple, la sésquiquadrature Mercure-Lune peut donner une mauvaise mémoire et une pensée rigide, mais les connaissances et les raisonnements difficiles à assimiler seront exploités en permanence par la personne et serviront de vérité ou de mensonge là où c’est possible, voire impossible, et il sera très difficile de la convaincre rationnellement. La sésquiquadrature de Mercure est difficile à travailler, car la personne, ressentant généralement la rigidité de son esprit dans les domaines planétaires, soit se résigne à cet égard, soit, au contraire, refoule soigneusement ces défauts dans l’inconscient et se persuade de l’importance et de la force indéniables de ses pensées, ainsi que de son incapacité à accepter une autre manière de penser. À un niveau inférieur de travail sur l’aspect, mais revêtue d’autorité, cette personne peut devenir un idéologue officiel dans les domaines planétaires, dont les schémas logiques reposeront sur deux piliers : la Correspondance et l’Inadéquation avec la Vérité sacrée, définitivement trouvée et formulée sans appel dans les ouvrages. À un niveau supérieur de travail, la personne acquiert une finesse et une clarté de pensée capables de diriger précisément ses efforts et de construire avec soin un modèle mental dans les domaines planétaires, dans la mesure du possible.
Sésquiquadrature de Saturne : Si la roue de la fortune est embourbée dans un fossé, la croix du destin peut peser sur les épaules. Cet aspect crée dans les domaines planétaires des obstacles semblables à des chaînes : on peut marcher, mais difficilement. La personne, cependant, ne les ressent pas toujours (comme dans le cas du carré de Saturne), parfois même, et peut en outre développer une manière de se déplacer maladroite, peu esthétique, mais globalement acceptable. Si cette habitude s’installe, elle devient très stable, et la personne a tendance à considérer avec scepticisme les autres, dotés d’une liberté inutile, voire nuisible pour eux : un marteau-pilon n’a qu’un seul degré de liberté (haut-bas), mais il fonctionne si bien qu’il aplatit un bélier en galette. Inconsciemment, cependant, la personne ressent de fortes contraintes dans les domaines planétaires qui l’obligent à suivre une voie très étroite dans ses interactions avec le monde extérieur, et peut développer de forts complexes d’infériorité, qu’elle tente de refouler dans l’inconscient. Dans sa vie intérieure, elle cherche longtemps, sans trouver, le chemin vers une maîtrise profonde des domaines planétaires, car le schéma rigide dont elle dispose initialement ne lui ouvre que des voies grossières et bloquées, comme si les subtilités lui étaient interdites. Ici, le travail transforme le collier rigide du chien en une intelligence flexible de sage qui discerne le déroulement et les ramifications du karma dans les situations les plus apparemment sans issue, mais pour cela, il faut surmonter les contraintes internes dans les domaines planétaires et comprendre que, dans le monde extérieur, le joug est bien plus efficace que le servage.




