CARTE ET KARMA par Ni MONSTER
Tout d’abord, il faudrait dissiper une méprise très répandue. Le mot « karma » est aujourd’hui utilisé pour désigner tout et n’importe quoi : l’hérédité, les « dettes » laissées par nos vies antérieures, la dharma (rôle), la moksha (libération), et même le kismet… Le plus souvent, c’est précisément le kismet, c’est-à-dire le destin, la part assignée (de l’arabe *kism* – part), qui est évoqué. Ce terme ne concerne que cette incarnation et n’a aucun lien avec les vies passées ou futures. Les voyants, en particulier, abusent de ce mot pour expliquer tout ce qui dépasse le cadre direct de la relation médecin-patient. Même si, en théorie stricte, cela peut se justifier, en pratique, ni l’un ni l’autre n’y sont vraiment versés, et cela conduit souvent à remplacer la relation médecin-patient par une relation prêtre-profane : quand on découvre que la maladie d’un enfant est liée à la présence mémorielle d’une grand-mère défunte, ce phénomène (pas si rare) est qualifié de « karma », après quoi tout le monde hoche gravement la tête, et le travail ordinaire du médecin se transforme en rituel impliquant toute la famille. Heureusement, dans notre pays imprégné de mysticisme, cela aide plutôt qu’il ne nuit au traitement, et le principe de « soigner la famille » est connu depuis la nuit des temps.
Entre-temps, le karma est un concept philosophique abstrait, aussi peu applicable à la vie quotidienne que le concept de « matière » ne l’est à la table autour de laquelle nous mangeons. Dans l’hindouisme, il s’agit d’une causalité générale, similaire au concept grec d’*aitia atelès* (cause finale), si bien que le lien de causalité ordinaire, qui suppose une irréversibilité dans le temps (la cause précède toujours l’effet), ne s’applique pas dans le domaine du karma. Dans le bouddhisme et le taoïsme, c’est une loi impersonnelle d’équilibre cosmique, toujours en quête d’autorégulation. Une personne habile peut la perturber en un point ; l’univers n’en sera pas bouleversé, mais l’individu, comme on dit, s’en portera plus mal, car l’équilibre tendra à se rétablir, et l’humain paiera pour cette perturbation. (Dans la mythologie mondiale, un seul cas de perturbation aussi profonde de cet équilibre a été décrit, au point que l’univers « s’est renversé », mais cela n’a pas été fait par un humain.)
Il existe aussi le concept de « karma instantané » (*Instant karma*) – une rétribution rapide et inévitable pour le mal commis. C’est là une idée occidentale, remontant à l’évangélique *« À moi la vengeance, et je rendrai »* (Lc 12:19). À l’Est, on ne se soucie pas de la « vitesse » à laquelle l’équilibre cosmique se rétablit : tôt ou tard, il le fera, que cela prenne dix minutes ou dix mille ans, nul ne le sait. S.M. Lazarev (« Diagnostic du karma », Saint-Pétersbourg, 1993), dans sa pratique, note une augmentation de la fréquence des manifestations de « karma instantané », ce qui s’explique, cependant, davantage par l’incapacité d’un seul individu à suivre ces processus sur de longues périodes que par autre chose.
La rétribution n’a pas nécessairement lieu au cours de cette incarnation, c’est pourquoi on peut parler, en principe, d’une « dette karmique ». Il faut cependant bien comprendre ce que cela implique. Malheureusement, la doctrine du karma nous est parvenue à travers l’Occident, et les Occidentaux pragmatiques ont réduit ce concept de déséquilibre local de l’équilibre cosmique à l’idée d’une dette impayée.
Un exemple classique de cette approche est le livre de la Française d’origine allemande Dorothée Koechlin de Bizemont, « L’Astrologie karmique » (Koechlin de Bizemont, Dorothée. L’Astrologie karmique. Robert Laffont, Paris 1980). Chez madame de Bizemont elle-même, soit dit en passant, le karma n’a manifestement pas grande importance, car son nom est déformé de toutes parts chez nous (bien que, dans ce cas précis, ce ne soit pas une question de karma, mais de kismet). Elle est depuis longtemps connue chez nous sous le surnom de « de Vizi » ; dans « Astrologue » n°1 de 1994, elle est appelée « Koechlin de Bizemont » – d’ailleurs, un extrait de ce livre y est cité. L’ouvrage est assez confus, sa partie théorique est très faible, mais certains aspects pratiques de l’analyse de la carte y sont décrits avec une certaine précision. Un autre livre, tout aussi connu chez nous, est « L’Astrologie karmique » de Martin Schulman, un Américain (Schulman, Martin. Karmic Astrology. Ann Arbor, MI, 1975). Là aussi, la partie théorique est très modeste, mais les descriptions du rôle karmique des nœuds en signes et en maisons sont très pratiques pour le travail astrologique.
En pratique, l’astrologue a rarement besoin d’étudier les éléments karmique de la carte. Je veux dire par là qu’il ne faut pas les examiner par simple curiosité (sauf s’il s’agit de votre propre thème natal, dont l’étude est toujours utile). Non pas parce que cela serait « dangereux » ou « nuisible », mais simplement parce que ces informations superflues peuvent entraver l’analyse des problèmes ordinaires, « terrestres », de la carte.
Si une telle nécessité se présente malgré tout, que ce soit en raison de la complexité des problèmes analysés ou de la demande insistante de la personne concernée, ces éléments peuvent être pris en compte. Mais, d’une part, il faut bien se représenter ce que l’on cherche et pourquoi, c’est-à-dire avoir au moins une idée générale de la théorie du karma, et, d’autre part, ne pas se fier à des « illuminations » ou à une voix venue d’en haut, mais uniquement à des techniques et méthodes déjà éprouvées par les astrologues de l’Est comme de l’Ouest.
L’astrologue qui se lance dans l’analyse des éléments karmique d’une carte poursuit trois objectifs :
1. Déterminer en quoi consiste le karma de l’individu concerné (au sens philosophique bouddhiste-taoïste, bien que, dans ce cas, le karma soit en grande partie identique au kismet), et lui donner des recommandations générales ;
2. Construire la carte d’une incarnation passée (antérieure, future, etc.) pour en déterminer les principaux indicateurs ;
3. Trouver les liens karmique entre cet individu et les personnes qui l’intéressent ou qui lui sont liées.
Nous allons les examiner dans cet ordre.
1. Le karma individuel
Les astrologues indiens préfèrent lire le karma dans Saturne. Saturne est le karma lui-même, transporté d’une vie à l’autre. La position de Saturne en signe et en maison révèle la « mission » de l’individu, non seulement dans cette incarnation, mais aussi dans les autres. Son contenu consiste à préserver ou à rétablir l’équilibre cosmique, pour lequel chacun travaille là où il a été placé dans une incarnation donnée.
Dans cette optique, la signification de Saturne direct et rétrograde est presque identique : Saturne rétrograde indique simplement que la personne devra beaucoup travailler, tandis que Saturne direct demande plutôt une forme de non-agir. On peut préciser cela grâce à la position du Soleil par rapport à la ligne des nœuds. Si, dans la cosmographie natale, le Soleil se déplace de la Queue du Dragon vers la Tête, l’individu parviendra bientôt à surmonter le fardeau des vies antérieures ; plus le Soleil est proche de la Tête dans ce cas, moins le passé karmique pèse sur lui. Si le passage du Soleil directionnel par la Tête s’inscrit dans la durée de vie, l’individu peut revenir à son ancien karma.
Si le Soleil natal se déplace de la Tête du Dragon vers la Queue, l’individu ne pourra se défaire de ce karma de toute sa vie (cette)
le fardeau (la violation de l’équilibre cosmique commise lors de ses incarnations précédentes était trop lourd), mais il est préférable de bien le connaître afin de pouvoir vivre de manière à en minimiser l’influence. Ainsi, il peut au moins partiellement corriger la situation. Examinons maintenant brièvement la signification de Saturne, que les Indiens appellent « Ketu », et les maisons I et VII « rejetées par soi », c’est-à-dire une paire de signes opposés (maisons) :
- l’axe Vierge-Poissons – « l’assistant dans le malheur » (médecin, prêtre) ;
- l’axe Bélier-Balance – « artiste » ou « guerrier » (personnalité créative ou profession dangereuse) ;
- l’axe Taureau-Scorpion – « marchand » (entrepreneur, homme d’affaires) ;
- l’axe Cancer-Capricorne – « solitaire » (chercheur) ;
- l’axe Lion-Verseau – « aventurier » (expérimentateur) ;
- l’axe Gémeaux-Sagittaire – « vizir » (employé, administrateur).
Selon cela, la dharma se manifeste dans le thème, c’est-à-dire la mission assignée à l’homme dans cette incarnation, découlant de sa karma. La dharma peut varier à chaque incarnation ; elle dépend du fait que l’homme a réussi ou non à préserver l’équilibre cosmique lors de son incarnation précédente, c’est-à-dire de l’ampleur de son « devoir karmique ». Pour déterminer ce devoir karmique et préciser la dharma, on construit le thème de l’incarnation précédente ou d’autres incarnations, dont il sera question plus loin.
Parmi les indicateurs généraux, il convient également de mentionner la répartition des planètes par décans.
Le premier décan correspond au plan physique. Une personne ayant de nombreuses planètes, voire la majorité d’entre elles, dans les premiers décans est principalement orientée vers l’aspect matériel et physique de la vie, ne pense pas à la karma, et porte le fardeau du passé.
Le deuxième décan correspond au plan mental. Il reflète le mode de vie choisi pour l’incarnation actuelle, l’orientation de l’homme : soit l’oubli de la karma, soit sa correction et son accomplissement.
Le troisième décan correspond au plan astral, tourné vers le futur. Si de nombreuses planètes se trouvent dans les troisièmes décans, le devoir karmique est presque accompli, l’âme a parcouru une partie douloureuse du chemin vers la perfection, et la libération approche.
L’héritage
Les planètes en conjonction avec la Queue du Dragon ou la Tête du Dragon, ainsi que celles situées aux milieux d’autres planètes, ont toujours une signification karmique. Cependant, il s’agit en quelque sorte d’une karma « étrangère » : l’homme doit combler le déficit d’équilibre créé par d’autres. En réalité, bien sûr, ce n’est pas tout à fait une karma « étrangère ». Après tout, la karma est une loi universelle qui touche tous les êtres humains, et probablement tous les êtres vivants ayant peuplé ou peuplant la Terre (voire au-delà). C’est pourquoi, en Orient, on dit qu’il faut dresser l’horoscope d’une famille – tout comme on soigne toute la famille. En effet, la famille n’est pas formée par hasard : le partenaire ou l’enfant arrive souvent pour rétablir l’équilibre rompu par quelqu’un d’autre.
Cette relation se détermine par la planète située dans une telle position, et même par l’interrogatoire, ce qui est important. En règle générale, les péchés des parents se manifestent chez l’enfant sur le plan physique (maladies), ceux des grands-parents sur le plan astral (psychisme), et ceux des arrière-grands-parents sur le plan mental. Le partenaire est appelé à harmoniser les perturbations commises par l’homme lui-même – inutile de rappeler à quel point le choix du partenaire est crucial.
D’où le phénomène bien connu de la « grand-mère décédée » (voir les exemples de Lazarév S.M. *Diagnostic de la karma*, SPb., 1993, p. 17-18, 23, 94). Bien sûr, on ne peut plus guérir le défunt, mais on peut atténuer son influence. Cependant, cela relève davantage de l’astrologue-homœopathe ou de l’astrologue-extrasens que de l’astrologue praticien.
2. Le thème de l’incarnation donnée
Dans le thème natal, il faut également prêter attention aux planètes Neptune et au signe du Scorpion.
Neptune peut indiquer la dernière incarnation, lorsqu’elle se trouve dans la maison XII. Sa position là-bas suggère que l’âme a terminé la chaîne des réincarnations et ne renaîtra plus sur Terre après la mort physique. La proximité de Neptune avec la maison XII (sa position dans les maisons VII à XI) indique également que la chaîne des incarnations terrestres touche à sa fin. Neptune en maison I peut signifier que cette incarnation est la première pour l’homme, qu’il s’agit d’une « âme nouvelle ».
Le signe du Scorpion peut refléter le nombre d’incarnations précédentes. Un Scorpion vide indique une « âme jeune ». Plus il y a de planètes en Scorpion, plus l’âme est considérée comme ancienne, plus elle a eu d’incarnations. Cependant, le nombre de planètes ne correspond pas au nombre d’incarnations, mais n’évalue que approximativement « l’âge » de l’âme.
D’après le thème natal, on peut également déterminer approximativement le caractère de l’incarnation précédente significative (pertinente). Que cela signifie-t-il ? Dans une vie antérieure, l’homme a pu mourir en bas âge ou « naître en tant que baobab » : de telles incarnations nous sont non pertinentes, car leur influence sur l’incarnation actuelle est trop faible.
Les principaux facteurs déterminant l’incarnation précédente significative sont : la Queue du Dragon, la maison XII et les planètes rétrogrades. Plus une personne a de planètes rétrogrades, plus l’âme a commis d’erreurs dans son incarnation précédente et plus elle devra travailler à les corriger dans celle-ci. L’absence de planètes rétrogrades indique une vie vertueuse dans l’incarnation précédente.
La Tête du Dragon et la maison VIII donnent une idée de l’incarnation future. À cette fin, on utilise également le cuspide de la maison II, considéré comme ascendant secondaire.
La première impression sur la personne ayant vécu l’incarnation précédente est donnée par la maison XII du thème natal. Simplifiant, on peut dire que, en décalant le réseau des maisons d’une maison en arrière et en transformant la maison XI en première (la première maison devient la deuxième, la deuxième la troisième, etc.), on obtient un thème approximatif de l’incarnation précédente.
De même, en décalant la cosmogramme d’une maison en arrière, on peut essayer de jeter un regard sur l’avant-dernière incarnation, et ainsi de suite. Un décalage d’une maison vers l’avant (la première maison devient la deuxième, la deuxième la troisième, etc.) peut fournir des informations sur l’incarnation future. Cependant, il faut garder à l’esprit que les cosmogrammes ainsi obtenus sont approximatifs et ne se prêtent pas à une interprétation directe.
Lors du calcul selon les maisons solaires et lunaires, il suffit de renuméroter les maisons du cosmogramme natal ; lors du calcul selon l’ascendant, il faut prendre le sommet de la maison XII comme position de l’ascendant, celui de la maison IX comme milieu du ciel, et déterminer à l’aide des tables des maisons la latitude correspondant à cette combinaison des autres maisons, car celles-ci, naturellement, ne coïncideront pas avec les maisons du cosmogramme natal.
Cela peut être vérifié dans une certaine mesure : il est connu qu’une personne doit au moins une fois se rendre dans les lieux où s’est déroulée sa vie passée, ou du moins ressentir une attirance pour ces endroits. En calculant à l’aide des tables la latitude (et si possible la longitude) de l’incarnation précédente, on peut demander à la personne si elle a visité cette région du globe, si elle a étudié la langue locale ou si elle a d’autres liens avec ces lieux. Cela se confirme souvent.
De plus, la vie passée (maison XII) détermine dans une certaine mesure la première moitié de la vie actuelle de l’homme, lorsqu’il lui est encore difficile de se débarrasser des habitudes et des actes du passé. Ce n’est qu’après trente ans, à la fin du premier cycle de Saturne (29,5 ans), que la personnalité initiale, alourdie par le fardeau des incarnations passées, se dissout et qu’une nouvelle, véritable personnalité de l’incarnation actuelle naît.
À une époque, des tables circulaient à Moscou, attribuées à un certain Carter, permettant, selon leurs dires, de calculer
l’heure et le lieu de sa précédente naissance, ainsi que de savoir qui ils étaient alors et ce qu’il est recommandé de faire dans leur vie actuelle. Le caractère de la précédente incarnation est décrit correctement, et les recommandations sont également bonnes ; il est juste d’indiquer si la personne était un homme ou une femme. Cependant, en ce qui concerne l’heure et le lieu, il ne faut pas s’y fier. La valeur de la planète Soleil ne montre que la vie actuelle et n’est pas prise en compte dans la cosmographie de l’incarnation précédente. La Lune indique le destin de la personne dans une vie antérieure ; on la confond souvent avec le Soleil dans la cosmographie de l’incarnation précédente.
Parmi les autres éléments, seules les planètes rétrogrades sont prises en compte dans la nouvelle cosmographie. Les valeurs karmiques appartiennent aussi bien aux planètes rétrogrades qu’aux planètes directes situées dans la carte natale. Jupiter apporte une joie cosmique dans la maison où il se trouve et montre dans quel domaine la personne peut plus rapidement liquider sa karma. Il indique également le rétablissement de l’équilibre — la compensation pour les privations de la vie passée ou, au contraire, le paiement pour les excès commis dans une incarnation antérieure.
Saturne montre quelles obligations ont été accomplies dans la vie passée et indique l’élément le plus important de la karma à corriger en premier lieu. Il s’agit d’une ancienne karma, transmise de vie en vie. Uranus, avec des aspects difficiles ou rétrograde, parle des erreurs de la vie passée — trahison envers les amis, refus de se sacrifier pour les idéaux les plus élevés. Neptune rétrograde, fort ou avec des aspects précis (qu’ils soient difficiles ou harmonieux), parle de l’errance de l’âme : une telle personne a vu la chute de l’Atlantide. Si dans l’horoscope il n’y a pas d’influence forte de Saturne, Neptune ne libère pas de la karma passée, mais continue de la développer dans la même direction. Ce n’est que dans la onzième maison de la carte natale qu’il parle de la fin de la chaîne des réincarnations.
Pluton dans la cosmographie natale est un lien qui relie une vie à une autre. Il montre le signe et la maison où la personne mène cette vie dans la solitude. De manière similaire, son positionnement dans la cosmographie de la dernière incarnation par rapport à l’avant-dernière, etc., est interprété. Les valeurs karmiques de la Queue du Dragon.
En signes :
Kétu en Bélier : selon la maison et les aspects — il était commandant, chef de bande, meneur d’une troupe, d’un gang. Il avait développé l’énergie, l’initiative et la force physique. Il se distinguait par un individualisme extrême.
Kétu en Taureau : il avait tout — pouvoir, richesse, famille, mais celle-ci souffrait de son insatiabilité. Il consacrait ses forces à l’accumulation de richesses matérielles, ou peut-être transformait-il ses activités en une fin en soi, oubliant l’entourage et négligeant le monde spirituel. Toute sa vie, il craignait de perdre ne serait-ce qu’une petite partie de ce qu’il avait accumulé.
Kétu en Gémeaux : il se dispersait, se répandait, promettait sa main et son cœur à plusieurs personnes à la fois, mais au moment décisif, il se rétractait. Il comprenait bien les gens, mais ne pensait pas à l’âme. Ce n’est qu’à la fin de sa vie qu’il a réalisé ce dont il avait vraiment besoin.
Kétu en Cancer : dans une vie antérieure, et peut-être dans d’autres incarnations précédentes, il est resté longtemps un enfant, se cachant derrière le dos de ses parents, refusant généralement de prendre des initiatives ou de lutter contre les obstacles. L’homme se cachait derrière la jupe de sa femme, et la femme aimait dépenser de l’argent et se laissait choyer.
Kétu en Lion : dans une vie passée, il ne fréquentait que des personnes nobles, était volontaire et autoritaire, utilisant les autres comme des pions. Son entourage était composé de flagorneurs et de mendiants. Il se passionnait pour les arts sans vraiment les comprendre.
Kétu en Vierge : dans une vie antérieure — exécutant brillant, éternel subordonné. Il aimait l’ordre en tout, mais ne savait pas et n’osait pas faire preuve d’initiative. Il était plus fidèle à la lettre qu’à l’esprit des tâches qu’il accomplissait.
Kétu en Balance : dans une vie passée, il cherchait à plaire aux autres, voulait leur plaire, évitant de prendre des décisions indépendantes. Cependant, il était une personnalité artistique, subtile, vulnérable et émotionnelle.
Kétu en Scorpion : il se distinguait par son manque de scrupules et son indifférence en matière financière, probablement engagé dans des activités douteuses. Il y avait peut-être d’autres abus : perversions sexuelles, pratiques de magie, sorcellerie.
Kétu en Sagittaire : il menait une vie sauvage de Viking ou de Bédouin. Le problème du choix ne se posait jamais devant lui : il agissait uniquement selon ce qui lui semblait juste. Les rumeurs sur sa mort se révélaient toujours être des mensonges.
Kétu en Capricorne : cette personne a une âme ancienne. Dans une incarnation passée, il était un noble dignitaire, un dirigeant habitué à donner des ordres sans trop se soucier des besoins de ses sujets.
Kétu en Verseau : il n’aimait pas les gens, les évitait, essayait de ne s’attacher à personne et ne permettait à personne de s’attacher à lui. Il méprisait les conventions et aidait rarement les autres.
Kétu en Poissons : dans une incarnation passée — activité religieuse, compassion pour les souffrants, persécutions, souffrances. Peut-être était-il un paria dans sa famille. Il était emprisonné ou a passé longtemps à l’hôpital. Il possédait des capacités occultes et pouvait guérir les malades. Il rêvait d’un monde idéal, mais doutait de la possibilité de l’atteindre et tombait souvent dans le désespoir.
En maisons :
Kétu en maison I : individualisme extrême. Soldat, partisan. Méprisait le mépris. Refusait le mariage et la famille. Dans cette vie, il aura des amis et des partenaires issus de vies passées ; il devra se détacher du mode de vie spartiate et s’habituer au confort moderne.
Kétu en maison II : jalousie, envie, avidité. Dans une vie antérieure — cupidité, accumulation. Dans cette vie, il doit apprendre à être généreux et magnanime.
Kétu en maison XI : dans une vie passée — étudiant éternel, critique, courageux maladroit, parfois rusé jusqu’à l’indélicatesse. Dans cette vie, il doit se débarrasser du complexe de supériorité et renforcer sa confiance en soi au lieu de ridiculiser et de décourager les autres dans leurs entreprises.
Kétu en maison IV : dans une vie passée, il méprisait la main qui le nourrissait. Maintenant, il doit lui-même suer sang et eau pour nourrir ses enfants (ou ses proches âgés), sans compter sur leur gratitude.
Kétu en maison V : dans le passé — prince, roi, enclin à l’égocentrisme et à l’utilisation des gens comme outils. Maintenant, il doit apprendre à donner sans rien attendre en retour, sans exiger de récompenses ni de louanges.
Kétu en maison VI : dans une vie antérieure, il travaillait pour les autres, peinant pour accumuler ne serait-ce qu’un minimum de richesse, et est mort d’un travail épuisant. L’amour du travail le caractérise aussi dans cette incarnation ; il lui manque seulement l’initiative et l’indépendance. Plus de confiance en soi !
Ketu en VIIe maison : Dans une vie antérieure, il était exécutant, serviteur passif et dépendant des autres. Maintenant, il devra forger sa propre opinion sur tout et apprendre à agir à ses risques et périls.
Ketu en VIIIe maison : Dans une vie passée, personne ne le connaissait vraiment, pas même ses proches. Il menait une existence secrète, remplie de mystères et de secrets. Peut-être y avait-il aussi des crimes, des affaires sombres ou de la sorcellerie. Dans cette vie, il doit rejeter les mauvais souvenirs, se consacrer à la création de joie et de bonté.
Ketu en IXe maison : Dans une vie antérieure, il était une personne cultivée, un savant ; son aspiration à la connaissance se manifeste également dans cette vie. Il a besoin d’un bon environnement spacieux et de la possibilité de partager librement ses connaissances.
Ketu en Xe maison : Au cours de ses vies passées, il a atteint de grands sommets (chef de clan, d’État) ; dans celle-ci, il doit en redescendre sans se briser. Autrefois, il sacrifiait son bonheur personnel au profit d’affaires publiques, désormais il doit faire l’inverse.
Ketu en XIe maison : Dans une vie antérieure, il était rêveur, visionnaire, réformateur. Maintenant, il ferait mieux de moins critiquer le monde et de davantage agir lui-même, en cherchant à laisser une trace plus durable sur Terre.
Ketu en XIIe maison : Ses vies antérieures furent remplies de tourments et de souffrances. Maintenant, il peut se reposer, se détendre. Il n’a pas besoin de partager ces sentiments et souvenirs avec les autres – ils ne le croiraient simplement pas. Mieux vaut les aider par des actes concrets que par des avertissements vains.
Valeurs karmiques des signes inclus : Bélier-Balance : Dans une vie antérieure, il était fanatique, convaincu de la justesse de sa cause et capable d’éliminer ceux qui pensaient différemment.
Taureau-Scorpion : Dans des vies passées, il a tiré profit de l’argent, de la religion et s’y est complu.
Gémeaux-Sagittaire : Dans une vie antérieure, il ne voulait pas étudier ni partager ses connaissances avec les autres.
Cancer-Capricorne : Il était un enfant abandonné par ses parents ou a perdu un enfant (des enfants) dans des circonstances tragiques.
Lion-Verseau : Il n’a pas su s’affirmer dans la vie, retenir ses enfants et ses amis. Dans cette nouvelle incarnation, la situation se répète.
Vierge-Poissons : Dans une vie passée, il était médecin, moine, serviteur du peuple ; il a beaucoup souffert.
3. Liens avec les autres personnes
Maintenant, il faut évoquer les liens karmiques de la personne, ses connexions avec les autres – partenaire, parents, amis. On considère généralement que toutes les planètes, qu’elles soient rétrogrades ou directes, situées après la Lune (c’est-à-dire dont la longitude dépasse celle de la Lune de 0 à 180 degrés), désignent des personnes rencontrées dans des vies antérieures. Si, en outre, ces planètes forment des aspects avec Pluton, ces individus ont joué un rôle important dans une vie précédente. Parmi eux, Pluton lui-même peut s’avérer le plus significatif, surtout s’il est rétrograde et/ou situé en IVe ou VIIIe maison.
Un grand intérêt réside dans la comparaison des cosmogrammes d’une personne avec ceux de ses proches : la coïncidence de leurs Soleil, Lune, Ascendants et autres points importants avec les planètes mentionnées indique souvent une telle connexion karmiques.
Les planètes s’interprètent comme suit :
Soleil en conjonction avec Mercure peut désigner un père qui, dans une vie antérieure, était un frère germain ou cousin.
Mercure en aspect avec Mars (dans un orbite de 30 degrés) – un amant d’une vie passée.
Uranus désigne souvent un ami réincarné, Jupiter – une épouse, Vénus – une épouse ou amante aimée.




