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Alexandre Astrogorsk – Médecine karmique Livre audio Partie 3

LA TECHNIQUE – UN OBSTACLE POUR L’INTUITION Le progrès technique, qui semble améliorer la vie de l’être humain, entrave en réalité le développement de sa perception sensible du monde. La télévision montre à l’homme ce qu’il pourrait percevoir par voyance, remplace la claire-ouïe, et le téléphone fait de même pour l’un et l’autre. Pourtant, c’est précisément le téléphone qui peut vous aider à développer rapidement votre intuition. Si, avant de décrocher un appel, vous essayez de vous mettre en phase avec la personne qui pourrait être à l’autre bout du fil, si vous vous souvenez en quelques secondes de qui vous venez de penser à l’instant, si vous tentez de ressentir qui souhaite vous joindre, alors, en décrochant, vous pourrez vérifier votre intuition. Votre propre organisme peut même vous donner des indices : soudain, certaines sensations apparaissent. Soulevez le combiné, et vous comprendrez à qui votre corps réagit ainsi. Observez et suivez en permanence vos sensations : elles vous rendent un grand service, vous protègent des rencontres et conversations indésirables, préservent votre paix intérieure et votre santé. Mais le progrès téléphonique a déjà créé des répertoires d’identification des numéros, des dispositifs de blocage pour les correspondants indésirables, etc. Le progrès tend à supprimer jusqu’à l’idée même d’un ressenti intérieur. La technique fera tout à votre place.

L’ordinateur n’est pas non plus un cadeau pour le monde sensible de l’être humain, car le cerveau et le cœur de l’homme sont les meilleurs ordinateurs qui soient. On peut progressivement renoncer à porter une montre, s’interroger avant de consulter l’heure. Le progrès technique a séduit l’homme par sa simplicité et son accessibilité. À quoi bon se fatiguer ? On vous montrera tout, on vous expliquera tout, on mâchera le travail à votre place, on fera de vous un instrument docile et commode. Le progrès technique remplace le travail intérieur de l’âme par un effet extérieur rapide, ce qui engendre un vide spirituel. C’est pourquoi nous passons des journées entières devant la télévision, nous bouchons nos oreilles avec des baladeurs, nous passons des heures à des conversations téléphoniques futiles, nous pouvons grignoter des graines ou « casser du sucre sur le dos des autres » pendant des jours. Voici une vie morte et vide.

Dans la pratique extrasensorielle, la « radiesthésie », appelée en langage moderne « méthode de biolocalisation », s’est largement répandue. On en trouve de nombreux écrits dans les livres et la presse périodique, aussi n’entrerai-je pas dans ses subtilités. Son principe consiste à obtenir n’importe quelle information à l’aide d’une baguette de coudrier, d’un cadre en L ou d’un pendule. Là encore, on utilise des outils au lieu de développer ses propres sensations. Pourtant, la méthode de biolocalisation peut accélérer le développement de l’intuition chez n’importe quel être humain. Avant de l’utiliser, essayez d’abord de recueillir par vos propres sensations l’information qui vous intéresse. Puis, vérifiez-la à l’aide de l’outil technique. On peut aussi procéder à l’inverse : mesurer d’abord les indications de l’appareil en différents lieux, puis vérifier par vos sensations la différence entre ces mesures. Il est très facile, avec ses propres mains, de déterminer les limites du champ bioénergétique d’une personne ou d’identifier une zone géopathogène. En vous entraînant ainsi et en vous testant avec un cadre ou un pendule, vous maîtriserez rapidement la méthode de diagnostic intuitif. Elle vous permettra de recueillir des informations à distance, rendant alors superflue l’utilisation d’outils annexes.

Beaucoup de praticiens se trompent en croyant que l’utilisation du cadre ou du pendule renforce leur intuition. L’information ainsi obtenue n’est pas intuitive, mais spirite. Par le spiritisme, ce n’est pas l’intelligence supérieure qui communique avec nous, mais un monde parallèle inférieur. L’intuition, elle, repose sur le fonctionnement de toutes nos sensations et cellules : c’est en observant leur état que vous déterminez la qualité de l’information reçue. Si l’on vous diagnostique à l’aide d’un cadre ou d’un pendule, sachez que l’information peut être erronée, et que la personne qui mène la séance ne possède pas l’intuition nécessaire à tout médecin ou guérisseur.

Il reste à peine un domaine d’activité où l’on puisse travailler uniquement grâce à la force de ses organes sensoriels internes. L’homme a osé défier l’intelligence artificielle, mais sa vie n’en est pas devenue meilleure. Il a inventé le « détecteur de mensonges », alors que ce dernier se trouve en nous. Pourtant, cet outil technique peut aussi être utilisé avec profit pour développer l’intuition. N’est-ce pas à cause des autopilotes que les avions s’écrasent ? Et c’est ainsi que le pilote perd la capacité de « fusionner » avec sa machine et de ressentir ses vibrations vitales. Il en résulte que plus nous perfectionnons technologiquement notre vie, plus les catastrophes mondiales et les épidémies s’abattent sur nous.

Dans la marine, il existe une loi non écrite : si un navire sombre, tous ont le droit de se sauver, sauf le capitaine. Celui-ci assume sciemment la punition de la justice divine supérieure. Cette punition (le karma) se manifeste ici non seulement par l’affaiblissement ou l’engourdissement des sensations, mais aussi par l’indifférence envers les autres, qui active un mécanisme encore plus subtil des causes karmiques.

Le progrès technique a renforcé et engendré les faiblesses sensorielles de l’être humain. Beaucoup de professions sont désormais résumées par la phrase : « Pas besoin de réfléchir ! », donc de ressentir. C’est la machine, le supérieur ou le commandant qui pense à votre place. Vous devenez alors un biandroïde, et c’est ainsi qu’apparaît une nouvelle forme de maladies karmiques : les MALADIES PROFESSIONNELLES. Qu’elles se répartissent selon les métiers ou qu’elles affectent la santé de l’homme, le karma du « travail » use les organes, les systèmes et les fonctions. Alors, le cri de l’âme devient compréhensible : « Je m’abrutis dans ce travail ! » Plus ce cri sera fort, moins il y aura de maladies professionnelles, car il exigera un changement de métier ou de profession. Mais il ne reste que quelques années avant la retraite, et l’ancienneté continue, et le titre de « vétéran du travail », etc. Combien de pièges sont tendus à l’homme pour qu’il reste esclave jusqu’à la fin de ses jours !

La médecine karmique recommande avec insistance à l’être humain souffrant de maladies professionnelles de changer de travail. Mais l’homme préfère intenter un procès à l’entreprise ou au gouvernement pour son état de santé dégradé, alors qu’il est lui-même responsable. Car tout travail devrait être une source de joie et d’amour. La réalisation créative de ses capacités élève spirituellement et rend l’homme unique, différent des autres. Le « biandroïde » transporte ses habitudes professionnelles, tant mécaniques que psychiques, dans tous les domaines de sa vie. La grisaille au travail engendre la pauvreté spirituelle à la maison, et dans la sphère publique, cela se traduit par une « masse populaire ». Même dans le secteur non productif, les problèmes spirituels liés à la profession ne manquent pas. Prenons l’exemple des militaires : non seulement au service, mais aussi chez eux et dans les lieux publics, ils restent cantonnés dans leur espace professionnel étroit, exprimé par des phrases toutes faites : « Oui, mon commandant ! » et « Aucune objection ! ». La dépendance sociale et matérielle garantie rétrécit encore davantage leur monde sensoriel, le réduisant à la logique de l’intérêt. Là où le champ des sensations se resserre et s’étouffe, le système immunitaire de l’homme s’affaiblit. Mais il s’affaiblit aussi par une sensibilité excessive – nous en reparlerons plus bas.

Le professionnalisme exige des compétences, non des habitudes. Une compétence cherche toujours de nouvelles méthodes et approches, ce qui demande une approche créative, tandis que l’habitude limite : « J’ai l’habitude ! », « C’est plus facile et plus simple comme ça. » Encore une fois, inutile de forcer vos pensées et vos sentiments. Les innovateurs et les inventeurs tombent moins souvent malades, car la mobilité de leurs sensations nourrit leur intérêt pour le travail et l’enrichit de nouvelles qualités.

Mais, sans doute, la conclusion la plus importante que je souhaite tirer concernant le développement du progrès scientifique et technique est qu’il a placé l’humanité sur une nouvelle spirale de développement sensoriel planétaire. La radio, la télévision, l’imprimerie, les communications par satellite ont permis à chaque habitant de la planète de voir, d’entendre et de ressentir le pouls de la vie, le pouls du temps, la respiration de la Terre. L’humanité doit désormais vivre non dans un monde étroit de relations interpersonnelles, mais comme un participant à tout ce qui se passe dans le monde.

Pas comme un de mes connaissances qui disait : « Il y a eu un tremblement de terre à Tachkent, et ma famille s’est disloquée à Moscou ! »

Le progrès technique et l’essor de l’information offrent à l’homme la possibilité de ressentir la vie de manière plus large dans l’espace et plus rapide dans le temps. Et Dieu nous teste sur notre perception sensorielle, sur la douleur ou la joie que nous éprouvons, sur notre capacité à compatir, à ne pas rester indifférents à ce qui se passe, à contribuer par notre action à la paix, à la créativité et à la santé des hommes sur Terre.

On peut poursuivre ce sujet par un autre langage, plus imagé et subtil, celui de l’astrologie. C’est de cela qu’il sera question dans le prochain chapitre.

RÉTRO, OU L’ASTROLOGIE DES SENTIMENTS

Sans doute, l’indicateur le plus beau de la programmation intuitive pour chaque personne se trouve dans son horoscope et s’exprime par le langage de l’astrologie. En lui résident le Mystère de l’Âme, les destins écrits par les étoiles, le programme d’action, les possibilités de chute, les voies de lutte et bien d’autres choses encore. La cosmogramme est la Loi Suprême de l’Univers et le Programme Divin de développement spirituel et intellectuel. Elle est première, elle contient le sens et le but de la vie, assignés par la Raison Suprême. C’est le moment de Vérité à l’échelle cosmique. Et l’être humain est cette particule cosmique qui, ayant accumulé des forces, doit fusionner avec l’Un, l’Éternel et l’Immuable. C’est l’Esprit qui s’éduque en l’homme au fil des épreuves de la vie.

C’est ce niveau de développement spirituel en l’homme que nous allons examiner dans la coupe astrologique de la cosmogramme. L’horoscope est la « grille des maisons » superposée à la cosmogramme. L’horoscope, c’est ce qui est écrit sur votre acte de naissance. Imaginez une araignée dont la toile aurait capturé une mouche. Elle s’agite, se débat, s’emmêle davantage, se colle et meurt dans des convulsions. Et l’araignée noire l’enveloppe dans son suaire. Ainsi en va-t-il de nous dans notre vie : nous nous précipitons vers l’aisance matérielle ou la pauvreté, vers des avantages immédiats ou des programmes avantageux à long terme. Ou bien nous tombons simplement dans le filet des lois, des interdits, des statuts : ceci est interdit, cela ne te concerne pas, ne fourre pas ton nez ici, tu es encore trop jeune pour le savoir ou tu n’en as tout simplement pas besoin, etc. Il en résulte que l’être humain vit sous ce filet qui lui est imposé, « sous cloche ». Ses mains et ses pieds sont liés, sa langue craint de trop parler, son nez hésite à s’aventurer. Il ne lui reste plus qu’à songer à survivre ou à tenir jusqu’à la retraite. Ainsi s’éteint-il peu à peu, s’éteint-il dans des maladies chroniques. Dans une telle vie, l’âme humaine ne s’épanouit pas, ne devient pas assez forte pour briser le filet qui l’emprisonne et s’en libérer.

C’est là que naissent de multiples programmes karmiques, d’abord reflétés dans la carte natale de l’être humain. L’être humain doté d’un esprit fort brise, rejette toutes les limitations de l’horoscope. Il vit selon la cosmogramme, mais l’intuition l’y aide. L’être humain doté d’un esprit fort n’a pas besoin de devins : il vit selon ce qui est bon et confortable pour son âme, non selon des plans matériels ou financiers, car ici l’âme tremble toujours avant d’obtenir une accalmie temporaire, et il se soumet à des sentiments d’intérêt. L’intérêt touche toujours la dimension intérieure de l’âme. Ce mouvement vers l’intérieur s’appelle « Rétro ».

L’astrologie est une science ancienne dans laquelle existait d’abord le concept de « planète rétrograde ». Une planète devient rétrograde lorsqu’elle se trouve en opposition au Soleil. Si nous disons que le Soleil est l’Esprit de l’être humain, ce par quoi il doit éclairer sa vie, apporter la lumière et la joie aux autres, alors la planète rétrograde indique le domaine d’activité dans lequel l’être humain ne s’est pas encore trouvé, n’a pas réalisé son potentiel ou a été un opposant, un contestataire envers l’extérieur pour son propre confort intérieur. C’est précisément dans les énergies de la planète rétrograde qu’il n’y a ni force spirituelle, ni expérience, ni étincelle créatrice. Le mouvement rétrograde d’une planète est un mouvement illusoire, trompeur, tout comme nous nous trompons souvent dans notre propre chemin de vie. C’est pourquoi la signification de la planète dans l’interprétation astrologique change, et on lui attribue les propriétés du caractère « vers l’intérieur » de la personnalité humaine.

Ainsi, « Rétro » est une indication pour que l’être humain cherche son destin à l’intérieur de lui-même, dans son âme, en se soumettant à l’intuition. J’espère que beaucoup de mes lecteurs possèdent déjà leur propre horoscope, et c’est pourquoi je souhaite aider ces personnes à mieux connaître leur programme cosmique à travers le mouvement rétrograde des planètes, où se cache le karma des incarnations passées. Ce karma est examiné dans la position fixe des planètes dans la carte natale au moment de votre naissance. Et la planète rétrograde est indiquée par la lettre « R ». Les planètes rétrogrades Mercure, Vénus et Mars dans votre cosmogramme indiquent un programme de relations interpersonnelles au sein de la famille, avec les proches, avec l’entourage avec lequel vous entretenez des contacts constants. Le Soleil et la Lune n’ont pas de valeur rétrograde. En revanche, la Lune possède des stations lunaires : nouvelle lune, premier quartier, pleine lune et dernier quartier, auxquelles j’attribue une valeur rétrograde de la Lune.

Ainsi, lorsque Mercure, Vénus ou Mars ont une valeur rétrograde, et que la Lune est en phase rétrograde, toute votre vie, l’éducation de vos sentiments se dérouleront à travers le programme familial et domestique. Et vous ne pourrez y échapper, même si vous entrez dans les ordres ou devenez yogi. Le programme « Rétro » choisi ou hérité pèsera sur vous jusqu’à ce que vous deveniez pour vos proches une « pâquerette divine ». Je n’ai encore rencontré aucune femme dont l’horoscope comportait Mars rétrograde qui ne se soit pas séparée de son mari. C’est comme un piège tendu par les hommes. Elle se laisse prendre par son attention accrue, ses soins, ses débordements sensuels, mais sans même avoir le temps d’évaluer ses propres sentiments, son attitude envers lui. Ce qui séduit, c’est ce qui manque tant aux femmes de la part des hommes : l’attention et les soins. Mais dès que l’homme obtient et maîtrise la femme, son intérêt pour elle disparaît aussitôt. Il se met à chercher une nouvelle « proie », et leur mariage se désagrège nerveusement. Cela continuera jusqu’à ce que la femme apprenne à comprendre et à gérer ses propres sentiments, à aimer sans se soumettre à l’influence massive externe que lui impose Mars rétrograde, écrit dans le destin de son clan.

Je ne cherche pas ici à rédiger un manuel d’astrologie, mon objectif est de vous révéler la loi générale et le principe de la rétrogradation planétaire pour un travail intuitif dans le domaine des sentiments. Le groupe suivant de planètes rétrogrades – Jupiter et Saturne – impose à l’être humain des exigences de développement intérieur pour s’accomplir dans la société (Jupiter), et pour comprendre les normes, les lois et les règles du tissu social (Saturne). La rétrogradation de ces planètes indique que l’être humain ne doit pas forcer le passage par des portes ouvertes pour sa réalisation sociale, mais y parvenir avec une préparation intérieure et une expérience spirituelle et créatrice acquise. Car le domaine social attire souvent à lui des personnes intéressées et avides de pouvoir, où, avec un minimum d’efforts spirituels, l’être humain obtient une satisfaction matérielle maximale.

Beaucoup de mes connaissances ayant Jupiter et Saturne rétrogrades disent que la vie publique et la participation à celle-ci ne les attirent ni ne les tentent. À tort, car ce sont précisément eux qui doivent développer en eux le sentiment de leur propre appartenance à ce qui se passe dans leur travail, leur ville, leur village ou leur pays. Leur mission est d’alerter, de mobiliser la société pour le bien commun. Mais s’ils ont des objectifs intéressés, ils entreront en conflit avec la société et ses lois.

Enfin, le troisième groupe de planètes lointaines et lourdes – Uranus, Neptune et Pluton – ont été découvertes relativement récemment, mais par leur puissance, elles relient chaque être humain aux problèmes de la civilisation terrestre. Elles incarnent tous les processus des relations interétatiques, religieuses, scientifiques, techniques et culturelles. Ces planètes influencent les processus subtils de l’organisme humain. Uranus est la conscience collective, Neptune est la psyché collective, Pluton est la volonté collective. La valeur rétrograde de ces planètes indique que l’être humain n’a pas encore vécu à l’échelle planétaire : il n’était qu’une partie d’un tout minuscule : la famille, le travail, la patrie. Il ne s’intéressait ni aux mécanismes subtils de la nature, ni au patrimoine culturel, ni à bien d’autres choses qui se produisaient dans ses vies passées sur la planète.

Certains aspects des planètes rétrogrades indiquent aussi un effet inverse : l’être humain a été fortement impliqué dans certains processus du monde civilisé, mais il n’en a pas saisi le sens, ne l’a pas évalué, ou en a été écrasé, ou les a utilisés à des fins intéressées. Toute planète rétrograde est un signal invitant à une recherche intuitive intérieure de ce que les étoiles destinent à l’être humain. Cette esquisse vous sera révélée par l’astrologue, après avoir nécessairement étudié vos mains. Si les planètes supérieures n’ont pas de valeur rétrograde, on peut considérer que cette personne est soit une « jeune âme », soit un Étalon de Civilisation. Bien sûr, cette valeur est conventionnelle. Chaque être humain nécessite une approche individuelle pour comprendre ses programmes karmiques et cosmiques. Et c’est là qu’intervient le diagnostic local, tracé sur les différentes parties de son corps.

L’étalon de la civilisation peut être qualifié de communauté mondiale d’êtres humains unis par un objectif et une mission communs. À l’heure actuelle, il s’agit de l’« Organisation des Nations Unies », de l’« Organisation mondiale de la Santé », de l’« UNESCO », du « Comité international olympique » et de centaines d’autres organisations mondiales et internationales dont l’activité vise à transformer les processus mondiaux vers la paix et l’harmonie. Les regroupements mondiaux rétrogrades et autres sont toujours agressifs. Sans développer son intuition, l’être humain doté de planètes rétrogrades supérieures sera entraîné dans les événements mondiaux de cataclysmes, dans les morts massives et les épidémies. Pourtant, cela attend chacun de ceux qui, même à l’échelle de leur propre pays, ne parviennent pas à faire le bon choix et à en tirer les conclusions. Nous n’allons même pas voter, restant indifférents et apathiques, et devenons ainsi les otages des maladies dans les zones d’épidémie. Telle est la loi immuable de la rétribution, appelée Karma. C’est comme avec la grippe. Une vague de grippe du groupe « A » est passée, ayant contaminé tous ceux qui ne vivent pas en famille dans l’unité de l’amour et du bien. Une autre vague de grippe du groupe « B » est passée — pour ceux qui profanent le principe divin en l’être humain ou dans la nature. Il ne s’agit là que d’une hypothèse imagée, mais je pense qu’elle n’est pas dénuée de fondement. Et un jour, nous obtiendrons une réponse scientifique précise à cela. Interrogez-vous : qu’est-ce qui vous préoccupe le plus dans la vie ? De qui ou de quoi recevez-vous des gifles dans votre existence ? La famille, le travail, le supérieur hiérarchique, les voisins, le parti ou le gouvernement ? Et vous comprendrez le karma de vos sentiments. Et alors, oubliez ne serait-ce qu’un instant le familier, relevez la tête et dirigez votre regard au plus profond de votre âme : alors, intuitivement, quelque chose de nouveau vous apparaîtra peut-être dans la compréhension de vos problèmes. Arrêtez de ruminer votre chagrin, et il deviendra du passé. Une lutte intérieure commencera, dont le résultat ne dépendra pas du fait que quelqu’un change à votre avantage, mais au contraire, vous devrez vous transformer vous-même. Et alors, tout autour de vous se déroulera comme vous le souhaitez, et vous comprendrez ce qu’est votre bonheur.

Le progrès scientifique et technique unit les êtres humains en un seul organisme pulsatile. Et si, dans cet organisme, il existe un trou béant d’égoïsme, de débauche sexuelle et de vulgarité, alors le SIDA prend un caractère non plus local, mais planétaire. La radio, la télévision, la presse et les médecins nous répètent jour après jour : ne menez pas une vie sexuelle désordonnée. Mais nous n’écoutons pas. Et ils sont devenus comme les enfants gâtés de la Bible selon Matthieu : « Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé ; nous avons chanté des complaintes, et vous n’avez pas pleuré. » « Et la sagesse a été justifiée par ses enfants. » Ici, ni les moyens contraceptifs, ni les seringues à usage unique, ni toute autre stérilité ne serviront à rien. Car c’est l’âme de l’être humain qui doit être stérile, lumineuse et pure. Et tant que nous en manquons, ce manque se reflétera dans le « syndrome de déficience immunitaire ». Quant à l’utilisation militaire et technique de l’atome d’uranium et de plutonium. En astrologie, Uranus est le symbole de la conscience collective, et Pluton, de la volonté collective orientée vers la création. Rien n’existe dans la société, il n’y a que chaos, anarchie, opposition, déchaînement de la criminalité, etc. C’est pourquoi explosent les centrales et les dépôts militaires, la radioactivité se déverse dans les rivières, les champs et les mers, et là, elle trouve ceux qui ne sont organisés ni extérieurement, ni intérieurement.

Dans le thème natal d’un être humain, il existe d’autres indicateurs qui inclinent vers une tension sensuelle, mais cela relève d’un autre sujet de discussion. Et c’est pourquoi, pour conclure, je voudrais dire : que la rétrogradation nous concerne tous davantage, afin que l’âme s’accomplisse par sa vocation. Et l’intuition, libérée des illusions, accepte le monde tel qu’il est, et l’être humain trouve dans la vie sa place unique. Dans ton âme réside ton destin. Et puisse votre thème natal vous aider à voir plus tôt les programmes — sur quoi l’âme doit travailler jour et nuit, et jour et nuit. Finalement, la rétrogradation doit susciter en l’être humain une impulsion intérieure vers le service.

LE JUGEMENT DES SENTIMENTS Chaque jour, nous devons communiquer. Chaque jour, nous jugeons et condamnons une multitude de personnes, de problèmes et d’événements. Qu’est-ce qui nous anime ? Ce qui nous manque plutôt que ce qui nous insatisfait, car à la moindre information, nous laissons nos sentiments s’élever. En introduisant le terme de « jugement des sentiments », je l’analyse sous l’angle de la médecine karmique, bien que, comme le souligne à juste titre V.M. Bekhterev, « cette sphère d’interactions externes et internes relève du domaine de la psychologie subjective. Pourtant, l’évaluation de ces phénomènes subjectifs constitue un phénomène tout à fait objectif ». Ainsi, le « jugement des sentiments » représente des processus psychologiques et physiologiques objectifs, existants et interdépendants. Il nous reste donc à examiner les mécanismes spirituels qui déclenchent ces processus, afin de comprendre les causes des diverses maladies au niveau psychosomatique. Pour toucher à l’essence même des sentiments et à leurs mécanismes spirituels, la Bible nous y aide, car il est dit : « Ne jugez pas, afin de ne pas être jugés » ou encore « Vous serez jugés selon vos actes », etc. Quel motif donnons-nous aux autres pour qu’ils nous condamnent ? Chacun à sa manière, mais on peut aussi ne pas en donner, chacun évalue depuis sa propre « tour », matérielle, idéologique, religieuse, morale, ou encore par envie, intérêt, etc. On ne peut plaire à tout le monde, mais ce n’est pas nécessaire, car tôt ou tard, on se retrouvera soi-même sous le feu des jugements et il faudra se défendre. La parabole biblique enseigne : « Ne reprends pas le moqueur, de peur qu’il ne te haïsse ; reprends le sage, et il t’aimera ». Le jugement des sentiments commence lorsque l’être humain est insatisfait, lorsqu’il cherche à en tirer un avantage pour lui-même. À l’intérieur de l’organisme, quelque chose se met en mouvement, les énergies s’activent, que nous pourrions qualifier de « sympathiques », et tout cela se met à vibrer et à trembler, épuisant les forces de l’organisme. L’état spirituel de l’être qui juge ne peut être qualifié de calme et bienveillant ; c’est une propriété de la réflexion. Si l’être humain juge, une pathologie survient nécessairement dans son organisme, ses organes, ses systèmes et ses fonctions, que l’on peut exprimer par des termes comme : spasmes, paralysies, coliques, douleurs, convulsions. Les convulsions sont la manifestation d’une protestation interne, qu’elle soit cachée ou évidente. Contre quoi l’être humain proteste-t-il ? Avec quoi n’est-il pas d’accord ? Sur quels motifs repose sa protestation ? Qui blesse-t-il et paralyse-t-il par ses paroles, en affectant la conscience des autres ? Tout cela, nous pouvons l’éclaircir à l’aide de la médecine karmique. Les convulsions semblent être guidées par des fils invisibles du monde subtil, raison pour laquelle la médecine les qualifie de contractions musculaires involontaires. Tu juges les autres, mais regarde-toi : toi aussi, tu es secoué de l’intérieur. Les convulsions et les spasmes peuvent être prolongés ou brefs, ils traversent tout le corps ou se localisent sur certains organes. Parmi les causes de leur apparition, les médecins citent les processus inflammatoires ou l’hyperexcitabilité du système nerveux. Mais n’allumons-nous pas nous-mêmes nos sentiments, n’excitons-nous pas notre propre système nerveux en jugeant les autres ? Ainsi, selon la loi du Karma, la loi de la rétribution, c’est à nous-mêmes que les maladies sont rendues, mais c’est déjà le jugement de Dieu. Et alors, la phrase « Ne juge pas, afin de ne pas être jugé » prend tout son sens. Le jugement de Dieu ne se déroule pas seulement dans les cieux, mais aussi sur terre — dans notre propre corps. Même une simple liste des maladies liées à la nature des sentiments révèle toute la palette des passions humaines. La maladie, comme le malheur, n’arrive jamais seule, c’est pourquoi l’analyse de chaque maladie exige différentes approches et la combinaison de divers symptômes pour un diagnostic karmique. Nous aborderons cela dans les prochains livres. Voici un exemple simple. Les vomissements — au niveau psychosomatique, il s’agit de spasmes et de convulsions des muscles. Et sur le plan spirituel ? En condamnant quelqu’un ou quelque chose, ne disons-nous pas avec irritation et haine : « Cela me donne la nausée » ? Peu avant d’écrire ces lignes, j’ai dû assister à un mariage où la mariée était mécontente d’un des invités. Extérieurement, elle ne le montrait pas et se retenait, mais une fois les invités partis, elle a été prise de violents et douloureux vomissements. Voici le dénouement douloureux d’une fête de l’âme. Plus on juge avec force et plus on endure longtemps, plus les processus psychosomatiques dans l’organisme seront douloureux.

Ainsi, nous avons compris que le jugement des sentiments est une disharmonie intérieure de nos sentiments et de nos pensées. Dans la symbolique énergétique astrologique, cette qualité traverse le signe du Zodiaque Balance. C’est ici que se localisent les reins, et leur maladie nous montre une personne déséquilibrée, critique envers ceux dont les énergies ne connaissent pas une paix stable. Nos sentiments jugés s’expriment surtout par nos sympathies et antipathies au sein de la famille, puis au travail. Chez les retraités, cela tourne autour de la pension et de la politique, et chez les enfants, autour de la famille et de l’école. On ne peut apaiser les sentiments qu’en changeant de conscience ou en s’éloignant du problème encombrant. C’est ainsi que nous pouvons radicalement briser la maladie, et la médecine karmique ajoute : TOUTE. Si une personne se juge constamment, s’adonne à une forme de cannibalisme psychologique, cela se voit immédiatement à ses ongles rongés. C’est un indicateur à la fois d’insatisfaction intérieure dans la vie et de frustration émotionnelle. C’est une faiblesse spirituelle, énergétique, physique et immunitaire. On dit à juste titre que le jugement de soi n’est pas un jugement, car on tranche toujours en sa propre faveur. C’est pourquoi écoute ce que l’on dit de toi et tire des conclusions, mais sans ressentiment. On remarque que si une personne est jugée dans son dos de manière malveillante, ses oreilles ou ses joues se mettent à « brûler ». Lave-toi le visage à l’eau froide ou prends une douche, et cette mauvaise influence ne te fera pas de mal. Arrête de « laver le linge sale » des autres, sinon tes os deviendront fragiles et vulnérables aux fractures. On sait que dans les os se produit l’un des composants de la défense immunitaire. Ainsi, en lavant les os des autres, nous affaiblissons nos propres mécanismes de protection. Si tes sentiments et tes pensées tremblent à l’égard d’un proche ou d’un parent éloigné, un jour, lorsque tu seras obligé d’aller lui rendre visite, tu trébucheras sur une surface plane, tomberas et te casseras la jambe. Les fils invisibles agissent avec une précision karmique, nous arrêtant pour que nous restions allongés et réfléchissions à la raison de cette « blessure domestique ». Et si une personne se rend au travail et se casse la jambe en chemin, c’est un signe karmique qu’elle n’aime pas son travail et qu’elle a jugé tous ses collègues et supérieurs. Pourtant, l’entreprise lui paie même son arrêt maladie. Paradoxe ! En évoquant ces faits, je ne cite pas un cas isolé, mais ce qui se produit fréquemment, ce qui nous arrive chaque jour, mais à chacun son heure. Et si l’on note l’heure exacte du malheur et que l’on analyse l’événement astrologiquement, l’horoscope indiquera précisément sa cause. C’est pourquoi les prévisions astrologiques indiquent à chaque signe du Zodiaque quel moment de la journée et pour quels organes est le plus vulnérable. Bien sûr, tous les gens ne sont pas concernés par l’avertissement d’un signe spécifique. Tout dépendra de la pureté spirituelle de tes sentiments et de tes pensées, alors garde-les purs. L’effet inverse se produit chez une personne qui ne juge pas, mais réfléchit calmement et posément, attirant vers elle les rayons de différentes connaissances et représentations sur ce sujet de dispute ou de réflexion. Oui, c’est dans la dispute que naît la vérité, mais dans une dispute intelligente, lorsque les pensées et les sentiments sont orientés vers l’éclaircissement des causes, elles perturbent l’harmonie cosmique divine. Et si tu juges ou condamnes une personne, fais-le calmement, en essayant de comprendre pour toi-même et de convaincre les autres comment et pourquoi ce sujet est né. Pourquoi il te touche et t’affecte. Et si ce sujet a déjà touché tes sentiments, trouve la force et le moyen de ne pas les secouer ou les agiter, mais de transmettre à travers eux de l’intérêt et de la beauté. Sinon, tes sentiments, tels des cercles et des vagues, auront un effet destructeur. Dans une eau calme se reflètent les étoiles, mais si elle s’agite, elle trouble la vue, les contours deviennent flous, et il nous faut longtemps pour ajuster nos sentiments afin de comprendre de quoi il s’agit, de quoi parle la conversation. Ainsi, une personne réfléchie est toujours sereine, et de ce fait, elle devient plus sage, et sa santé est moins souvent altérée. Pour résumer ce qui a été écrit, nous pouvons dire que les maladies sont le jugement de Dieu sur les sentiments, car ceux-ci se sont échangés contre de l’égoïsme et de la convoitise, car ils tremblent pour l’intérêt, la jalousie et la colère, incapables de comprendre et de réfléchir. Le jugement des sentiments est un verdict porté contre ton corps. Le temple commence à se détruire, et on ouvre un dossier médical, puis apparaît l’historique de la maladie. Et le malade juge encore plus les autres à cause de sa maladie. Celui qui ne se maîtrise pas ne peut guider personne. Et ainsi tourne éternellement la roue des causes et des conséquences — la roue du Karma.

PATHOLOGIE DU SENTIMENT
«La pathologie (selon la définition du dictionnaire) est la science médicale qui étudie les causes, les lois du développement, l’évolution et les résultats des maladies. Elle peut être générale ou particulière et se divise en anatomie pathologique et physiologie pathologique.» Les médecins décrivent les bases structurelles des processus pathologiques généraux et des maladies à différents niveaux : organique, tissulaire, cellulaire, subcellulaire et moléculaire. Ici, les progrès de la médecine sont indéniables. Depuis le XVIe siècle, les médecins ont commencé à accumuler des données en anatomie pathologique des maladies, obtenues lors d’autopsies. Ainsi, les succès existent, les causes biologiques sont comprises, mais les maladies restent implacables. C’est précisément à ce stade que la médecine karmique propose une nouvelle approche des causes des maladies : l’approche karmique. Avant qu’un organe ne tombe malade, qu’un système ou une fonction ne perturbe son fonctionnement, des conditions préalables doivent d’abord se créer sur le plan spirituel de l’être humain. Et la médecine karmique appelle ces conditions préalables « la pathologie du sentiment ». Ou encore, on peut l’exprimer ainsi : tout processus pathologique commence d’abord par une pathologie spirituelle du sentiment.

Nous avons déjà établi que les sentiments et l’intuition constituent la base spirituelle de la santé, pour maintenir l’organisme en état normal, en tonus, en pureté et en force. Maintenant, examinons comment et sur quoi ils se forment, analysons les mécanismes qui engagent l’être humain dans l’action, afin de voir comment ils fonctionnent — pour le bien ou pour la destruction de l’organisme. Dans la section « Le tribunal des sentiments », nous avons partiellement abordé ces mécanismes. Il est maintenant temps d’examiner le problème dans son ensemble.

De nos jours, en réalité, l’intuition apparaît dans une large mesure comme un instinct, comme l’une des formes d’adaptation aux conditions de vie. Au niveau inférieur, l’instinct fonctionne comme un sentiment inconscient, une sensation, une pulsion. En effet, ne nous adaptons-nous pas constamment, dans notre vie, à ses conditions et à ses besoins ? Et selon ce dont l’être humain a besoin dans la vie, ce vers quoi il est attiré, ce qu’il cherche à obtenir, ce qui lui manque, tout cela influencera le caractère de son comportement situationnel. La majorité des gens ne font que s’installer dans la vie, et lorsqu’un malaise intérieur survient, ils deviennent des protestataires. Les formes de protestation peuvent être variées, mais plus l’être humain est spirituellement faible, plus sa protestation s’exprime par une pathologie du sentiment. Et alors, les maladies, les difformités physiques, vestimentaires et mentales révèlent clairement son infériorité spirituelle.

Contre quoi notre âme proteste-t-elle en générant une pathologie du sentiment ? Tout d’abord — la protestation familiale et domestique, puis — la protestation sociale, et enfin — la protestation religieuse. Chaque protestation peut être active ou passive. Examinons-les brièvement.

La pathologie familiale et domestique, sous sa forme active, frappe particulièrement fort les sentiments. Les cris, les jurons, les bagarres, les crises d’hystérie, la vengeance sanglante, etc. Les pathologies spirituelles donnent lieu à une multitude de maladies évidentes. Car la forme active est toujours ouverte, les maladies sont clairement exprimées, facilement diagnostiquées, les syndromes sont toujours visibles. Allergies, asthme, psoriasis, fractures, brûlures, etc. Le cœur, le bas du dos, la tête, les torsions dues aux coliques abdominales — tout cela indique une pathologie du sentiment ouverte et flagrante. De plus, ces maladies se manifestent constamment, alternant entre phases d’exacerbation et de rémission. L’estomac, le cœur, les poumons, le foie, les reins — tous les organes humains sont sujets aux rythmes de poussée. Et sommes-nous constants dans nos sentiments ? L’irritabilité et la fatigue accrue, l’épuisement psychique et physique — tout cela annonce l’asthénie, qui, comme on le sait, est l’un des syndromes les plus répandus dans diverses maladies.

Chaque signe du zodiaque décrit certains de nos organes, systèmes et fonctions. Et alors, il devient clair pourquoi chaque année, le 24 juillet, lorsque le Soleil entre dans le signe zodiacal du Lion, il y a une augmentation massive des maladies cardiovasculaires. Le Soleil active un point problématique et une zone de votre organisme. Ce jour-là, tous les hôpitaux, toutes les interventions des services d’urgence fonctionnent uniquement pour les cardiaques. En connaissant ces cycles et ces rythmes, il est possible de préparer à l’avance les hôpitaux, les dispensaires, les médicaments et les équipements. On peut également anticiper la prévention pour ce groupe à risque. Et chaque mois, lorsque le Soleil entre dans un nouveau signe du zodiaque, il met en lumière nos zones problématiques, et si l’ordre n’y est pas, il accentue sa force sur un point réel de l’organisme.

Ainsi, les maladies liées à la forme active de la pathologie du sentiment suivent un cycle rythmique, tandis que dans les formes chroniques, ces cycles se resserrent et prennent un caractère situationnel. Moins les problèmes spirituels sont résolus, plus le corps souffre de maladies. Et l’instinct animal de survie et de domination retire l’être humain de la vie à travers de fortes douleurs physiques et des souffrances psychiques insupportables.

Dans la forme passive de la protestation familiale et domestique, les maladies évoluent en mode constant. Ces maladies prennent une forme chronique qui ne se prête pas au traitement. Et la seule approche possible consiste en une influence forcée sur les sentiments et l’esprit. « On chasse le clou par le clou. » La protestation passive des sentiments inclut les alcooliques, les toxicomanes, les fumeurs. Les alcooliques et les toxicomanes sont des êtres spirituellement, et même psychiquement, faibles. L’alcool et les drogues, ainsi que la toxicomanie, représentent une possibilité de « se dissoudre », de devenir invisible, de se replier sur soi. Plus ces personnes ressentent une pression extérieure, plus elles recourent souvent aux substances. Très rapidement, cela devient une habitude et prend la forme d’une maladie chronique. Nous traitons ces personnes, nous les codons par diverses méthodes, mais en vain. Ils n’ont pas appris à voir la vie sobrement et clairement, ils n’y voient pas d’avenir radieux, et c’est pourquoi ils se réfugient silencieusement dans la coquille de leurs sentiments.

On observe que lorsque l’être humain commence, de manière autonome ou sous la pression, à changer ses habitudes et ses principes, il éprouve un état de malaise intérieur. En médecine, cet état douloureux est appelé abstinence. Il s’agit des habitudes qui ont engendré une dépendance. Lors de l’abstinence, l’état de santé est extrêmement mauvais et peut durer plusieurs mois. Cet état et ces douleurs apparaissent chez ceux qui ne savent pas comment occuper le temps libéré de leurs mauvaises habitudes. L’être humain a miné sa santé, il a creusé un canal entier qui s’est révélé inutile. Personne n’a laissé couler l’eau bienfaisante. Et combien de temps cela a-t-il pris ? La médecine karmique affirme que lors de l’abstinence, c’est le temps perdu qui fait mal. Pourtant, pendant l’abstinence, il y a purification de l’organisme : élimination des toxines, des poisons et autres impuretés. À ce moment-là, des points blancs apparaissent sous les ongles de la personne, signe positif indiquant que le métabolisme s’améliore, que l’équilibre acido-basique se déplace vers l’alcalinité. Cela ouvre à l’être humain de nouvelles possibilités de croissance spirituelle.

La pathologie familiale et domestique, sociale et religieuse du sentiment engage l’être humain dans la vie. C’est ce monde de contacts, de communications et d’affirmation de soi, sans lequel aucun être humain ne peut se passer. Nous aborderons la pathologie sociale et religieuse du sentiment une autre fois. Pour l’instant, examinons un autre type de pathologie, qui semble indépendant du milieu social, et que nous appellerons la pathologie de l’âme.

La pathologie de l’âme se forme à partir des désirs individuels de l’être humain. C’est son affaire personnelle, ce qu’il souhaite faire, comment satisfaire ses besoins et ses désirs. La pathologie de l’âme englobe tout ce vers quoi est dirigée l’énergie des sentiments. Il est évident que les sentiments peuvent et doivent être orientés vers le bien de son âme. Mais comment distinguer ce qui est bénéfique ? En parlant de pathologie de l’âme, nous évoquons le fait que les sentiments se concentrent et se fixent sur la chair et l’égoïsme. Les types de pathologie du sentiment ont le plus souvent une orientation étroite. On peut dire que chaque sentiment parle sa propre langue. Et alors, les autres sentiments ne l’entendent pas et ne le comprennent pas, comme nous ne pouvons pas comprendre ce qu’un étranger nous dit. Et si nous ne parvenons pas à comprendre nos propres sentiments, comment pourrions-nous comprendre une autre personne ?

La pathologie des sentiments unipolaires rassemble les gens en meutes. C’est ainsi qu’apparaissent les minorités sexuelles, les clans de toxicomanes, les groupes d’alcooliques, les clubs de buveurs de bière et d’autres amateurs de nourriture, les protestataires sociaux — les nudistes, etc. De plus, ils exigent encore de la société le droit de pratiquer ce que leur corps désire. Les personnes qui vivent ainsi sont des êtres malades. Elles recherchent des plaisirs charnels, dont le sommet est l’ivresse, l’extase et le bonheur. Mais en réalité, tout cela n’est que misère. Nous voyons cette misère dans l’art, dans le sport, dans la politique, dans la musique. L’âme humaine doit changer et s’améliorer.

Et si cela n’existe pas, il commence alors à modifier son apparence, à recourir à la chirurgie esthétique, à changer de sexe, à allonger sa taille, etc. Ainsi naissent des complexes d’infériorité qui engendrent des maladies spirituelles et corporelles. La pauvreté se voit aussi bien dans la richesse que dans la gloire, pour lesquelles l’homme vit. Souvenons-nous que l’Empire romain a péri par le luxe, et que Sodome et Gomorrhe furent détruites par le « feu céleste » à cause de leur débauche et de leurs vices contre nature. De même, l’individu qui vit dans l’abîme de son ego, dans l’agressivité spirituelle, tombera malade et souffrira à cause de la pathologie de ses sentiments. Comprendre et arrêter en soi les processus de pathologie spirituelle est très difficile. Cela peut parfois prendre plusieurs vies. Qui peut dire qu’il n’est pas pécheur ? — demandait Jésus-Christ. Pour cela, il faut devenir saint en se repentant de tous ses péchés. Il faut apprendre à se comprendre et à se sentir partie intégrante de cette belle éternité, soumise non pas à la raison, mais à la Raison, la Sixième Sensibilité. Pour libérer ses sentiments, pour en révéler les capacités divines, l’Église propose de le faire par le repentir. Voici un bref extrait de la confession, prononcé lors du sacrement de pénitence :
« …j’ai péché : par mes actes, mes paroles, mes pensées, ma vue, mon ouïe, mon odorat, mon goût, mon toucher et par d’autres sentiments, tant spirituels que corporels, et je m’en repens et je vous en demande pardon. »

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