Євген Колесов (Het Monster) PLANÈTES HYPOTHÉTIQUES
L’hypothèse selon laquelle le système solaire contiendrait d’autres planètes en plus de celles déjà connues a traversé toute l’histoire de l’humanité. Elle est encore avancée aujourd’hui : les astronomes en ont besoin pour expliquer les perturbations observées dans les mouvements planétaires, tandis que les astrologues y voient un moyen de compléter la représentation de l’univers. Les anciens Hébreux, qui parlaient des « dix fondements de la nature » (séphiroth), croyaient que le nombre de planètes (y compris le Soleil et la Lune) devait être de dix. Les anciens Égyptiens partageaient cette conviction : sept planètes actives étaient connues, et trois autres, passives et invisibles, devaient exister — bien que leur influence puisse être ressentie. Elles n’entreraient en action que lorsque l’une des planètes actives « cesserait de fonctionner » temporairement (par exemple, en rétrogradation). Les Égyptiens ont construit la pyramide de Khéops, une structure mystérieuse soupçonnée par les scientifiques de posséder des propriétés extraordinaires.
Au début de notre siècle, l’astronome allemand Netling, partant du principe que la pyramide avait été édifiée notamment à des fins astronomiques, a découvert une correspondance entre certaines de ses dimensions et les distances du système solaire. Sur cette base, il a supposé l’existence de trois planètes supplémentaires : deux inférieures (dont les orbites sont plus proches du Soleil que celle de la Terre) et une supérieure (dont l’orbite se situerait entre celles de Saturne et d’Uranus). Selon ses calculs, la période de révolution de cette dernière devait être d’un peu plus de 42 ans.
Chiron
C’est en 1977 que fut découvert, à cet emplacement, un nouveau planétoïde baptisé Chiron. Sa période de révolution s’élevait à cinquante ans ; cependant, son orbite est fortement excentrique, ce qui rend son mouvement irrégulier dans le ciel terrestre. Sa vitesse moyenne est d’environ 1’11’’ par jour, soit 7,2 degrés par an : le 1er janvier 1940, il se trouvait à 18° Cancer, et le 1er janvier 1990, à 14° Cancer. Chiron porte le nom du centaure sage, savant et médecin, précepteur d’Hercule. En astrologie, il est considéré comme un indicateur de la capacité à enseigner et à guérir, et son domicile est traditionnellement attribué au signe du Sagittaire, considéré comme l’analogue céleste du mythe de Chiron. Se situant à la frontière entre les planètes classiques et les planètes supérieures, il incarne le lien entre deux mondes, visible et invisible, se manifestant tant sur le plan événementiel que spirituel. Les astrologues occidentaux l’utilisent activement et l’intègrent dans tous les thèmes natals, au même titre que les planètes traditionnelles. Une abondante littérature lui est consacrée, notamment : Clow, Barbara. Chiron : Rainbow Bridge Between The Inner and Outer Planets. Minnesota, 1987 ; Stein, Zane B. Chiron : Essence and Application. New York, 1987. Il est également pris en compte dans tous les programmes informatiques modernes, y compris russes (par exemple, « Gemma », « Star », « Prima »).
Transpluton et Pré-Mercure
Les Indiens, eux aussi, ont supposé que le nombre de planètes (en incluant les luminaires, mais à l’exclusion de Râhu et Ketu) pouvait être de sept, huit ou neuf (« Vishnupurana ») ; certaines écoles astrologiques calculent des planètes fictives, et leur nombre augmente considérablement en astrologie karmiques. Pourtant, dans leurs pratiques, les astrologues indiens se contentent, aujourd’hui encore, de sept planètes.
Les planétoïdes (astéroïdes) ont souvent fourni aux astrologues des candidats pour « occuper » le rôle de planètes. Dans les années 1920, l’astrologue allemand Keppenstetter, dans la revue « Astrologische Rundschau », a repris une théorie ancienne selon laquelle il devait exister douze planètes — correspondant au nombre des maisons et des signes du zodiaque. Il a proposé de considérer les plus grands astéroïdes orbitant entre Mars et Jupiter comme les planètes manquantes ; il a en outre supposé l’existence d’au moins deux planètes au-delà de l’orbite de Neptune (Pluton n’étant pas encore connu à l’époque), qu’il a nommées Apollon et Vulcain.
À peu près à la même période, les chercheurs néerlandais Madame de Boer et le Dr Reisinger ont publié un article sur ce sujet, attribuant aux planètes les noms d’Osiris, Isis, Hermès et Horus. Il semble que le nombre de planètes dépasse douze, mais Madame de Boer a proposé une hypothèse intéressante : l’une de ces planètes aurait été si proche du Soleil qu’elle aurait été absorbée par lui, après quoi le Soleil aurait « pris en charge » ses fonctions, de sorte qu’il faudrait désormais le considérer non seulement comme le Soleil, mais aussi comme un « Pré-Mercure ».
Les astrologues américains estiment que leurs collègues européens ont été les premiers à formuler ces hypothèses. Dans les années 1920, l’astrologue américain Satcliffe a même affirmé avoir découvert le Pré-Mercure. Il a calculé sa période de révolution (46 jours) et l’a nommé Vulcain. Plus tard, cette hypothèse ne s’est pas confirmée, et le nom fut attribué à une autre planète hypothétique, située cette fois très loin du Soleil. Dans les années 1920, l’astrologie américaine a suivi sa propre voie, et l’une de ses tendances, l’école ouranienne, a supposé l’existence d’au moins trois planètes au-delà de l’orbite de Neptune : Pluton, Vulcain (Vulcan) et Chaos. Cette hypothèse s’est partiellement confirmée : en 1930, l’astronome américain Clyde Tombaugh découvrit la planète Pluton. Depuis, des annonces (qui se poursuivent) ont été faites concernant la découverte d’une autre planète, Vulcain ; cependant, ces informations n’ont jamais reçu de confirmation définitive (seule la présence d’un satellite de Pluton, nommé Charon, a été confirmée — d’après le nom du passeur des morts dans le royaume d’Hadès). Pourtant, de nombreux astrologues, tant en Amérique qu’en Europe, continuent d’explorer ces hypothèses ; des revues et autres publications publient les coordonnées et les périodes de révolution des planètes hypothétiques (allant de 600 à 6 000 ans), et des conclusions sont tirées quant à leur influence possible sur le destin humain.
Isis
Parmi ces hypothèses, la plus populaire est probablement celle du Transpluton-Isis. Chez les anciens Égyptiens, Isis était la déesse de la fertilité, de l’eau et du vent, sœur et épouse d’Osiris, mère d’Horus et de la déesse Bubastis, initialement associée à l’étoile Sothis (Sirius). Elle était également considérée comme la gardienne de l’ensemble du zodiaque, raison pour laquelle les astrologues modernes ne lui attribuent pas de signe spécifique comme domicile. En 1946, l’astrologue américain M. Sevin a publié les paramètres de son orbite qu’il avait calculés, et qui sont aujourd’hui acceptés en Amérique ainsi que dans la plupart des pays européens. Période de révolution : 686 ans. Vitesse moyenne : 0° 31’ 29’’ par an. Position au 01.01.1991 : 22° 26’ R Lion. Signification : intelligence intuitive supérieure, expérience transcendante. On lui associe également des capacités de perception extrasensorielle, la prise de conscience par l’individu de son identité et de son rôle dans ce monde, c’est-à-dire que c’est d’Isis que dépendent les capacités créatives (de quelque nature qu’elles soient). En astrologie mundane, on observe un lien entre cette planète et les tremblements de terre. La littérature sur Isis est peu abondante ; seuls quelques propos et publications de grands astrologues sont connus (Noel Tyl, T. Landtscheidt, Klaus Bonert). Cette planète hypothétique reste à ce jour un sujet d’étude.
Bacchus
Alors que la conception d’Isis était encore en développement et que certains astrologues lui attribuaient encore le signe du Taureau (car la déesse Isis était souvent représentée avec des cornes de vache), l’Américain John Hawkins a unexpectedly proposé une vision opposée, voyant dans le Transpluton non pas une évolution du principe féminin, mais une planète qu’il a nommée Bacchus. Dans son livre (Hawkins, John R. Transpluto – or Should We Call Him Bacchus The Ruler of Taurus? Dallas, 1976), il développe en détail cette conception, attribuant à Bacchus le signe du Taureau comme domicile, celui du Verseau comme exaltation, et celui du Scorpion comme chute. Bacchus (ou Dionysos) était, comme on le sait, fils de Jupiter-Zeus, une divinité de la fertilité, du théâtre et des mystères ésotériques. Hawkins y voit le symbole de la connaissance de l’invisible, de la libération des chaînes terrestres et de l’initiation. Globalement, comme on peut le constater, à l’exception des questions de genre, la conception du Transpluton-Bacchus ne diffère guère de celle du Transpluton-Isis, et les mêmes éphémérides sont utilisées. Cependant, les idées de Hawkins n’ont pas connu une grande diffusion.
Proserpine
Pavel Globa, qui a fermement adopté le parti des partisans du Transpluton, a intégré dans ses travaux Isis-Bacchus, qu’il a rebaptisée Proserpine.На l’on peut supposer que les paramètres de l’orbite de Transpluton ont été « extrapolés » à partir de quelques rares données ayant filtré de l’étranger. C’est pourquoi les éphémérides de Transpluton couramment utilisées chez nous diffèrent considérablement de celles admises ailleurs : la Pérosépine a une période de révolution de 625 ans, et sa vitesse moyenne de déplacement est ainsi d’environ 0° 27′ 42″ par an. On considère qu’en février 1918, elle est entrée dans le signe des Balance, et en février 1983, dans celui du Scorpion. Son prototype mythologique est Perséphone, fille de la déesse de la fertilité Déméter (chez les Romains, Cérès), enlevée par Hadès (Pluton), dieu des Enfers. Dans l’école de Globа, elle incarne « l’intelligence, la cruauté et le pragmatisme », bien que la Perséphone antique ne fût pas cruelle. Globа a attribué à Perséphone le signe de la Vierge comme « domicile diurne », les Poissons comme lieu d’exil, et les Gémeaux (qui sont aussi son « domicile nocturne ») comme lieu d’élévation. Pour plus de détails, se référer à son « Cours fondamental initial ».
Vulcain
Pavel Globа a également adopté la conception de la Pré-Mercure de Satterfield, en conservant pour celle-ci le nom de Vulcain et la même période de révolution (46 jours). Dans son école, Vulcain se voit attribuer la fonction de Super-Jupiter : il s’agit du principe masculin suprême, de la conscience planétaire, de l’archétype de la hiérarchie cosmique. Dans la mythologie antique, Vulcain (Héphaïstos) est le forgeron qui fabrique divers objets utiles pour les dieux (à Zeus, il offre un bouclier-égide ; à Hélios, un char, etc.).
Lilith : nuage et astéroïde
De nouveaux « corps célestes » ont également été identifiés dans le système Terre-Lune : en 1898, l’astronome allemand Waltemath découvrit deux petits planétoïdes gravitant autour de la Terre sur des orbites très excentriques. Pourtant, les Américains affirment, une fois de plus, que cette découverte leur revient en premier (à Ivy G. Jacobsen). En réalité, l’existence d’un autre corps en mouvement autour de la Terre, en plus de la Lune, avait été remarquée dès le XVIIe siècle, voire plus tôt, mais il fallut attendre 1961 pour que le Polonais Kordylewski en détermine la nature : ces « planétoïdes » s’avérèrent être des nuages de poussière, et leurs orbites, des orbites de poussière. Quoi qu’il en soit, cette découverte réjouit grandement les astrologues et les occultistes ; l’occultiste anglais Sepharial proposa de nommer le premier de ces planétoïdes Lilith, et peu après, un astrologue néerlandais se faisant appeler Libra (Balance) donna au second le nom de Lilou. Cependant, l’intérêt pour ces corps déclina rapidement en raison de l’absence de preuves de leur existence.
Dans les années 1930, le nom de Lilith s’imposa dans le langage astrologique courant pour désigner un certain point imaginaire, connu depuis longtemps des astrologues et des astronomes sous le nom de Lune Noire. En astrologie moderne, la Lune Noire (Lilith) désigne l’apogée de l’orbite lunaire (« Lune Noire vraie ») ou le centre de l’excentrique du système Terre-Lune (« Lune Noire moyenne »), qui accomplissent une révolution complète autour de la Terre en 8 ans et 310 jours (à une vitesse de 40,6′). Ainsi, par exemple, le 1er janvier 1991, elle se trouvait à 17°05′ du Sagittaire.
Dans les traditions rabbiniques, ce nom (Lilith, en hébreu ancien « nocturne ») désignait l’une des quatre démones séduites par Sammaël (Satan) et d’autres anges déchus. Plus tard, celui-ci l’envoya vers Adam, avant même la création d’Ève. Avant de quitter Adam sur ordre de Dieu, dans un accès de colère, elle révéla le vrai nom de Dieu. De l’union d’Adam et de Lilith naquit une multitude de démons féminins… En astrologie, elle est donc considérée comme l’incarnation des pulsions obscures, des désirs inconscients, de l’énergie sexuelle à l’image de celle de Pluton, mais sans la dimension spirituelle élevée.
Chez nous, en raison du caractère non trivial de Lilith en tant que planète, et aussi en grande partie à cause de ce « substrat » mythologique aussi intrigant qu’inquiétant, elle suscite un engouement généralisé, à droite comme à gauche, et son interprétation varie selon les auteurs : Martin Schulman, Demetra George, Pavel Globа, Irina Ulrich, et bien d’autres encore. On l’intègre dans tous les thèmes, on commence souvent l’interprétation par elle, la considérant presque comme l’objet principal d’étude et de travail avec le natif, c’est-à-dire lors de l’entretien avec le client. Naturellement, le client s’inquiète, car il en sait sur la Lune Noire autant que sur un chat noir, et réagit de manière similaire. Ainsi, pour Pavel Globа, c’est une « planète astrale » qui se réduit mythologiquement à la terrible déesse indienne Dourgâ (Kâlî) et à la « Queue de Priape » grecque (symbole de la force sexuelle débridée), responsable de « la formation de meurtriers, de destructeurs, de criminels ». Il la place cependant entre les orbites de Mars et de Jupiter, la confondant avec l’astéroïde du même nom (découvert en 1927), bien qu’il utilise manifestement des éphémérides généralement admises (La Luna Nera de Giorgio Bazzocchi).
À l’Ouest, on aborde Lilith avec plus de mesure : des études sérieuses sont consacrées à son rôle dans le thème natal (voir, par exemple, Wilson-Ludlum, R. Lilith Insight. Tempe: AFA, 1979, ou l’excellent ouvrage de L. Livaldi-Laun : Lilith – die Begegnung mit dem Schmerz, avec prudence). Mais qu’est-ce que Lilith, du point de vue astrologique ?
La Lune Noire
Dans un thème, la Lune Noire indique des problèmes non résolus, des complexes ou des maladies qui n’existent pas en la personne elle-même, mais dans l’histoire familiale ou macrosociale (ancêtres, oncles et tantes). « Travailler » avec elle, l’élaborer ou agir directement sur elle est impossible, car il est très facile de causer des dommages, et le résultat positif est incertain. Pourtant, nos prédécesseurs ont trouvé une solution : comme en médecine chinoise, où l’on peut agir non pas sur le méridien lui-même, mais sur son méridien couplé, pour ainsi dire son « opposé » (par exemple, vessie — poumons), ici aussi, toute action doit passer par la Lune Blanche (Séléné).
La Lune Blanche et Séléné
Dans le monde astrologique (hors Russie), la Lune Blanche désigne généralement le point de l’orbite lunaire opposé à l’apogée (périgée), dont la longitude diffère de celle de la Lune Noire de 180°. Elle est utilisée dans les calculs comme un facteur complémentaire et/ou compensatoire de l’influence de l’apogée lunaire (Lune Noire). Je n’ai rencontré aucune étude ou même mention la concernant comme un objet astrologique autonome.
Chez nous, grâce à Pavel Globа, on s’y intéresse davantage et on l’appelle Séléné. Dans la mythologie antique, Séléné est la déesse de la Lune, sœur d’Hélios et d’Éos, amoureuse du jeune mortel Endymion. On la représente comme une belle femme tenant une torche à la main, parfois sur un char. Elle ne fait jamais de mal à personne. Dans l’école de Globа, c’est une autre « planète astrale », qui se réduit mythologiquement au concept pehlevi de « ferešti » (ange), utilisé pour désigner des divinités auxiliaires (du parthe « yazata », « dieu »). Séléné s’oppose à Lilith comme l’incarnation de tout ce qui est bon dans le destin d’une personne, son « Ange gardien ».
Soit. La logique et l’expérience d’étude du « groupe lunaire » (la Lune elle-même, dans toute la richesse de ses archétypes, plus les nœuds et les points de son orbite) exigent en effet une attention particulière à la Lune Blanche comme « contrepartie » de la Lune Noire. Cependant, le cycle de 7 ans de révolution attribué à Séléné par P. Globа ne semble pas fiable. Le calcul généralement admis (longitude de Lilith plus 180°) est à la fois plus logique et plus simple. Mais là, chacun fait selon ses préférences…
Les planètes transneptuniennes
Les planètes transneptuniennes, ou encore planètes uraniennes, désignent les « points sensibles » introduits dans le langage astrologique en 1923 par l’astrologue allemand A. Witte, fondateur de l’école uranienne déjà mentionnée. Après avoir analysé de nombreux thèmes, il conclut qu’il lui manquait au moins quatre autres points agissant comme des planètes pour expliquer pleinement ceux-ci. Ainsi furent introduites les quatre premières « transneptuniennes » — Cupidon, Hadès, Zeus et Cronos. Quelques années plus tard, son ami et disciple F. Sieggrün en ajouta quatre autres, qu’il nomma Apollon, Admète, Vulcain (à nouveau) et Poséidon. (Ce Vulcain, contrairement aux autres, s’écrit Vulcanus.)
Il s’est avéré que la période de révolution de ces planètes ou points varie de 255 à 740 ans, ce qui signifie qu’elles doivent se situer au-delà de l’orbite de la dernière planète alors connue, Neptune (d’où leur nom). Depuis plus d’un demi-siècle, ces quasi-planètes jouissent d’une grande popularité auprès des astrologues, principalement en Amérique, mais aussi en Europe. Des éphémérides spéciales sont publiées, dont les plus récentes et les meilleures appartiennent à Neil Michelsen (Uranian Transneptune Ephemeris 1850-2050, Fransville/Wis. 1989). Comme on s’en occupe à peine chez nous, examinons brièvement leur signification ou, plus exactement, leurs archétypes, d’où découle indirectement un indicateur du niveau de socialisation et de réussite créative.
Période de révolution : 255 ans. Période de révolution : 360 ans, vitesse annuelle comparée : 0,815°, longitude au 01.01.1991 = 28° 09’ R Vierge. 21° 22’ R Gémeaux.
Apollon : ouverture, c’est-à-dire réceptivité, désir d’apprendre et d’accumuler de l’expérience, d’où une tendance aux activités commerciales, aux voyages en général et à la communication.
Période de révolution : 571 ans, vitesse annuelle comparée : 0,630°, longitude au 01.01.1991 = 15° 43’ Balance.
Admète : retrait – de soi, du monde (« vers le monastère »), des affaires, d’où aussi : interruption, arrêt, autolimitation, et enfin, la mort.
Période de révolution : 620 ans, vitesse annuelle comparée : 0,580°, longitude au 01.01.1991 = 13° 49’ R Taureau.
Vulcain : force surhumaine – Hercule, Porthos, le cyborg Terminator ; la force peut ne pas être physique (mentat, supercerveau), ni issue du physique (berserker, chaman).
Période de révolution : 657 ans, vitesse annuelle comparée : 0,548°, longitude au 01.01.1991 = 15° 27’ R Cancer.
Poséidon : manifestations supérieures de l’esprit – voie de la connaissance, consécration, ainsi que révélations, dons de vision spirituelle et de compréhension.
Période de révolution : 740 ans, vitesse annuelle comparée : 0,487°, longitude au 01.01.1991 = 0° 14’ Scorpion.
Bien que les Transneptuniens soient encore largement utilisés à l’Ouest, ce ne sont pas tout à fait des planètes, et leurs domiciles, ainsi que leurs lieux d’exaltation ou de chute, ne sont pas définis.
Astéroïdes
Avec le développement de l’astrologie informatique est venue la mode des astéroïdes : la longitude des quatre plus grands, Cérès, Pallas (Minerve), Junon et Vesta, est indiquée dans la plupart des éphémérides et dans tous les programmes astrologiques modernes. Certains programmes permettent de calculer jusqu’à deux dizaines d’astéroïdes, tandis que nos collègues de Saint-Pétersbourg, Semira et Vitaly Vétach, travaillent avec succès avec plusieurs centaines de ces petites planètes, certes intéressantes.
L’intérêt croissant pour eux coïncide avec l’éveil de la conscience féministe dans les pays occidentaux, lorsque les femmes et les hommes ont commencé à exiger non seulement une égalité formelle, mais aussi une égalité réelle avec les hommes (congés parentaux pour les mères et les pères, etc.) et à chercher de nouvelles façons supérieures d’exprimer le principe yin (féminin), présent aussi bien chez les femmes que chez les hommes : rejet des stéréotypes de l’homme « pourvoyeur » et de la femme « femme au foyer » – pourquoi pas l’inverse ? C’est pourquoi les quatre plus grands astéroïdes sont associés à des archétypes yin (déesse antiques), que nous examinerons plus en détail :
Cérès (Ceres), chez les Grecs Déméter – déesse de la fertilité et de l’agriculture (et mère de Proserpine-Perséphone) : mère, instinct maternel, amour inconditionnel (vivre pour ses enfants), mais aussi déception inconditionnelle, en dehors de toute logique et compréhension.
Élément : Terre. Période de révolution autour du Soleil : 4 ans et 220 jours, longitude au 01.01.1991 = 23° 19’ Balance.
Pallas (Pallas), chez les Romains (et les Américains) Minerve, épithète de la déesse Athéna en tant que guerrière. Athéna, fille de Jupiter-Zeus, née de sa tête, protectrice des cités, patronne des arts et des métiers. D’où l’archétype : fille, « amazone », synthèse du principe féminin et masculin, capacité à apprendre et, une fois appris, à agir (vivre pour s’exprimer). Savoir appliquer la tactique plutôt que la force. Principe d’androgynie, équilibre yang-yin.
Élément : Eau. Période de révolution autour du Soleil : 4 ans et 224 jours, longitude au 01.01.1991 = 24° 13’ Vierge.
Junon (Juno), chez les Grecs Héra, patronne des mariages et des naissances, épouse de Jupiter. Épouse qui voit en son mari le moyen nécessaire et suffisant de s’accomplir (vivre pour son mari) : mariage mystique, « mariage alchimique ».
Élément : Air. Période de révolution autour du Soleil : 4 ans et 132 jours, longitude au 01.01.1991 = 25° 44’ Sagittaire.
Vesta (Vesta), chez les Grecs Hestia, sœur de Jupiter, patronne du foyer sacré et domestique. Archétype : sœur, prêtresse, nonne entièrement dévouée à une idée, qu’il s’agisse d’une voie spirituelle ou simplement d’un service (vivre pour une idée).
Élément : Feu. Période de révolution autour du Soleil : 3 ans et 230 jours, longitude au 01.01.1991 = 15° 34’ R Taureau.
Les domiciles propres (et autres lieux de dignité) des quatre principaux astéroïdes font encore l’objet de débats, c’est pourquoi nous ne les présentons pas ici.
Moins fréquemment que les principaux, mais de plus en plus pris en compte chaque année, dix autres astéroïdes relativement grands méritent une brève description :
- Psyché (N° 16) : réaction émotionnelle aux autres, lien affectif, empathie.
- Éros (N° 433) : énergie vitale, passion ; également sensualité, libido, désir de procréation.
- Toro (N° 1685) : désir de dominer les autres, pouvoir conquis par la force.
- Sappho (N° 80) : romantisme, sens artistique, goût raffiné, esthétisme.
- Amor (N° 1221) : compassion envers autrui (amour du prochain), amour spirituel ou platonique.
- Pandore (N° 55) : envie, mais aussi jalousie, incitant à s’immiscer dans une situation.
- Icare (N° 1566) : audace, goût du risque. Rebelle éternel, opposant.
- Diane (N° 78) : instinct de survie, préservation de soi, d’où autonomie (et disharmonie dans les relations avec autrui).
- Hidalgo (N° 944) : adhésion consciente à quelque chose (« je ne peux pas céder sur mes principes »).
- Uranie (N° 30) : inspiration céleste (pour les artistes), connaissance cosmique.
Les éphémérides de ces astéroïdes pour la période 1931-2002 sont données dans l’ouvrage déjà mentionné : George, Demetra. Das Buch der Asteroiden. Moessingen, 1991.
Et tous les autres… Cette liste peut encore être prolongée. Elle comprend, par exemple, déjà mentionnés Hermès, Horus et Osiris, qui ont émigré aux États-Unis, où, avec Athéna, Midas, Moros, Pan, Rex, Sigma et quelques autres, ils ont intégré le système de Charles A. Jayne, ainsi que les planètes de l’école de Globa – Isis (compagnon de Vakshya, Phaéton, etc.). On calcule également les comètes, principalement comme annonciatrices de malheurs ou, à tout le moins, de tournants brutaux dans la destinée des individus et des peuples.
Le lecteur curieux pourra se livrer à des recherches personnelles dans ce domaine ; quant à nous, nous citerons pour conclure les propos de l’astrologue américain Robert Hand, qui soulignait qu’un astrologue praticien a déjà suffisamment de travail avec la nomenclature traditionnelle, les calculs de points supplémentaires prenant trop de temps.





