L’astrologue renommé Vadim Levin, qui se qualifie non sans raison de « l’astrologue du Kremlin », a élaboré un système unique de compatibilité entre les individus basé sur le calendrier zoroastrien.
Selon cette méthode, il est possible de choisir en toute confiance un futur partenaire de vie, de planifier la naissance des enfants durant les années propices, voire même les mois favorables.
En effet, l’horoscope oriental auquel nous sommes habitués repose sur un cycle de 12 ans correspondant à la révolution de Jupiter autour du Soleil. Jupiter correspond davantage, dans la structure des relations humaines, au comportement social de l’individu, tandis que Saturne, dont la période orbitale autour du Soleil est de 32 ans, régit précisément la vie personnelle. Le calendrier zoroastrien est donc saturnien, ce qui influence de manière prépondérante la famille et le destin de l’être humain.
Le Nowruz, Nouvel An zoroastrien ou persan, tombe le 21 mars.
Le bonheur conjugal, affirme Levin, dépend en grande partie de l’écart d’âge entre les époux. Non, il ne s’agit pas ici du stéréotype selon lequel plus la différence est grande, plus les incompréhensions et autres banalités du quotidien sont réduites. C’est bien plus complexe. Voici donc les clés zoroastriennes du bonheur conjugal :
Différence d’âge
- Égaux en âge. Dans ce type d’union, il est facile de pêcher ou de poser du papier peint, c’est-à-dire de s’adonner toute sa vie à des tâches mesurées et terre-à-terre, sans jamais lever les yeux de la charrue vers les étoiles. Le mariage n’offre pas aux époux la possibilité d’une ascension sociale, il suppose la répétition d’un scénario déjà écrit. C’est pour cette raison qu’il est assez rare de trouver ce genre d’unions parmi les personnalités connues, car il est difficile d’atteindre les sommets de la célébrité dans ce cas. Un exemple ancien est le mariage secret entre l’impératrice Élisabeth et Cyrille Razoumovski. Il est évident que celui-ci n’a été possible qu’après l’avènement d’Élisabeth sur le trône.
- Différence d’un an. Une union assez répandue et réussie entre un homme et une femme. L’amour s’éteint rapidement, mais l’amitié dure toute la vie. Le couple a généralement deux enfants, l’argent entre et sort avec sagesse. Des exemples de ce type d’union : Bill et Hillary Clinton, Boris et Naïna Eltsine, Mikhaïl et Raïssa Gorbatchev.
- Différence de deux ans. Tout est compliqué, comme il est d’usage de l’écrire sur Facebook ! Il y a de l’amour, une bonne entente sexuelle, une attirance mutuelle, mais pas d’argent ni d’affaires. Peu importe combien le couple gagne, l’argent ne reste pas dans le foyer. Parmi les personnalités connues, on peut citer l’union civile de Maïakovski avec Lilia Brik. On sait également que Iossif Kobzon et Lioudmila Gourtchenko ont formé une alliance brève et extrêmement malheureuse.
- Différence de trois ans. Des disputes fréquentes et des réconciliations difficiles. Avec le temps, les époux s’irritent mutuellement de plus en plus et ne parviennent pas à s’apprécier à leur juste valeur. Le taux de divorces est élevé en raison de divergences de vues sur la vie. Même une activité professionnelle commune ne peut sauver ce type d’union, comme en témoignent les exemples des patineurs Irina Rodnina et Alexandre Zaïtsev, ainsi que des astrologues Pavel et Tamara Globa.
- Différence de quatre ans. Extérieurement, c’est une union modèle : amour, amitié et harmonie, mais elle résiste rarement à l’épreuve du temps. Tel était l’écart d’âge entre Inessa Armand et Vladimir Lénine. Armand était mariée et mère de cinq enfants ; leur relation était fondée sur une proximité spirituelle et une amitié.
- Différence de cinq, dix ou quinze ans. (Des écarts suffisamment similaires) Ce type de mariage est très bénéfique pour une ascension sociale mutuelle et possède en outre un caractère tout à fait romantique. Il convient aux couples qui se rencontrent dans un cadre professionnel : une actrice et un producteur, un homme d’affaires et une directrice financière. L’un est le meneur, l’autre le mené, ce qui est la clé du succès dans une telle alliance. L’un des époux doit constamment céder et faire preuve d’une grande patience. Grigori Orlov était plus jeune que Catherine II de cinq ans. Grâce à son soutien, elle devint impératrice et leur union fut amoureuse. Cependant, dès que Catherine cessa de céder aux caprices de Grichka (par exemple, elle refusa catégoriquement de l’épouser), la fin de leur relation fut proche. Un exemple d’écart de dix ans est la romance entre Catherine II et Grigori Potemkine. Salvador Dalí était plus jeune que son épouse Gala de dix ans. Résultat : l’un des exemples les plus éclatants de collaboration dans un mariage.
- Différence de six ans. Semblable à la différence de trois ans, mais les contradictions dans cette union sont encore plus vives. Dans le cas d’un couple célèbre, il est évident pour tous que vivre ensemble relève du supplice. Alla Pougatcheva et Vladimir Kouzmine, dont l’union fut brève, rappellent la chanson « Deux étoiles » interprétée par ce dernier. Six ans d’écart.
- Différence de sept ou quatorze ans. « Nous nous sommes rencontrés de manière étrange et nous nous séparerons de même » – telle est la devise de ce mariage. Ce lien est magique, étrange et en même temps romantique. Par exemple, le mariage de Napoléon et Joséphine, que l’empereur aimait passionnément, mais qu’il voyait rarement en raison de ses guerres et de ses occupations politiques.
- Différence de huit ans. Enfin ! C’est toujours une union heureuse. Dans le foyer règnent l’amour et une parfaite entente, la sollicitude mutuelle et l’harmonie sexuelle. Le mariage des éminents physiciens Pierre Curie et Marie Curie-Skłodowska en est la meilleure illustration.
- Différence de neuf ans. La pire variante de la disharmonie. Elle est rare. Toutes les épreuves rencontrées dans les cas d’écarts de trois ou six ans y sont exacerbées. L’actrice américaine Natalie Wood, plus jeune de neuf ans que l’acteur Robert Wagner, l’épousa à l’âge de 18 ans. (À noter : Wagner est né en 1930 et Wood en 1938, ce qui semble indiquer un écart de huit ans. Cependant, Wagner est né en février, avant le Nouvel An selon l’horoscope zoroastrien. Après six ans de vie commune, ils se séparèrent, leur vie commune étant marquée par des scandales. Ils se remirent ensemble et vécurent jusqu’à la mort de Wood, qui se noya dans des circonstances non élucidées à bord du yacht « Splendor ». Un équivalent moderne d’un écart de neuf ans : Ksenia Sobtchak et Maxime Vitorgan.)
- Différence de onze ans. Des relations peu fiables. Leur essence est résumée par cette phrase : qui trompera l’autre le plus vite. C’est rare. Dans une telle relation, il ne faut même pas remercier son partenaire pour un bienfait et on peut bluffer sans vergogne. Arthur Miller et Marilyn Monroe.
- Différence de douze ans. C’est à la fois le paradis et l’enfer. Tout dépend de la capacité du couple à faire des concessions mutuelles. L’union est complexe, mais intéressante. En général, c’est le plus jeune qui souffre. Un exemple frappant est le mariage de John et Jacqueline Kennedy.
- Différence de treize ans. Un mariage réussi avec une accentuation sur la spiritualité. C’est une union créative où, grâce au soutien de l’un des époux, l’autre (souvent l’homme) atteint un objectif important dans la vie. Pouchkine et Natalia Gontcharova. Hitler et Leni Riefenstahl.
- Différence de seize ans. Considéré comme l’apogée de l’amour. Il concentre et multiplie le meilleur de ce que l’on trouve dans les unions avec des écarts de quatre ou huit ans. Si les gens se marient, c’est pour la vie. Toutefois, cela reste assez rare.
Voilà donc les clés du bonheur conjugal que nous a léguées l’antique zoroastrisme. À nous de les utiliser à bon escient et d’aborder avec sagesse l’organisation de notre propre vie !




