ОЛЕКСІЙ АГАФОНОВ
PRONOSTIQUE ASTROLOGIQUE
THÉORIE
I. Le monde d’Uranie
Moscou, 2007
Table des matières
Introduction 6
1. L’alphabet astrologique et le système des gouverneurs 14
1. Douze principes de l’alphabet astrologique 14
2. Compléments possibles à l’alphabet astrologique 18
3. Le système des gouverneurs 19
II. Hiérarchie des méthodes. 2. Méthodes pronostiques et trois plans de l’Être 25
3. La germination du « grain » de motivation en « arbre » d’événement 38
4. Le système des maisons 43
5. Notations 44
6. Radix et carte de relocalisation 45
7. Exemple d’interaction des trois plans 47
III. Formules 62
1. Formules 62
IV. Transits 74
1. Règles principales 74
2. Tableau de B. Brady 77
3. Force et caractère des aspects transitifs 79
4. Boucles planétaires 83
5. Cycles transitifs 85
Tableau des tâches par âge et des cycles transitifs 87
6. Effets des transits 117
1. Aspects planétaires avec les angles dans les directions et les progressions 120
VI. Progressions 135
1. Lune progressée 135
2. Phases de la Lune progressée 136
3. Passage de la Lune progressée à travers les signes 137
4. Passage de la Lune progressée à travers les maisons 139
5. Soleil progressé 142
6. Mouvements progressifs dans les progressions 143
8. Aspects natals des planètes lentes devenant exacts dans les progressions 143
9. Aspects vers les axes cardinaux et les cuspides 143
10. Aspects des cuspides progressées 144
11. Interprétation des aspects dans les progressions 144
1. 147
13. L’aiguille du destin horaire : MC directionnel 148
14. MC progressé dans les cartes des États-Unis, de l’URSS, de la Grande-Bretagne et de l’Allemagne 155
VII. Firdaries 166
1. Essence de la méthode 166
2. Interprétation des firdaries 169
3. Périodes planétaires dans les révolutions solaires 175
4. Tableau récapitulatif des grands et petits firdaries pour une naissance diurne 176
5. Tableau récapitulatif pour une naissance nocturne (d’après R. Zoller) 182
6. Exemples 185
VIII. Profections « 1 signe = 1 an » dans le système égal des maisons 199
~~~
IX. Progressions proportionnelles 201
1. Progressions des premières années de vie 202
2. Quatre « grains » des progressions 205
X. Miroirs du temps. Développement du système des directions symboliques de Ch. Carter 231
XI. Méthodologie pronostique en action : opposition URSS et Allemagne, Staline et Hitler dans la Seconde Guerre mondiale 258
XII. Utilisation des méthodes pronostiques en rectification 276
1. Rectification du thème de Staline 276
2. Rectification du thème d’Hitler 289
3. Rectification du thème d’A.S. Pouchkine 304
4. Rectification du thème d’A.K.S.
Cette œuvre est le fruit de la pratique. Elle contient de nombreux exemples. Il est souhaitable que le lecteur fasse preuve de patience et examine les thèmes présentés. Dans les manuels d’échecs, l’analyse des parties est essentielle. La Vie ne mérite-t-elle pas d’être enregistrée et étudiée dans tous les détails accessibles ?
Ce livre était initialement conçu comme un manuel (suite à mon cours par correspondance d’astrologie), mais il a progressivement dépassé ces limites. J’espère donc qu’il intéressera non seulement les astrologues débutants. L’ouvrage se compose de deux parties. La première partie décrit diverses techniques pronostiques : les progressions, directions et transits bien connus, ainsi que les firdaries moins répandus. Pour la première fois, de nombreux exemples de travail avec les firdaries sont présentés, comparables à un puissant projecteur éclairant un nœud du destin après l’autre, ou à une télécommande activant successivement les flux énergétiques majeurs du thème. Il est démontré que toutes ces techniques, y compris les thèmes de révolution solaire et les éclipses, sont des éléments d’un même système pronostique fondé sur les douze principes astrologiques.
Deux méthodes pronostiques relativement nouvelles, basées sur une approche systémique, y sont décrites. Tout d’abord, les progressions proportionnelles (développant l’idée d’A. Timachev sur les progressions anthropochroniques « 1 jour = 84 ans »), qui, selon moi, sont précieuses non seulement comme méthode pronostique, mais aussi comme outil d’analyse de plusieurs niveaux d’adaptation de la personnalité et de ses potentialités. Ensuite, le système des directions symboliques que j’ai nommé « Miroirs du temps ». Il développe les idées de Ch. Carter (voir son ouvrage *Directions symboliques dans l’astrologie moderne*, Moscou : Le monde d’Uranie, 2006), mais dans une perspective inattendue et très intéressante : il devient possible de découvrir des liens non évidents entre les événements, de retracer les échos des thèmes vitaux principaux (dans différents « orchestres » des techniques pronostiques), et de reconstituer une sorte de « partition du destin ».
La question de la description du thème comme système énergético-informationnel (et comme œuvre d’art) m’intéresse depuis plus d’un an. Pour une image complète de l’opposition URSS-Allemagne dans la Seconde Guerre mondiale, il aurait été pertinent d’inclure les thèmes de Roosevelt et Churchill, des États-Unis et de la Grande-Bretagne. Cela pourrait faire l’objet d’une future étude dédiée à Hitler, Pouchkine et Catherine II. Dans chaque cas, je m’efforce de décrire astrologiquement les tournants majeurs de la vie du natif.
La deuxième partie du livre est consacrée à une analyse astrologique détaillée de cas concrets. Globalement, elle confirme les lois générales, bien que certains exemples soient très inhabituels. Les indications astrologiques dans les firdaries, les arcs solaires, les progressions et les transits concernant les déménagements ou l’émigration, certains problèmes de santé, les gains ou pertes en affaires, l’obtention d’un emploi ou la naissance d’un enfant sont examinés. Une comparaison systématique des effets des techniques pronostiques dans le radix et la carte de relocalisation est menée. Des chapitres distincts sont consacrés à la prédiction du mariage, ainsi qu’à l’analyse des thèmes de révolution solaire pendant les années de mariage, de conception ou de naissance d’un enfant. Les méthodes de détermination du moment possible d’un événement à partir du solaire sont décrites. La prédiction des relations dans le mariage et d’autres formes de partenariat nécessite un travail sur la synastrie et l’analyse des thèmes des deux partenaires. Ces questions ne sont pas abordées dans ce livre.
La deuxième partie exigera du lecteur une grande patience et une concentration soutenue, mais j’espère qu’il en retirera une valeur précieuse en s’immergeant dans la pratique astrologique réelle. Dans l’ouvrage – un tiers du livre –, une collection d’exercices de pronostique astrologique est proposée. J’y présenterai des exemples avec des résultats déjà connus et décrirai en détail le déroulement des raisonnements astrologiques. Des matériaux sur l’astrologie des situations extrêmes, que j’espère développer dans une brochure séparée, ont également été rassemblés.
L’expérience montre que la prédiction est possible et apporte certains bénéfices, mais il existe un certain nombre de limites et de conditions préalables. Il est nécessaire de distinguer prédiction et pronostic. La prédiction est impérative et décrit dans ce cas le scénario le plus probable du développement des événements. Le pronostic, lui, est multivarié : il prend en compte les particularités individuelles du natif, ses perspectives sociales réelles et l’éventail de ses actions possibles. Je formule les résultats du pronostic avec prudence, en envisageant plusieurs options d’action et leurs résultats possibles (uniquement possibles !). Souvent, les techniques pronostiques révèlent une image contradictoire du futur possible, et la polysémie du symbolisme astrologique permet plusieurs scénarios simultanément. Dans de tels cas, j’insiste particulièrement sur l’importance du libre arbitre du natif. Je souligne que c’est la personne elle-même qui prend les décisions, et que le résultat dépend en grande partie de sa motivation, de son estime de soi, ainsi que d’autres qualités – par exemple, dans les affaires, les liens, l’information, la vision réaliste des choses, l’activité, la détermination, la persévérance, la diplomatie et la compétence jouent un rôle crucial.
J’évite les formulations « fatales » ou « menaçantes », mais je m’attache à souligner l’importance du libre arbitre et à éveiller l’optimisme. D’un autre côté, je ne promets pas l’impossible. Bien que l’intuition (une aide très « virtuelle ») soit difficile à éviter, j’essaie, dans la mesure du possible, d’analyser la situation avec bon sens et logique astrologique.
La réussite du pronostic dépend en grande partie de la synastrie entre l’astrologue et le natif. Cependant, l’astrologue n’est pas à l’abri des révisions et des erreurs (surtout s’il formule des pronostics de manière catégorique ou applique mécaniquement des règles apprises), même s’il connaît bien le natif et l’accompagne depuis plusieurs années. Par ailleurs, il n’est pas toujours possible de prévoir le rôle, dans la destinée individuelle, des changements imprévus dans les systèmes de niveau supérieur. Par exemple, des modifications au sein de l’entreprise où travaille le natif, ou dans les motivations de ses partenaires, peuvent introduire des corrections, parfois décisives. J’essaie de prendre en compte toutes les informations disponibles – examiner les thèmes de l’entreprise, des partenaires, des supérieurs du natif, à la fois individuellement et en synastrie avec son thème. Mais il est impossible de tout prévoir.
De plus, la préparation du natif à un tournant important de sa vie, sa maturité psychologique (ou son « budget karmique ») sont nécessaires.Qui parmi les astrologues praticiens n’a jamais entendu la question : « Quand vais-je me marier ? » Ou encore : « Je travaille comme un forçat, mais sans résultat. Quand verrai-je la lumière au bout du tunnel ? » Ou bien : « J’ai l’impression d’être un ange et de ne pas mériter le traitement que mon partenaire me réserve. Dois-je prendre une décision ? » Parfois, l’astrologie peut répondre à ces questions (avec une certaine probabilité). Parfois, il semble que les changements souhaités tardent à venir. Que faire dans ce cas ? Dans une large mesure, cela relève de la psychologie. Si la carte révèle des problèmes psychologiques, je les signale avec tact et conseille de consulter un spécialiste. Une consultation avec un psychothérapeute peut modifier profondément les motivations du natif, rehausser son estime de soi et influencer favorablement le cours des événements. Et si vous êtes à la fois astrologue et psychologue professionnel (ce qui est fréquent aux États-Unis), c’est encore mieux.
L’astrologie prédictive est un art en constante évolution. J’essaie de me tenir informé de toutes les recherches et publications, et d’appliquer, dans la mesure du possible, les méthodes ___________nouvelles (et les anciennes, tombées dans l’oubli) dans ma pratique. La carte ne donne pas toujours une réponse univoque, et je ne la « cache » pas lors des consultations. Chaque carte est unique : elle décrit une individualité sans équivalent, avec ses réactions parfois paradoxales face aux défis de la vie.
Aujourd’hui, je me sens encore élève, et même davantage qu’au début de ma carrière astrologique. Sans les méthodes anciennes d’interprétation des cartes, il est indispensable d’étudier l’astrologie antique et médiévale dans toute l’étendue accessible, et de vérifier la pertinence de ses méthodes sur le terrain. Dans l’analyse des cartes de révolution solaire et des éclipses, il est également utile de s’appuyer sur l’expérience de la tradition. Récemment, un ouvrage précieux a vu le jour, qui redonne vie à une ancienne méthode d’interprétation des cartes de révolution solaire : « Livre sur la révolution solaire » d’I. Timochenko (Novossibirsk, 2006). Il est évident que cette méthode peut s’appliquer aussi bien aux synastrie qu’à d’autres cas de superposition de deux cartes (y compris dans l’analyse des progressions). L’auteur applique systématiquement la formule suivante : « Le dispositeur de la planète indique la cause de son action, la position de la planète montre l’action elle-même, et la maison qu’elle gouverne révèle les conséquences. »
L’analyse des transits est abordée dans l’ouvrage de R. Hooke « Astrologie : calculs simples et prédictions précises » (Moscou : Conex-M, 2004). L’auteur y examine les effets de l’ashtakavarga dans le zodiaque sidéral. J’utilise cette approche comme complémentaire. En général, l’astrologie indienne suscite chez moi un intérêt croissant (bien que je ne m’y réfère pas dans cet ouvrage).
Il y a toujours matière à apprendre et à explorer, et ce livre est en quelque sorte un journal de laboratoire ou un carnet de voyage dont l’itinéraire est loin d’être achevé.
Je remercie toutes les personnes dignes dont les cartes sont présentées dans ce livre. Les cartes ont été rectifiées à l’aide des transits, des arcs solaires et des révolutions solaires, en tenant compte des événements les plus importants. Parfois, les données de naissance ne sont pas indiquées pour préserver la confidentialité.
Je tiens à exprimer ma profonde gratitude à K. Dilanian, mon premier mentor. C’est elle qui a attiré mon attention sur l’importance des firdars et m’a encouragé, ainsi que ses autres élèves, à identifier les indications principales dans les techniques prédictives.
Pour moi, la rencontre avec le système de S. Chestopalov et ses formules astrologiques relatives aux événements, aux professions, aux maladies et au caractère s’est révélée d’une importance capitale. Il s’agit d’un trésor inestimable de l’astrologie nationale et mondiale.
Je suis reconnaissant à V.V.G. de m’avoir fait découvrir (comme à beaucoup d’autres) une approche systémique de l’astrologie, et d’avoir souligné la complexité réelle et la polysémie du symbolisme astrologique, y compris dans les méthodes prédictives.
Je garde un souvenir chaleureux de mes échanges avec K. Arev, chevalier de l’astrologie uranienne, qui m’a aidé à faire mes premiers pas dans ce domaine.
Les méthodes de l’école hambourgeoise d’astrologie ne sont utilisées dans ce livre que de manière épisodique.
Je remercie V. Tichtchenko, un passionné et un romantique de l’astrologie. Son soutien amical a grandement contribué à la réalisation de ce livre.
Un remerciement particulier va à l’équipe de « Svit Uraniï », dont l’aide morale, intellectuelle et émotionnelle est inestimable.
Je tiens à exprimer toute ma gratitude à E.V. Golenkova pour la réalisation des tableaux et des illustrations.
Je suis ouvert à toute critique constructive. Il est naturel que tout ne paraisse pas indiscutable dans ce livre. J’espère cependant qu’il servira de bon guide en astrologie prédictive. Pour toute suggestion ou remarque, je vous prie de les adresser à l’adresse suivante : agafonov@urania.ru.
L’astrologue passe d’innombrables heures penché sur l’horoscope, cherchant à percer les mystères du destin humain. Dans ce livre, le voile n’est que légèrement soulevé. Le destin est montré en action. Mais ses origines deviennent peu à peu plus claires. Chaque jour, l’astrologue s’en approche, comme jadis les explorateurs se rapprochaient des sources du Nil. Ce voyage est à la fois un retour vers le passé, vers les traditions astrologiques, et une avancée vers l’avenir, vers l’édifice majestueux de l’astrologie, bâti sur des fondations anciennes et tourné vers les étoiles.
1. Alphabet astrologique et système de gouvernement
1. Les douze principes de l’alphabet astrologique dans l’interprétation de la carte, la prévision et la rectification
Nous examinons ici l’interaction des douze principes astrologiques qui constituent l’alphabet astrologique. Il unit les signes, les planètes et les maisons. Le premier principe correspond au Bélier, à Mars et à la 1re maison ; le deuxième principe correspond au Taureau, à Vénus et à la 2e maison, et ainsi de suite.
L’alphabet astrologique peut être utile dans les cas suivants :
1) Pour se faire une idée globale du thème. Par exemple, si vous observez un Mars fort (nombreux aspects, proche de l’Ascendant ou du Milieu du Ciel) et une 10e maison forte, en combinant les valeurs des 1er et 10e principes, on peut saisir la tonalité générale du thème : une réalisation active dans la société, éventuellement une carrière militaire.
2) Dans l’interprétation des aspects, qu’ils soient entre planètes ou entre une planète et un point cardinal. Par exemple, le Soleil en Bélier en 1re maison forme un carré à Saturne en Capricorne en 10e maison. On obtient ainsi une combinaison de principes : 1 (deux fois), V et X (trois fois). Initiative créative personnelle dans la carrière, ambitions.
3) Dans les formules astrologiques de l’astrologie professionnelle et prédictive, notamment en astromédecine, où dans les formules de maladies, les signes, les maisons et les planètes peuvent souvent se substituer les uns aux autres*.
4) En astrologie de la compatibilité et dans l’interprétation des facteurs héréditaires.
Il va de soi que l’alphabet astrologique ne couvre pas toutes les significations des maisons ou des planètes. Mais il est précieux sur le plan pratique dans les cas où il faut s’orienter rapidement, dégager l’essentiel ou trouver un dénominateur commun entre des indicateurs qui semblent, à première vue, sans lien entre eux.
1. Bélier. Mars. L’individualité en action. Énergie vitale. Initiative. Indépendance et autonomie. Conscience de soi**. Lieux liés au feu, à la lutte.
11. Taureau. Vénus. Stabilité matérielle. Persévérance et endurance. Ressources, argent (liquide, de poche), valeurs. Sensualité. Talents. Beauté du monde matériel et désir de possession. Nature esthétiquement aménagée, vergers, restaurants haut de gamme.
III. Gémeaux. Mercure. Structure de l’esprit. Apprentissage. Toutes les formes d’échange d’informations : communication, médiation, commerce. Proches parents, à l’exclusion des parents, enfants et conjoint. Rencontres. Voyages de courte durée. Routes et transports de toute nature.
IV. Cancer. Lune. Inconscient. Mémoire. Protection et préservation. Fin et début d’une affaire. Maison, famille, parents, immobilier. Peuple. Lieux liés à la famille, à la tradition, à l’alimentation. Lieux près de l’eau.
V. Lion. Soleil. Enfants. Divertissements. Prestations publiques et gloire. Créativité. Théâtre, drame. Passions. Flirts. Risques non mortels. Lieux élevés, visibles et célèbres.Vierge. Mercure. Fonctionnement efficace. Relations de subordination. Service. Travail quotidien. Domaine de service. Santé. Lieux de travail quotidien ou établissements de soins, greniers et laiteries. VII. Balance. Vénus. Partenariat et rivalité**. Harmonie comme unité et lutte des contraires. Mariage. Popularité. Prestige. Lieux esthétiquement aménagés. VIII. Scorpion. Pluton (Mars). Situations extrêmes, danger et mort. Transformation. * Le Soleil symbolise le principe masculin et n’est pas lié à la grossesse. La tradition considère que le Soleil en Maison V peut compliquer la conception. Cependant, les aspects du Soleil avec la Lune, Vénus, Neptune, le cuspide de la Maison V dans les progressions (directions) se produisent souvent lors de la naissance d’un enfant. La créativité (attribut du Soleil) est liée au principe V et peut se manifester, par exemple, chez les enfants. La Maison V est liée aux enfants et est le plus souvent active dans les méthodes prédictives lors de la conception et de la naissance d’un enfant. ** Vénus (du moins dans la compréhension moderne du symbolisme mythologique de cette planète) n’est pas directement liée à la rivalité, bien qu’elle puisse avoir un rapport avec la jurisprudence et les procès. Cependant, l’une des significations de la Maison VII est celle des ennemis ouverts et manifestes. Et il est intéressant de noter que dans l’astrologie indienne, les partenaires sont associés à la Maison VII, tandis que les concurrents sont associés à la Maison VI ! Cependant, comme dans cette tradition, la Maison VII est considérée comme l’une des maisons dangereuses, il est probable que même dans l’astrologie indienne, elle puisse être liée à une confrontation ouverte. 16 1. L’ALPHABET ASTROLOGIQUE ~ immersion. Sexe pour la procréation. Intensité. Ressources d’autrui. Affaires. Mafia. Criminalité. Structures de pouvoir (avec les principes X et XII). Massivité et ampleur (Pluton). Secret. Lieux abandonnés, contaminés, dangereux, inondables. Souterrains. IX. Sagittaire. Jupiter. Expansion. Voyages lointains – imaginaires et réels. Enseignement supérieur. Justice. Loi. Religion, philosophie, éthique. Établissement. Rituels. Aventurisme. Dépassement des frontières. Records. X. Capricorne. Saturne. Carrière. Profession. Statut. Prestige. Ambitions. Supérieurs. Pouvoir. Restrictions. Structure. Objectif déclaré OU véritable mission*. Forme. Sommets montagneux. XI. Verseau. Uranus. Connexion avec l’Intelligence Supérieure. Liberté. Surprise. Indépendance. Rupture. Événements personnels. Amitié. Association volontaire avec des objectifs lointains. Activité de groupe. Activité humanitaire et inventive. Altruisme. Chance et malchance. Technologies de pointe. Espace (comme percée vers l’avenir, activité de groupe et test de nouvelles technologies ; comme élargissement des horizons, l’espace relève du principe IX ; comme rencontre avec l’inconnu et lieu d’isolement – du XII). Lieux en plein air. Aéroports. Lieux à proximité des ordinateurs. XII. Poissons. Neptune. Service impersonnel. Miséricorde. Sacrifice de soi. Restriction et isolement. Inspiration. Confort. Poésie. Musique. Illusions (cinéma). Océan. La conception de la mission dépend de la vision du monde, c’est pourquoi le besoin de mission se forme en Maison IX, et sa réalisation ~ en Maison X. Chez les natures élevées, religieuses, la mission peut être liée au principe XII. Selon la carte et la tâche de vie, la mission peut être liée à d’autres maisons. 17 ~ OLEKSIY AGAFONOV inconscient. Mysticisme. Perte d’individualité. Tromperie. Alcool. Drogues. Pétrole. Mer. Tout ce qui est secret, caché. Espionnage. Lieux très lointains. Lieux isolés. Lieux poétiques. Prisons, hôpitaux, hospices. Organisations secrètes. Dissolution finale. Les maisons opposées forment des axes qui unissent les significations des maisons dans une unité dialectique. On distingue l’axe personnel (Maisons I-VII, ou Asc-Dsc), l’axe des ressources (Maisons II-VIII), l’axe de la vision du monde et des voyages (Maisons III-IX), l’axe social, ou parental (IC-MC), l’axe de la créativité (Maisons V-XI), l’axe du service (Maisons VI-X). Dans la plupart des méthodes prédictives, nous examinons l’interaction des planètes et des axes des maisons (en tenant compte de la position, de la maîtrise et du symbolisme des planètes). Les significations principales des interactions des planètes et des axes sont similaires dans toutes ces méthodes. 2. Compléments possibles à l’alphabet astrologique Au principe V, seule le Soleil appartient parmi les planètes de l’alphabet. Cependant, très souvent dans une carte féminine, pendant la grossesse et l’accouchement, la Lune et Jupiter sont actives. Nous pouvons donc compléter le principe V dans une carte féminine avec ces planètes. Neptune peut également être envisagé. Les relations amoureuses impliquent généralement Vénus. Par conséquent, Vénus peut également être attribuée au principe V. Le principe VI est lié au travail, qui dans la plupart des cas nécessite l’énergie de Mars. Au principe VII, seule Vénus appartient parmi les planètes. Cependant, très souvent dans une carte masculine, lors du mariage, la Lune est active, et dans une carte féminine – le Soleil. Nous pouvons donc compléter notre alphabet en conséquence. Aux principes VIII, Pluton et Mars appartiennent parmi les planètes. Cependant, lors de catastrophes et d’opérations, qui appartiennent sans aucun doute à ce principe, Uranus est également souvent actif. On peut le “garder à l’esprit” en parlant de ce principe. D’autres extensions et compléments des principes sont possibles, ainsi que leur interaction à la manière des “vases communicants”. Par exemple, on peut prendre en compte les maisons de “joie” des planètes, une ancienne méthode de corrélation des planètes et des maisons basée sur la série chaldéenne. Par exemple, la “joie” spécifique de Saturne en Maison XII le reliera au principe XII, et c’est effectivement le cas, car les restrictions, l’isolement et surtout l’emprisonnement sont souvent symbolisés par des liens tendus entre Saturne et la Maison XII. 3. Système des maîtres Lorsque seules sept planètes étaient connues, un système de maîtrise cohérent a été élaboré. Les luminaires maîtrisaient chacun leur signe : le Soleil – le Lion, la Lune – le Cancer. Ces signes étaient encadrés par les signes de Mercure : les Gémeaux et la Vierge. À leur tour, les signes de Mercure étaient encadrés par les signes de Vénus : le Taureau et la Balance. Les deux signes suivants appartenaient à Mars : le Bélier et le Scorpion. Suivaient les signes de Jupiter : les Poissons et le Sagittaire. Et enfin, en opposition aux signes des luminaires se trouvaient les signes de Saturne : le Verseau et le Capricorne. Ce système de maîtrise avait sa propre logique. L’axe était la ligne de division 0° Lion – 0° Verseau. Par rapport à elle, les domiciles des planètes étaient situés symétriquement 19 :i-~ OLEKSIY AGAFONOV (à l’exception des signes des luminaires), et chaque planète (à nouveau à l’exception des luminaires) possédait deux signes. L’ordre des planètes correspondait à leur distance du Soleil : de Mercure à Saturne. Les domiciles des planètes étaient divisés en diurnes et nocturnes. Les signes masculins (de feu et d’air) étaient considérés comme des domiciles diurnes. Les signes féminins (de terre et d’eau) – comme des domiciles nocturnes. Chaque planète (sauf les luminaires) avait un domicile diurne et un autre nocturne. La planète maîtrisait les deux domiciles indépendamment de la naissance diurne ou nocturne, mais Mars, Jupiter (planètes masculines) et (en grande partie) Mercure se manifestent, principalement, conformément au signe de maîtrise diurne ; Saturne – conformément au signe nocturne (Capricorne). Cela est particulièrement visible lorsqu’une de ces planètes se trouve sur l’Asc ou le MC. Une personne avec Mercure sur l’Asc manifestera les qualités des Gémeaux, avec Mars sur l’Asc – celles du Bélier, avec Jupiter – celles du Sagittaire, avec Saturne – celles du Capricorne. Avec la découverte des planètes supérieures, la question de leur maîtrise s’est posée. L’opinion dominante dans l’astrologie occidentale moderne est la suivante : à chaque planète, à partir de Mars, est attribué un signe de maîtrise. La rétrogradation influence la maîtrise. Mars maîtrise le Bélier, Pluton – le Scorpion. Il existe d’autres systèmes de maîtrise. Par exemple, dans le système de maîtrise développé par V.V.G. pour dix planètes, comme dans certains autres systèmes, une importance est accordée au mouvement direct ou rétrograde*. Ce système me semble le plus flexible. Chacune des planètes, à l’exception des luminaires, maîtrise à des degrés divers deux signes, l’un à un degré plus élevé * cf. Astrodietologie. M. : Mir Uranii, 2004. 20 T. L’ALPHABET ASTROLOGIQUE ~ et l’autre à un degré moindre. Une planète rétrograde du septénaire tente de modéliser les qualités et la manière de maîtriser de son reflet supérieur (pour Mercure et Vénus, leurs planètes d’octave supérieure n’ont pas encore été découvertes !).Par exemple, Mars rétrograde tente d’agir comme Pluton, il va en profondeur et a donc un rapport avec le Scorpion ; Jupiter rétrograde, plus introverti, devient plus en phase avec les Poissons ; Saturne rétrograde prête moins attention à la forme, mais davantage à la structure interne. C’est pourquoi Saturne rétrograde est plus proche du Verseau que du Capricorne. Probablement, la logique du natif ayant Saturne rétrograde devient moins conservatrice, il prête moins attention aux règles et lois sociales, et se guide davantage par ses propres critères, ce qui rapproche Saturne rétrograde d’Uranus. Ainsi, toutes les planètes, à l’exception des luminaires, gouvernent deux signes, l’un à un degré plus élevé, l’autre à un
À l’étranger, la méthode des firdaries est utilisée par R. Zoller, R. Hand ; en astrologie nationale, elle est développée par K. Dylanyan et B. Boïko ainsi que leurs élèves (des articles intéressants, y compris sur la rectification à l’aide des firdaries, sont publiés dans la revue « Le Roue du Temps »). Chaque méthode reflète tous les plans de l’existence à travers le prisme de son propre plan. Il est donc possible d’obtenir un pronostic réussi sur les trois plans avec une utilisation optimale de n’importe quelle méthode, par exemple les transits (la plupart des astrologues commencent par là), les transits et les progressions (Z. Dobbins, R. Davison, S. Chestopalov), les transits et les directions — arcs solaire (N. Till, R. Ebertin). S. Chestopalov, par exemple, utilise dans ses pronostics principalement les aspects majeurs des éléments progressifs aux planètes natales et les aspects majeurs des transits. Ici, nous voyons la combinaison des plans astral et physique.
* Le premier à avoir établi une classification claire des méthodes de pronostic selon les plans de l’Être fut V.V.G. 26 11. Hiérarchie des méthodes de pronostic. ~ Combien de degrés du Milieu du Ciel (MC) dans les progressions déplace-t-il selon la direction symbolique « 10° = 1 an », le plan mental se connecte également. R. Ebertin utilise les aspects tendus dans les arcs solaires et dans les transits aux planètes natales, aux angles et aux milieux, et à travers ces interactions, il décrit à la fois le bien-être physique, les émotions, le plan mental et les événements possibles. Dans ce cas, les plans mental et physique sont combinés.
M. Levin, B. Bazoritel considèrent les aspects majeurs et mineurs dans les directions symboliques, y compris
Je rappelle que les milieux, ou midpoints, sont une méthode développée par l’École astrologique de Hambourg. Une planète située au milieu de deux autres planètes (les angles et les Nœuds sont également pris en compte), ou formant un aspect tendu (carré, opposition, semi-carré, sesqui-carré) à ce milieu, focalise les énergies de ces deux planètes, et les trois planètes se manifestent ensemble comme une combinaison d’influences célestes (abrégé en CIC). Si, par exemple, le Soleil est situé au milieu de Mars et de Jupiter, ou forme un aspect à ce milieu avec l’une des harmoniques multiples de deux (2e, 4e, 8e, 16e), cela s’écrit : Soleil = Mars/Jupiter (ou Mars + Jupiter — Soleil dans l’École de Hambourg). Une planète (ou un point cardinal, ou un Nœud) se trouve au milieu direct (midpoint direct) entre deux éléments du thème si elle est située entre eux et à égale distance dans le thème de la 1re harmonique (thème natal ordinaire). Par exemple, le Soleil à 00° Bélier, Vénus à 00° Taureau, Mars à 00° Gémeaux : Vénus est au milieu direct Soleil-Mars.
La description classique de toutes les CIC impliquant les dix planètes connues, les Nœuds, l’Ascendant et le Milieu du Ciel est donnée dans le livre de R. Ebertin « Combinaison des influences célestes ». Les CIC impliquant les planètes hypothétiques de l’École de Hambourg sont décrites dans les livres de A. Witte et U. Rudolph. Pour plus de détails, voir : Are K., Kutalev D. Essais d’astrologie uranienne. Introduction aux méthodes de l’École de Hambourg. Moscou : Monde d’Uranie, 2003.
Généralement, les cuspides des maisons intermédiaires ne sont pas prises en compte comme éléments des CIC, mais je ne vois aucune raison de ne pas le faire, surtout dans le système de maisons de Koch.
27 ~ ALEXEÏ AGAFONOV
directions des cuspides, décrivant également tous les plans à travers le prisme du plan mental (bien sûr, ils utilisent aussi les transits, les progressions et d’autres méthodes). Chacun des trois plans — physique, astral, mental — peut être divisé en trois sous-plans (ou niveaux), selon les fonctions des planètes formant les aspects. Par exemple, le Soleil est lié aux trois niveaux ; les aspects impliquant la Lune, Mars décrivent le niveau physique de n’importe quel plan ; ceux impliquant la Lune, Vénus, Mars, Neptune concernent le niveau émotionnel de n’importe quel plan ; ceux impliquant Mercure et Uranus touchent au niveau mental. Une planète ne peut pas être attribuée à un seul niveau, et dans un aspect, différentes planètes de niveaux variés peuvent participer, donc on ne peut parler que de la prédominance de tel ou tel niveau dans un aspect concret ou leur interaction. De plus, les maisons sont importantes. Par exemple, les aspects des planètes liées à la 1re, 6e ou 12e maison, quelle que soit la nature des planètes qui les forment, donneront un résultat dans le domaine du bien-être physique, tandis que les aspects des planètes des 3e et 9e maisons seront liés au développement de l’esprit. Par exemple, supposons que dans les directions se forme une opposition de Saturne à la Lune. Quel que soit l’événement socialement significatif symbolisé par cet aspect, il se reflétera nécessairement dans le bien-être physique et l’état émotionnel du natif (fonctions de la Lune). De plus, si la Lune ou Saturne sont liés à l’axe 3/9, nous aurons également un changement marqué au niveau mental ; en tout cas, cela se produira comme résultat des changements émotionnels. Ou supposons que dans les transits, Uranus forme un carré à Mercure. Quel que soit l’expression de cet aspect au niveau physique (principalement) et astral (dans une moindre mesure, car les planètes émotionnelles n’y participent pas), il donnera nécessairement des résultats au niveau mental, puisque Mercure et Uranus sont liés à l’état de l’esprit.
Les transits sont les plus proches de la réalité concrète, notamment du bien-être psycho-physique de l’individu. S. Chestopalov les compare à la météo et considère leur influence comme passagère*. V.V. les associe principalement au plan physique. Il convient de noter que les transits, en particulier ceux des planètes lentes (de Jupiter à Pluton inclus), peuvent influencer tous les plans, et probablement les transits de Pluton ont la plus grande force. Sans transits correspondants, l’événement formé aux plans supérieurs ne se réalise pas.
Certains chercheurs estiment que les progressions « 1 jour = 1 an » montrent principalement la vie émotionnelle. B. Hammer slaff écrit : « Les progressions symbolisent notre vie intérieure, subjective »**. Mais S. Chestopalov attribue aux progressions un rôle principal dans le pronostic et considère qu’elles reflètent tous les événements les plus importants de la vie, c’est-à-dire qu’il les associe à tous les plans. Selon S. Chestopalov, l’influence des progressions, contrairement à celle des transits, est durable. L’importance des cuspides cardinales progressives a été soulignée par C. Carter. Il estimait que leurs aspects aux planètes natales provoquent des « événements épiques » dans la vie. R. Davison le démontre également*.
L’éclairage psychologique des événements principaux dans les progressions est extrêmement intéressant. Les aspects progressifs des planètes lentes (ou stationnaires) caractérisent des motivations durables qui peuvent progressivement s’intensifier ou s’affaiblir, comme une « plate-forme continentale » de la personnalité où les processus se déroulent lentement ; les aspects des planètes personnelles symbolisent l’allumage et l’extinction de foyers d’activité, leur influence dure généralement deux à trois ans, mais dans le cas d’une planète lente ou stationnaire, elle peut être assez longue ; les aspects des cuspides progressives, en particulier les conjonctions des axes cardinaux avec des planètes, marquent des périodes de deux ans, et souvent des changements d’époques de vie.
En examinant les changements de planètes et de cuspides qui se forment dans les progressions lors d’événements importants, j’ai souvent été émerveillé par le sens profond et la beauté des « cristaux ». Il semble que le cosmos révèle objectivement et impartialement les véritables motivations de nos actions. L’augmentation de l’importance des progressions dans le travail pronostique est liée à la tendance générale de la psychologisation de l’astrologie, car l’analyse de la situation progressive permet de comprendre des processus psychiques assez subtils, surtout si l’on prend en compte les milieux et les aspects mineurs de différentes harmoniques. Les progressions sont une excellente façon d’observer la psyché humaine en développement, car la configuration même du thème change. En examinant la dynamique des aspects progressifs, nous voyons comment le thème reflète le développement de la partie la plus proche de nous de l’univers à travers le destin individuel. En ce sens, les progressions sont une méthode « holographique » et la plus proche des conceptions scientifiques modernes sur l’interconnexion du particulier et du général.
* Voir : Chestopalov S.V. Astrologie prédictive. Moscou : Monde d’Uranie, 2005.
** Voir : Hammerslaff B.F. Forecasting backward and forward. St. Paul : Llewellyn Publications, 1994, p. 47. Traduction russe partielle du livre voir : Maîtrise-class de rectification. T. 1. Moscou : VChKA, 2006.
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II. HIÉRARCHIE DES MÉTHODES DE PRONOSTIC
En comparant les indications des progressions et des directions pour un même événement, j’en suis arrivé à la conclusion que les événements socialement significatifs sont souvent bien mieux visibles dans les directions (arcs solaires, ou dans les directions symboliques « 1° = 1 an », ou dans les directions équatoriales de différentes variantes, ou encore dans les directions ex08 — tous ces procédés ont leurs partisans).
Tout d’abord, ce sont les aspects marquants avec les angles du thème. Et une technique simple, tant pour la prédiction que pour la rectification, des « progressions ».
La base tangible des directions primaires réside dans la rotation de la Terre autour de son axe, perçue par l’observateur comme la rotation de la sphère céleste autour de la Terre. Le Milieu du Ciel parcourt 1° sur l’équateur céleste (symboliquement équivalent à une année de vie*) en 4 minutes (temps sidéral), c’est pourquoi pour l’étude des directions équatoriales primaires * à un degré, il suffit de considérer la rotation de la Terre sur son axe de 90°, ce qui prend environ 6 heures après la naissance.
Les directions primaires se forment dès le début de la vie, elles revêtent donc un caractère fondamental, décrivent les grandes orientations du développement, les changements majeurs, bien qu’elles « manquent de détails pour juger des événements plus ordinaires », comme le souligne R. de Luce *.
L’axe terrestre est perpendiculaire au plan de l’équateur, et les planètes, dans leur mouvement diurne, se déplacent parallèlement à ce plan. C’est pourquoi la méthode des directions équatoriales est la plus astronomiquement fondée. La mesure des directions selon l’équateur possède également une profonde signification ésotérique.
« L’équateur céleste remplit la fonction d’intermédiaire dans l’interaction entre la Terre et les régions extérieures du système solaire, de la galaxie et au-delà. Ce sont les portes principales par lesquelles arrivent et repartent les énergies cosmiques que nous percevons ; grâce au plan de l’équateur céleste, elles deviennent partie intégrante de notre vie », écrit M. Mankasi **. Les directions primaires lient le schéma individuel de la vie aux influences cosmiques. Cette méthode reflète une vision très ancienne de l’homme, caractéristique de l’Antiquité avec son cosmisme. En réalité, dans les directions équatoriales, une journée équivaut à 360 ans !
Dans les directions équatoriales, nous trouvons la différence entre les positions des points du thème en ascension droite *** (en anglais Right Ascension, ou RA), que nous traduisons par cette différence d’une manière ou d’une autre. Pour trouver l’ascension droite du Milieu du Ciel, il faut placer le Soleil à ce point et trouver son ascension droite dans les tables. Pour calculer les arcs équatoriaux jusqu’à l’horizon, des calculs supplémentaires sont nécessaires.
Comme il existe de nombreuses variantes de directions primaires, notamment assez complexes, il n’y a pas de consensus sur les méthodes de calcul, c’est pourquoi ce système est souvent simplifié en directions à un degré pour plus de commodité. Pour l’astrologue moderne habitué aux directions écliptiques, la méthode de l’ascension droite semble encombrante. Aujourd’hui, de nombreux logiciels semblent permettre de déterminer telle ou telle direction équatoriale. Dans la version classique de ces directions, les planètes doivent se déplacer dans le sens des aiguilles d’une montre, à l’envers du zodiaque (tel est le mouvement apparent de la sphère céleste causé par la rotation de la Terre). Cependant, seul « Antares » (parmi les logiciels que je connais) fait se déplacer les planètes dans les directions équatoriales dans les deux sens. Dans les logiciels Almagest et Zet, les planètes dans ces directions se déplacent dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Dans Almagest, la mesure « 1° d’ascension droite = 1 an » est implémentée, dans « Antares » — l’arc solaire selon l’équateur, mais ni l’un ni l’autre ne propose la mesure de Naibod « 59’08’’ d’ascension droite = 1 an » (que C. Carter considère comme particulièrement précise **).
Naibod a pris comme base la vitesse moyenne quotidienne du Soleil, donc sa méthode est dérivée des progressions et des transits (les transits solaires moyens selon l’équateur comme base des directions avec la mesure « 1 jour moyen = 1 an »). Cependant, elle est proche de la réalité astrologique, car la rotation de la Terre est proche de l’uniformité. L’arc solaire réel selon l’équateur comme base des directions équatoriales (déplacement plus rapide en hiver et plus lent en été), défendu par R. de Luce (implémenté dans Zet et « Antares »), est une méthode synthétique dans laquelle « se sont fusionnées » les directions équatoriales et le mouvement des transits équatoriaux. Dans ces deux méthodes, les plans mental, astral et matériel sont mêlés (mental — car un segment de temps est symboliquement équivalent à un autre, c’est une opération mentale ; astral et matériel — car le Soleil progressif est le Soleil transit en début de vie, et l’influence de ces plans est principale).
Les directions symboliques uniformes « 1° = 1 an » (bien qu’elles aient une base astronomique réelle — les directions équatoriales) se rapportent davantage au plan mental, et dans une mesure encore plus grande — les autres directions symboliques (40 par an, 1/40 par an, etc.) *. Dans les directions équatoriales, un degré d’équateur équivaut à une année, tandis que dans les progressions — une journée équivaut à une année. Dans les directions, un segment d’arc (de l’équateur) équivaut à un intervalle de temps ; dans les progressions — un segment de temps équivaut à un autre. Les directions proviennent de ce domaine du monde idéal où le temps n’existe pas, et où ne règnent que les relations spatiales. Les progressions, elles, sont ancrées dans le monde sublunaire, où le temps s’écoule inexorablement et où dominent les désirs et les passions.
Les directions équatoriales représentent la directive cosmique « descendue » du plan mental de l’âme dans les premières heures de son incarnation ; les progressions décrivent le développement de l’âme dans les premiers mois de vie *, lorsque les plans physique et astral deviennent très importants, sinon dominants. C’est pourquoi les arcs solaires ou autres arcs planétaires (basés sur le mouvement progressif des planètes personnelles), bien qu’appartenant au plan mental, sont teintés par l’influence des plans matériel et astral, et reflètent donc à la fois les sentiments, les événements et l’état physique.
Malgré les solides fondements astronomiques et philosophiques des arcs équatoriaux, les astrologues utilisent aujourd’hui rarement cette méthode. Peut-être reviendra-t-elle à une pratique plus large. Dans ce livre, nous utiliserons les arcs solaires elliptiques. Ils ont également leur justification et donnent de bons résultats — pas moins bons (à mon avis) que les arcs équatoriaux dans les variantes disponibles dans les logiciels.
Dans toute méthode de directions, les orbes sont pris en compte, divers aspects possibles indiquant le même événement peuvent apparaître, l’un dans une méthode, l’autre dans une autre, pour un événement donné, un résultat plus précis sera donné par une méthode, pour un autre — par une autre, etc. C’est pourquoi différents astrologues utilisent avec succès différentes directions.
Les arcs solaires sont historiquement liés au développement de l’individualisme européen occidental et reflètent le rôle central du symbole du centre de l’individualité — le Soleil. La méthode des arcs solaires, dérivée de la méthode des progressions (puisqu’elle est basée sur le mouvement du Soleil progressif), repose sur un déplacement abstrait, symbolique de tous les points du thème à la vitesse d’un corps céleste transit réel. Le dualisme sujet-objet — le problème principal de la pensée européenne — y est très clairement révélé. Le Soleil agit comme symbole du sujet ; l’ensemble du thème représente le symbole de l’objet (l’univers). La vitesse du Soleil transit définit le rythme du mouvement de l’ensemble du thème. L’individualité devient le moteur de l’univers. Mais la vision de l’univers dans cette méthode (comme dans toute autre méthode de directions) est assez abstraite : contrairement aux progressions, dans les directions, le développement de l’univers n’est pas envisagé, les distances angulaires entre les points du thème restent constantes. L’objet est présenté comme constant, sinon vivant.
Hors du plan astral, aucun processus psychique ne peut avoir lieu, car aucun d’entre nous n’est libre de désirs.
* Voir Lewis. Méthode complète de prédiction. M. : 1993. — Vol. I. P. 26.
** Voir Mankasi M. Guide des maisons du thème. M. : Monde d’Uranie. 2000, p. 84.
*** Ascension droite — projection de la position d’un corps céleste sur l’équateur depuis le point du pôle Nord ou Sud. Mesurée en coordonnées équatoriales.
* Plusieurs types de directions symboliques sont décrits par C. Carter dans le livre mentionné ci-dessus.
~ V. Krivodub. Méthodologie prédictive complexe. M. : Monde d’Uranie.
« Directions symboliques dans l’astrologie moderne », M. : Monde d’Uranie, 2006. — P. 14.
Probablement, ce sont les désirs les plus intenses qui introduisent des distorsions dans un « planning » idéal de notre vie, tel que représenté par les directions symboliques, à l’instar de la gravité qui déforme le tissu espace-temps en ralentissant le temps et en densifiant l’espace. Le Soleil progressif en hiver se déplace quelque peu plus vite que 1° par an, et un peu plus lentement que cette vitesse en été. Sa vitesse moyenne est de 59’08” par jour et sert de base aux directions de Naïbod. Il parcourra tout le zodiaque en 365¼ années. Dans les directions symboliques à un degré, le Soleil revient au même point après 360 ans. À la base des directions symboliques (comme du zodiaque) se trouve l’idée idéalisée d’une durée de vie de 360 ans. Cependant, en descendant du plan mental vers le plan astral, cette élimination symbolique et idéale de « 1° = 1 an » ralentit et devient irrégulière. Elle est accélérée par les motivations des signes d’hiver, plus tournés vers l’avenir. Mais déjà dans les Poissons, la vitesse du Soleil transit approche 1° par jour, puis diminue à nouveau avant d’augmenter à nouveau dans la Balance. Comme dans chaque thème, le Soleil progressif visite chaque degré suivant son propre rythme, son voyage revêt une nuance individuelle. Ainsi, dans l’astrologie occidentale moderne, axée sur l’individualité, on obtient 361°.
Hiérarchie des méthodes de PRONOSTIC ~ la primauté revient aux directions écliptiques de l’arc solaire. Ainsi, les directions équatoriales représentent la « première incarnation » des directions symboliques uniformes (existantes sur le plan mental), tandis que les arcs solaires en constituent la manifestation individuelle sur le plan astral et partiellement dense.
Je considère dans les arcs solaires les aspects entre tous les éléments du thème : qu’il s’agisse de planètes, de cuspides, de Nœuds ou de lots. Les aspects interplanétaires ne sont pas moins importants que les aspects aux cuspides, bien que les conjonctions avec les cuspides, surtout angulaires, jouent naturellement un rôle primordial.
Les directions touchent à des réalités bien plus profondes que la plupart des transits — agissant peut-être même plus profondément que les transits de Pluton. Il est impossible de ne pas tenir compte de l’action des directions.
Que signifie une conjonction en directions ?
Premièrement, en directions, toute conjonction est unique. Deuxièmement, il s’agit de la première conjonction de ces deux planètes (ou d’une planète et d’une cuspide) dans la technique prédictive que vit le nouveau-né. La roue du karma (le cercle des directions) accentue pour la première fois dans cette incarnation le principe planétaire. La planète reçoit une forte impulsion d’expression, de réalisation de ses qualités. En atteignant une cuspide, surtout angulaire, elle devient visible au monde dans un événement lié à la maison correspondante (ou parfois à la maison opposée).
Il faut distinguer l’action de la planète qui aspecte et celle qui est aspectée. L’initiative revient à la planète aspectante (le prometteur). C’est le principe actif. La planète aspectée reçoit l’action du prometteur (et est donc appelée l’accepteur).
37 ~ ОЛЕКСІЙ АГАФОНОВ
3. La germination du « grain » de motivation en « arbre » d’événement
V. Robson estime qu’un aspect directionnel exact survient au moment de la prise de décision concernant une action future. Ainsi, par exemple, pour un mariage, il pourrait être pertinent de considérer comme moment opportun pour un aspect exact cette soirée inoubliable où, en réponse à une demande en mariage, le « oui » a retenti pour la première fois.
V. Robson décrit une situation où plusieurs mois peuvent s’écouler entre le moment de la décision et l’action elle-même. Pourtant, il arrive que de nombreuses années s’écoulent entre le moment où la décision de se marier est effectivement prise et la célébration du mariage. Dans ce cas, l’un et l’autre événement seront marqués par des aspects directionnels. Par exemple, le début d’un mariage civil dans le thème féminin — par une direction favorable du Soleil au Descendant, dans le thème masculin — par une direction similaire de la Lune au Descendant (et probablement par une influence d’Uranus), tandis que la célébration du mariage officiel (dans les deux thèmes) — par une direction favorable vers le même point de Saturne (ceci n’est qu’un exemple, et non une règle absolue).
Manifestement, chez certaines personnes, le processus de communication entre les différents plans se déroule plus rapidement, chez d’autres — plus lentement. Il est tout à fait possible, et même naturel, que les trois plans — physique, émotionnel et mental — ne se manifestent pas toujours avec la même force au même moment. En pratique, cela conduit au fait que parfois des transits d’aspects forts et pertinents peuvent ne pas coïncider dans le temps. Un transit d’aspect aura lieu de toute façon ; mais il ne s’agira pas nécessairement d’un aspect majeur ou d’un aspect impliquant les angles du thème. Les directions peuvent ne pas coïncider dans le temps non plus avec les progressions ou les transits*. Le plus souvent, cela se produit lorsque l’événement est « étiré » dans le temps — par exemple, lors d’un divorce prolongé. Un événement peut occuper une certaine période de la vie. On peut imaginer une « événement étiré » comme le début, le processus et le résultat du travail sur un projet quelconque, ou le début d’une relation, son développement et le mariage (ou la rupture) qui s’ensuit, ou encore l’apparition de symptômes d’une maladie, la période clinique et le traitement, etc.
On peut distinguer l’événement-« grain », qui lance le processus exigeant un développement ultérieur de la situation, et l’événement-« décision », ou événement résultant. Bien sûr, cette division est quelque peu conditionnelle, car tout résultat est le début de quelque chose de nouveau, et vice versa.
L’événement se forme sur le plan mental. « D’en haut » vient la directive, qui se reflète dans les directions. Les flèches du destin atteignent la prochaine division. Cependant, l’événement doit être attiré par nos désirs (les progressions, qui en sont la symbolisation). Pour se réaliser, l’événement doit également obtenir le soutien des transits — les circonstances doivent se mettre en place. Parfois, une « masse critique » d’aspects s’accumule dans les transits et les progressions sans aboutir à un événement. Par exemple, le Soleil se trouve en maison XII du thème féminin à deux degrés et demi ou trois dizaines de degrés de l’Ascendant. Dans ce cas, il est très probable qu’avant que le Soleil en progressions n’atteigne l’Ascendant (c’est-à-dire que l’événement ne « mûrisse » à la frontière des plans astral et mental), même des transits et progressions forts ne conduiront pas au mariage, si de fortes passions n’y ont pas conduit auparavant (dans l’exemple donné, le mariage n’a eu lieu qu’en 2002). Mais le problème est encore plus complexe ! L’événement karmique doit « mûrir » également au niveau des valeurs. Les périodes planétaires doivent l’indiquer (nous en reparlerons plus tard). C’est pourquoi, dans presque chaque exemple, j’indiquerai la période planétaire au cours de laquelle l’événement s’est produit.
Dans le cas du mariage, la période de Mercure-Jupiter était en cours. Mercure, maître de la maison X, en conjonction avec le Soleil et en sextile avec la Lune ; Jupiter en carré avec Vénus, maîtresse de la maison VII. Le Soleil, la Lune (« mariage cosmique »), Vénus et Jupiter, maisons VII et X — un ensemble merveilleux pour un mariage.
Quel laps de temps peut séparer le chemin de l’événement-« grain » de l’événement résultant ? Parfois, il est très court — les gens se rencontrent aujourd’hui et se marient demain (surtout dans des conditions extrêmes). Ou bien « une illumination m’est venue, et j’ai compris que je devais me consacrer précisément à cette affaire… ». Dans de telles situations, il y a une action « cumulative » conjointe des transits, des progressions et des directions, ainsi qu’une accélération générale du rythme de vie. Ou bien un événement inattendu pour la personne survient, changeant radicalement sa vie. Il est généralement visible dans les arcs et les transits, mais les progressions peuvent ne pas fonctionner — la personne ne soupçonne pas ce qui va arriver et ne peut pas l’anticiper émotionnellement (sauf si elle possède une intuition développée). Mais cela est rare.
Ou bien deux événements de nature différente surviennent simultanément. Dans les progressions, on verra mieux l’événement qui touche davantage les émotions du natif, et nous y verrons également ses motivations et ses actions. Les directions montreront l’importance de la période, ses accents principaux du point de vue karmique.
40 II. HIÉRARCHIE DES MÉTHODES DE PRONOSTIC ~ Carte 1. Contemporaine. 17 octobre 1977. 5h44 TU. 51N30 ; 46E07
Par exemple, chez Ted Turner (magnat américain des médias), son père s’est suicidé en lui léguant l’entreprise familiale. Cependant, avant cela, il avait vendu la société à des concurrents. Pour récupérer l’entreprise, Turner dut agir de manière audacieuse et décisive. Dans les directions, des indications claires apparaissent sur une crise grave, une rencontre avec une situation extrême, des pertes financières, une trahison. Mais dans les progressions, ces thèmes sont bien moins marqués, tandis que se dessinent clairement des indications sur des actions réussies, bien que risquées.
41 ~ ОЛЕКСІЙ АГАФОНОВ
Dans le thème natal, on peut trouver des indications sur la rapidité de prise de décision, la capacité à effectuer des virages radicaux dans la vie — cela peut se manifester par des aspects tendus impliquant des planètes masculines, une position marquée d’Uranus, des maisons cardinales fortes. Cependant, il arrive que ce soit différent. Si une décision fatidique doit être prise, provoquée par des émotions profondes, il peut s’écouler plusieurs années (parfois même beaucoup) entre le moment où « la graine » de l’événement futur germe et celui où elle se concrétise par une action décisive. Cela semble plus caractéristique des personnes à faible cardinalité — tant par signe que par maison — et à signes fixes forts. L’influence de Saturne, ainsi que des éléments Eau et Terre, n’est pas exclue non plus.
Chaque thème nécessite une approche individuelle ; dans la prévision, il est nécessaire de prendre en compte les circonstances concrètes de la vie et le caractère du natif. L’étude de thèmes réels montre comment, à chaque fois, différents plans interagissent de manière unique : les événements qui semblent venir de l’extérieur (transits), les motivations internes (progressions) et les décisions fatidiques, le « programme de vie » (directions), ainsi que les « ressorts du destin », son mécanisme interne (plan).
Les directions révèlent une préparation mentale de deux ans à un événement donné. Le « déclencheur » de l’événement, la « dernière impulsion », est fourni par la situation transit, surtout si une configuration se forme (ce moment est souligné par de nombreux chercheurs).
Examiner, du point de vue astrologique, le processus de formation de décisions vitales est une activité passionnante. En réalité, il s’agit d’un processus de formation et de dissolution de la karma actuelle de cette incarnation. Pendant des décennies, des contradictions s’accumulent, elles pèsent comme un fardeau sur le plan émotionnel et mènent, en définitive, à des changements radicaux dans le système de valeurs et le mode de vie ; les crises détruisent l’enveloppe obsolète du Soi, et l’être humain se transforme, passant de l’homo « rampant » à l’homo « volant » (parfois, c’est l’inverse), et la cause du tournant, qui semble soudain, s’avère remonter au passé, et on peut la retracer jusqu’à l’enfance, voire à des incarnations antérieures.
Ce qui semblait être un but se révèle, avec le recul, n’être qu’un moyen, tandis que le but s’élève plus haut, vers un plan auquel on n’avait même pas songé auparavant.
Il convient de noter que le désir intense (ou la peur intense) d’un événement peut conduire à sa réalisation non pas sur le plan physique, mais sur le plan astral. La prévision d’éventuels événements doit être prudente. Il ne faut pas insister sur les aspects négatifs. Il est nécessaire de décrire la situation de choix, qui précède généralement l’événement, et, dans la mesure du possible, d’esquisser les moyens d’action possibles (souvent alternatifs) et leurs résultats.
4. Le système de maisons utilisé dans ce livre est le système de maisons de Koch. Selon de nombreux praticiens, il donne les meilleurs résultats en prévision (bien qu’il existe d’autres avis). Cela est lié au fait que, dans ce système, les conjonctions des planètes transit avec les cuspides des maisons non cardinales ont une signification astronomique assez précise*. Ce système montre de meilleurs résultats dans toutes les méthodes liées au mouvement transit des planètes : dans les transits eux-mêmes, les horaires, les progressions, les thèmes de retours planétaires et les éclipses.
* Voir Placidus, Koch et toutes, toutes les systèmes de maisons. M. : Monde d’Uranie, 2006.
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J’utilise le système de Koch dans toutes les méthodes, et il donne un résultat qualitatif, à de rares exceptions près*. Dans les directions également, selon mon expérience, les conjonctions des planètes avec les cuspides lors d’événements correspondants apparaissent plus souvent dans le système de maisons de Koch que dans d’autres systèmes. Pourtant, il arrive parfois que, dans certains thèmes (ou pendant une certaine période dans un même thème), le système de Placidus fonctionne mieux.
5. Dans ce livre, les arcs solaires sont désignés par la lettre S. Dans les ouvrages étrangers, on utilise l’abréviation SA ou Solar Arc (anglais). Par exemple, S Mars = 90 = Soleil signifie qu’à l’arc solaire, Mars a formé un carré au Soleil. J’appelle également « planète d’arc » une planète en arc solaire. Le mot « arc » désigne toujours l’arc solaire. LD désigne les arcs lunaires, VD les arcs vénusiens, MRK les arcs mercuriens, MD les arcs martiens. Dans chaque cas, on prend comme base la position progressive de la planète correspondante. Les directions symboliques dans ce livre sont désignées par SD. Par exemple, SD MC signifie MC déplacé selon la direction symbolique « 1° = 1 an ». Les progressions sont désignées par Pr, et les transits par Tr. Par exemple, Pr Mars signifie Mars en progressions, et Tr Mars signifie Mars en transits. Les cuspides sont désignées par la lettre K et un chiffre romain. Par exemple, K VI signifie cuspide de la maison VI, S K VI — cette cuspide déplacée par arc solaire, et Pr K VI — cette même cuspide en progressions.
Dans le livre, les arcs solaires sont également abordés. Il ne faut pas les confondre avec les arcs solaires. Le terme « arcs solaires » a été introduit par l’astrologue kyivien V. Kryvodub dans l’ouvrage mentionné précédemment « Méthode prédictive complexe ». Les arcs solaires représentent le déplacement de tous les points du thème à la vitesse du Soleil transit. La vitesse des arcs solaires est d’environ 1° par jour. Ils sont désignés par sa. Par exemple, sa Soleil — c’est simplement le Soleil transit ; sa MC — c’est la position de MC en arc solaire.
Les maisons du thème sont désignées par des chiffres romains. Les maisons dérivées le sont par des chiffres arabes. Pour trouver, par exemple, la maison IV par rapport à la maison II, il faut ajouter le numéro de la maison de départ et soustraire une unité. Par exemple, la 2ᵉ maison par rapport à la IVᵉ maison signifie la Vᵉ maison. La 5ᵉ maison par rapport à la VIᵉ maison signifie la Xᵉ maison.
6. Radix et thème de relocalisation
Puisque le prototype astronomique de toutes les directions — les directions équatoriales — se forment dans les premières heures de vie, toutes les directions reflètent toute la vie précisément dans le radix (bien qu’elles fonctionnent souvent aussi dans le thème de relocalisation, surtout en cas de longs déménagements). Je considère les progressions principalement dans le thème de relocalisation, en tenant compte des positions radix et des maîtrises planétaires, et en synthétisant les informations*. Cela est particulièrement vrai pour les affaires, qui dépendent fortement des conditions locales.
Pendant la formation des progressions, dans les premiers mois de vie, l’enfant effectue ses premiers longs voyages (de la maternité à la maison et dans la cour en poussette), peut subir des déménagements dans une autre pièce (qui plus tard deviendra un déménagement à l’intérieur du pays) ou un appartement (ce qui peut ensuite se traduire par une émigration). C’est pourquoi la sensibilité aux thèmes de relocalisation est « programmée » dans la psyché. Cependant, les progressions fonctionnent aussi le plus souvent dans le radix. Cela est particulièrement visible dans les thèmes féminins, probablement parce que les qualités lunaires (attachement à la maison, à la patrie) sont plus marquées chez les femmes.
Les transits fonctionnent dans les deux thèmes. La question de savoir quel thème est le plus sensible aux transits se résout par la pratique. Selon mon expérience, il s’agit le plus souvent du thème natal, en particulier ses angles. La pratique de la rectification montre que toutes les événements peuvent être vus dans le radix. À partir du déménagement, les événements se reflètent dans les deux thèmes — le radix et le thème de relocalisation. Mais, bien sûr, le thème de relocalisation montre de nouvelles possibilités et des conditions locales, car les maîtrises et les positions planétaires changent. Les cuspides, en particulier les cuspides angulaires, du thème de relocalisation commencent immédiatement à fonctionner.
Vous avez probablement remarqué qu’un déménagement peut changer radicalement le bien-être, voire la perception du monde dans son ensemble. Bien plus, un déménagement peut changer le destin. Aurait-ce que Vladimir Horowitz soit devenu une célébrité mondiale s’il avait vécu à Berditchev et n’avait pas donné de concert à Paris en 1917 ? Ou Liszt, Chopin, Paganini ? Leurs étoiles ont brillé précisément dans la capitale française. Quant à V. Sofronitsky, qui a également donné un concert à Paris presque en même temps que Horowitz, il est retourné en Russie — et le monde ne l’a ni entendu ni vu sur scène, et la réalisation de son potentiel de pianiste est restée incomplète.
Nous nous convaincrons de l’influence du thème de relocalisation sur l’exemple suivant, où les événements de la vie du natif se déroulent simultanément dans plusieurs villes.
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II. HIÉRARCHIE DES MÉTHODES DE PRÉVISION




