M odalité canard (synth). La modalité qualitativo-synthétique est caractéristique de l’accent mis sur une qualité liée à un objet entier — dans le discours, elle se manifeste généralement par le nom de l’objet :
— Ce n’est pas ton pull, c’est celui de Vasia ! canard (synth)
— Une jeune femme intéressante — et typiquement pétersbourgeoise. canard (synth)
Une autre façon dont cette modalité apparaît est lorsque la qualité est exprimée par une métaphore (qui, cependant, ne doit pas « éclipser » par sa vivacité le sens principal de la réplique, sinon on obtiendrait une modalité canard (synth)-canard) :
— Tu es naïve comme une chèvre de montagne. canard (synth)
— Tu m’es indispensable comme un oasis pour un voyageur égaré dans le désert. canard (synth)
La submodalité synthétique apparaît dans des transpositions qualitatives et concises, souvent aphoristiques, typiques de l’oral :
— Quelle sorte de baies veux-tu ?
— Mûres ! canard (synth)
Si, dans une phrase courte (aphoristique), on met fortement l’accent sur un mot qui représente une qualité ou une action, on obtient aussi souvent une transposition qualitativo-synthétique :
— Le loup a eu pitié de la jument — il l’a dévorée jusqu’aux os. canard (synth)
— Et toi, libère-la ! canard (synth)
— Je veux une fille jeune, joyeuse ! canard (synth)
Idiomes et proverbes en modalité canard (synth) :
On respecte les aînés dans l’Orda.
Tadey, attends l’étoile et donne des claques.
On reconnaît Fekla à son museau humide.
Exercice. Imaginez des situations où la modalité canard (synth) émerge.
Exercice. Modifiez les transpositions suivantes et cinq autres de votre choix pour leur donner une modalité canard (synth) :
1. — Va-t’en !
2. — Dans les limites de ma compréhension, la politique actuelle des pays de l’Union européenne est extrêmement myope.
3. — Si la Terre est plate, alors Dieu n’existe pas ?!
4. — Si tu ne me comprends pas, frère, mieux vaut nous séparer pacifiquement.
5. — Où es-tu, ma jeunesse, mes boucles et mes joues roses ?
Exercice. Répondez aux sollicitations suivantes et à cinq questions de votre choix en modalité canard (synth) :
1. — Asseyez-vous, Onophri Ignaïevitch, où vous voulez, voici un canapé, voici un fauteuil moelleux.
2. — Oh, non, pas besoin !
3. — Bien sûr, prédire l’avenir est difficile — et coûteux, avec nos moyens !
4. — Ne me faites plus rire — sinon des rides apparaîtront sur mon visage !
5. — Tant que les hommes ne commenceront pas à se maquiller les lèvres, ils ne comprendront pas ce qu’est la beauté !
Exercice. Dans les situations suivantes et cinq autres de votre choix, créez une sollicitation en modalité canard (synth) :
1. Flirter avec un homme âgé et distingué dans le hall d’un hôtel.
2. Essayer de faire connaissance avec un grand jeune homme musclé à l’arrêt de bus.
3. Exprimer des griefs en privé envers une nouvelle poupée qui maltraite les anciennes.
4. Exprimer de la compassion envers un parent âgé à l’hôpital.
5. Accuser publiquement son fils de vol de bonbons dans le buffet.
Modalité canard (canard). La modalité qualitativo-qualitative est caractéristique des définitions qualitatives accentuées, précisées par d’autres qualités :
— Extrêmement piquant ! canard (canard)
— Ne doute pas, j’irai vite ! canard (canard)
— Si beau — comme doré ! canard (canard)
Idiomes et proverbes en modalité canard (canard) :
Des chiens noirs sont partis laver les blancs.
Malheur à celui qui vit bien chez lui.
N’est pas maître celui qui ne connaît pas son domaine.
Exercice. Imaginez des situations où la modalité canard (canard) apparaît.
Exercice. Modifiez les transpositions suivantes et cinq autres de votre choix pour leur donner une modalité canard (canard) :
1. — Des pains d’épices et des bonbons !
2. — Ma maison est à moi.
3. — (à une rencontre inattendue dans une ruelle) Vassian !
4. — Les rides apparaissent à cause des péchés — contre soi-même !
5. — Écris — c’est perdu, et adieu !
Exercice. Répondez aux sollicitations suivantes et à cinq questions de votre choix en modalité canard (canard) :
1. — Où habitez-vous, chère inconnue ?
2. — Je ne veux pas de concombres — je préférerais de la salade.
3. — Eh bien, s’il vous plaît, Goury !
4. — Oh ! C’est simplement ahurissant !
5. — Je ne sais pas, mon cher, je ne sais pas… en un mot, j’hésite.
Exercice. Dans les situations suivantes et cinq autres de votre choix, créez une sollicitation en modalité canard (canard) :
1. Demander poliment au médecin d’être plus attentif.
2. Essayer de régler faiblement une récente dispute avec son frère aîné.
3. Insulte directe et publique, amère, envers sa jeune sœur.
4. Menace sous forme d’allusion légère et professionnelle sur l’avenir proche de son idole.
5. Excuses publiques envers un subordonné pour une erreur de gestion.
Modalité canard (avant). La modalité qualitativo-substantielle est caractéristique des définitions, verbes ou participes qualitatifs qui renvoient au plan substantiel : à cornes, à tête, aux grandes oreilles, de table, de noix, de sol, de couteau, de choc, de marche, de fêter, de faire la noce.
Cette modalité émerge lorsque des qualités sont formées à partir du plan substantiel, ce qui est assez courant :
— Quel type de glace voulez-vous ?
— Aux noix ! canard (avant)
— Et maintenant j’ai un bureau d’écriture — tu te rends compte — entièrement sculpté ! canard (avant)
Cependant, si cette sculpture ne concernait pas tout le bureau, mais seulement une partie, la modalité qualitative deviendrait substantielle :
— Et près de mon bureau d’écriture, les pieds sont sculptés ! avant
Autres exemples :
— Vert à pois. canard (avant)
— Drôle à en avoir des crampes. canard (avant)
— Ivre à fumer. canard (avant)
Idiomes et proverbes en modalité canard (avant) :
Gelé comme un Français.
Véritable Italien.
Ni terre ni cour.
Il bouscule comme un chien dans une cuisine.
Fou à lier.
Traîner paresseusement — et perdre son pain.
Un Russe a donné une leçon à un Allemand.
Plus méchant qu’un Tatare.
Exercice. Imaginez des situations où la modalité canard (avant) émerge.
Exercice. Modifiez les transpositions suivantes et cinq autres de votre choix pour leur donner une modalité canard (avant) :
1. — (désapprobateur) Eh bien, Ustine !
2. — Ah, où ne sommes-nous pas allés !
3. — Tu es un vieux chêne, Falaï !
4. — Il me semble peu probable que la société moderne soit capable de produire une idéologie fraîche.
5. — Tu n’es vraiment pas en forme aujourd’hui, Sabina !
Exercice. Répondez aux sollicitations suivantes et à cinq questions de votre choix en modalité canard (avant) :
1. — Ne pleure pas, Platonide !
2. — Et moi, je vais me vexer !
3. — Ha-ha !
4. — Tu vois, Terenti, j’ai énormément de travail en ce moment, c’est là le hic.
5. — Dis donc, village !
Exercice. Dans les situations suivantes et cinq autres de votre choix, créez une sollicitation en modalité canard (avant) :
1. Saluer sur une station balnéaire un ancien amour, rencontré par hasard en compagnie d’une amie.
2. Présenter officiellement une nouvelle poupée aux anciennes.
3. Exprimer des griefs sérieux et brefs en privé envers un animal.
4. Invitation informelle et lointaine dans le temps à un connaissance pour rendre visite.
5. Adieu informel et prolongé sur une station balnéaire à un nouveau connaissance d’âge moyen.
Modalité avant (canard). La modalité substantivo-synthétique émerge lorsque l’accent est mis sur des noms comme :
ville Moscou, paquebot « Essenine », chien Tiava, montagne Ararat.
Les expressions du type « camarade Bender » ou « major Pronine » ont une modalité avant (canard) lorsqu’elles sont utilisées dans des énumérations ou comme partie d’un tableau général :
— Avec nous seront Alevtina, Anissia et Anastasia. avant (canard)
— Bientôt arriveront nos camarades, et parmi eux (surtout) le camarade Gougénot. avant (canard)
Cependant, lorsqu’on s’adresse directement à quelqu’un ou qu’on accentue fortement ce type d’expression, elle prend une modalité canard (synth) :
— Permettez-moi de me présenter : (solennel) duc de Buckingham ! canard (synth)
Une ambivalence intéressante apparaît lors de la présentation d’enfants ou d’animaux domestiques. Voici le maître de maison qui présente son foyer à un invité :
— Et voici ma fille Varénka.
Pour le père, « fille Varénka » a une modalité canard (synth), mais pour l’invité, peu intéressé par les enfants, elle a une modalité avant (canard) (c’est-à-dire « un enfant portant ce nom »).
Une situation similaire se produit lors de la présentation d’un animal domestique :
— Et voici le chat Épiphane.
Pour la maîtresse de maison, cette transposition a une modalité canard (avant), mais pour l’invité indifférent aux animaux, elle a une modalité avant (canard) (c’est-à-dire « un animal de la famille des félins portant ce nom »), et cette divergence de modalités ne favorise pas leur compréhension mutuelle.
Fraséologismes et proverbes dans la modalité avant(syn) :
Un ami pour un autre, et tout pour Pierre.
Tous pour un, un pour tous.
La main de Dieu est souveraine.
Tous ne sont pas Ivan Ivanovitch, mais seulement ceux à qui Dieu le donne.
Ni à la ville Bogdan, ni au village Sélifan.
Exercice. Imaginez des situations où la modalité avant(syn) se manifeste.
Exercice. Modifiez les transmissions suivantes et cinq transmissions de votre choix pour qu’elles acquièrent la modalité avant(syn).
1. – (enjoué) Vitoussik !
2. – Ah !
3. – Vraiment ?
4. – Il est étrange de supposer que la Russie puisse se retrouver en périphérie de l’histoire mondiale – ce n’est pas la Nouvelle-Zélande !
5. – Je ne sais pas, ma mère, je n’ai pas encore décidé avec qui je ferais mieux de me marier : avec une actrice ou une cuisinière.
Exercice. Répondez aux demandes suivantes et à cinq questions de votre choix dans la modalité avant(syn).
1. – Pourquoi as-tu les oreilles si décollées aujourd’hui ?
2. – Où pourrions-nous nous isoler ?
2. – Arrête, Solomia, je n’ai encore rien décidé !
4. – À quoi te servira cette jupe ? Notre famille pourrait se nourrir une semaine avec cet argent !
5. – Tes genoux sont trop visibles, Taïssia !
Exercice. Dans les situations suivantes et cinq situations de votre choix, inventez des demandes dans la modalité avant(syn).
1. Présentation de sa profession de foi politique à son futur beau-père.
2. Vengeance émotionnelle infligée à une poupée arrogante.
3. Regret exprimé à un animal de compagnie concernant les réformes gouvernementales à venir.
4. Invitation d’une nouvelle amie intime à un vernissage d’un artiste à la mode, Zvierev.
5. Présentation d’un nouveau connaissance intime à une vieille amie.
Modalité avant(katch).
La modalité objet-qualitative est caractéristique des transmissions qui mettent l’accent sur des objets matérialisant une qualité ou une action : ouvrier, serviteur, informateur, traducteur, amant.
Pour cette modalité, on trouve presque fusionnés des syntagmes stables (fraséologismes) correspondant à la formule « adjectif + nom », tels que « chat crevé », « âne bâté », « ange pur », etc.
– Et voici mon promis ! avant(katch)
– Voici les débutants ! avant(katch)
– J’ai en moi divers traits de caractère : assiduité et négligence, intérêt pour le nouveau et indifférence pour l’ancien, amour du prochain et indifférence en matière de religion… avant(katch)
Fraséologismes et proverbes dans la modalité avant(katch) :
Petites plumes tachetées, tête lisse.
Les bains ne brûleront pas, et le four ne s’éteindra pas.
Tiens-toi au rouet, tiens-toi au fléau, et la flûte viendra d’elle-même.
Il suffirait de farine et de tamis, et je serais rassasiée moi-même.
Sept haches gisent ensemble, mais deux rouets sont séparés.
Sa propre chemise – son espace et sa propre étroitesse.
Exercice. Imaginez des situations où la modalité avant(katch) se manifeste.
Exercice. Modifiez les transmissions suivantes et cinq transmissions de votre choix pour qu’elles acquièrent la modalité avant(katch).
1. – Un as reste un as, même en Afrique.
2. – Envoyez-moi une douzaine d’huîtres fraîches, et vite.
3. – Ne me harcelez pas toutes les heures, Bénédict !
4. – Il est temps de se reposer, mademoiselle !
5. – Persécuter les dissidents dans la science est une activité sans perspective à grande échelle, mais parfois très efficace à petite échelle.
Exercice. Répondez aux demandes suivantes et à cinq questions de votre choix dans la modalité avant(katch).
1. – Quel âge avez-vous, madame ?
2. – L’invitation à dîner est toujours valable, Faïna !
3. – Je vous en prie, Apollinaire !
4. – Un hiver sibérien rigoureux et, surtout, long est avant tout une épreuve de l’esprit, Avakoum !
5. – À quoi bon un aquarium à mon âge, Féona ?
Exercice. Dans les situations suivantes et cinq situations de votre choix, inventez des demandes dans la modalité avant(katch).
1. Proposition énergique et privée à un subordonné de divorcer à l’amiable.
2. Annonce officieuse aux subordonnés du début d’une longue intrigue désagréable dans l’entreprise.
3. Invitation informelle d’un amant à l’entracte au buffet du théâtre.
4. Aveu privé d’une petite faute rachetée à un animal de compagnie.
5. Adieu officieux à un compagnon de voyage pour peu de temps dans les montagnes.
Modalité avant(avant).
La modalité objet-objet est caractéristique des parties d’objets accentuées, par exemple : la queue d’un chien, le bout du nez d’un juge.
– Maman, regarde la lèvre supérieure de ma bouche ! avant(avant)
– Dans le nord de la Sibérie se trouvent les embouchures de l’Iénisseï, de l’Oleniok et de l’Indiguirka. avant(avant)
Cependant, des expressions comme « une assiette de chichis » ou « un panier de champignons » relèvent plutôt de la modalité vers(katch) que vers(avant).
Fraséologismes et proverbes dans la modalité avant :
Il sert comme bouc dans une écurie.
Une petite maison sur des pattes de poulet.
Sous le nez, pas sous le coude.
La parole annonce la nouvelle.
Sur toutes les lèvres.
Le monde crache dans sa salive, et la mer se forme.
Un livre, et dedans, des figues et encore des figues.
Exercice. Imaginez des situations où la modalité avant se manifeste.
Exercice. Modifiez les transmissions suivantes et cinq transmissions de votre choix pour qu’elles acquièrent la modalité avant.
1. – Vous êtes si chaleureuse, Oulita Askoldovna !
2. – Nous communiquons progressivement.
3. – C’est ainsi, et ce n’est pas ainsi.
4. – Oh !
5. – Et ton miel, est-ce du tilleul ou du sarrasin ?
Exercice. Répondez aux demandes suivantes et à cinq questions de votre choix dans la modalité avant.
1. – Laisse-moi passer au cimetière, camarade !
2. – Pour une telle affaire, il faut s’y prendre avec beaucoup de sagesse !
3. – Et moi, qu’est-ce que j’ai à voir avec ta faim ?
4. – Écris une lettre à ton fils, père !
5. – Exprime-toi plus brièvement, Kharlampi !
Exercice. Dans les situations suivantes et cinq situations de votre choix, inventez des demandes dans la modalité avant.
1. Proposition officielle à un hôte de souper.
2. Adieu à une ville aimée lors d’une séparation prolongée.
3. Annonce officielle d’un petit contretemps familial.
4. Compliment d’une femme vieillissante lors d’une réunion officielle.
5. Condoléances officieuses à un proche parent pour une importante compensation financière.
Exercice. Déterminez les modalités triadiques complexes de dix proverbes et dictons de votre choix.
Exercice. Déterminez les modalités triadiques simples ou complexes des transmissions dans les dialogues suivants et dans cinq dialogues de votre choix. Précisez si nécessaire le contexte et le style par vous-même.
1. – Parfen, as-tu nourri les poissons ?
– (Secouant la tête négativement) Ou-u.
2. – Tu es la meilleure, la plus belle, la plus désirable !
– (Avec colère) Quoi ?!
3. – (Significativement) Une seule brochet ne peut pas attraper tous les gardons.
– Alors nous l’aiderons !
4. – Niphon Alexandrovitch !
– C’est ennuyeux, Varénka ?
5. – Pavlocha, m’aimes-tu vraiment ?
– (Avec émotion) Eh !
6. – C’est tout de même agréable que, malgré toutes les prédictions, notre économie n’ait pas éclaté aux coutures sur la période écoulée.
– Dieu ne donnera pas, le cochon ne mangera pas.
7. – Ou-tiou-tiou, mon petit !
– Je te rattraperai – tu ne survivras pas, Vassilissa !
8. – Ne me fatigue pas, Xénophon, je t’en prie !
– Faire plaisir à une femme est ma principale raison de vivre, ma colombe.
9. – Courbe-toi, ne te courbe pas – de toute façon, ça fait mal !
– Tout arrive par la volonté de Dieu, Agnessa, sans quoi, ma chérie !
10. – Au revoir ou à bientôt, Tigrane ?
– Devine toi-même.
Exercice. Déterminez les modalités dialectiques simples des transmissions suivantes et de cinq transmissions de votre choix, puis modifiez-les en leur attribuant différentes submoadalités : a) synthétique, b) qualitative et c) objet.
1. – Passe ce soir, Romuald !
2. – Pourquoi auriez-vous besoin d’un chiot rottweiler ?
3. – Les planches ne sont pas mauvaises – mais elles sont posées n’importe comment !
4. – Un moustique m’a piqué – énorme !
5. – Tiens-toi tranquille, ma colombe !
Exemple.
1a). – Passe ce soir, (significativement) Romuald ! syn(syn)
1b). – Passe ce soir, Romuald – nous nous réchaufferons, nous discuterons ! syn(katch)
1c). – Passe ce soir, Romuald – il y aura du thé, des gâteaux, de la confiture ! syn(katch)
Exercice. Modifiez les transmissions suivantes et cinq transmissions de votre choix pour qu’elles acquièrent les modalités complexes suivantes : a) syn(katch), b) syn(avant), c) avant(katch).
1. – Je gèle complètement !
2. – Et toi, crache ! Trois fois ! Par-dessus l’épaule gauche !
3. – Bien, Rostislav, je suis d’accord.
4. – Des gelées sans précédent ont saisi toute la Sibérie, et toi tu te plains !
5. – Avez-vous déjà été au bord du Baïkal au printemps ?
Exercice. Modifiez les cinq transmissions suivantes et cinq autres de votre choix pour leur donner les m odalités complexes suivantes : a) canard(canard), b) canard(présent), c) présent(présent).
- — Oui.
- — Difficile à dire avec certitude.
- — Avec de la vodka, frottez-le avec de la vodka !
- — Ah, je suis inquiet !
- — Pas vraiment.
Exercice. Répondez aux questions suivantes et à cinq autres de votre choix selon les modalités complexes suivantes : a) canard(garçon), b) garçon(canard), c) présent(garçon) et d) canard(présent).
- — Qui est le maître dans cette maison ?!
- — Où est mon linge de corps ?
- — Pourquoi est-ce que je reçois toujours plus que les autres ?
- — Pourquoi le lièvre a-t-il une queue courte et le renard une longue ?
- — Pourquoi le nez de la grand-mère est-il crochu ?
Exercice. Répondez aux questions suivantes et à cinq autres de votre choix selon les modalités dialectiques complexes suivantes : a) présent(garçon) ; b) garçon(présent) ; c) présent(présent) et d) canard(canard).
- — Qui a mangé ma part de tarte aux pommes ?
- — Comment vous appelez-vous, inconnue ?
- — Quelles montagnes !
- — Où est mon chapeau ?
- — Pourquoi l’oie n’est-elle pas une camarade pour le cochon ?
Exercice. Inventez des dialogues sur les thèmes suivants et sur cinq autres de votre choix. Les personnages doivent respecter les modalités suivantes :
- Protagoniste — garçon(canard), partenaire — présent(garçon)
- Protagoniste — canard(canard), partenaire — garçon(présent)
- Protagoniste — présent(garçon), partenaire — canard(garçon).
- Vilia, élève de première année, explique à son institutrice Poulkheria Khristoforovna pourquoi il n’a pas pu venir à l’école hier. L’institutrice tente de lui coller la faute et de lui expliquer que l’école doit passer avant la maison. Vilia ne la comprend pas.
- Zinovii Kalistratovitch, grand patron, passe directement du travail chez sa maîtresse Euphrosine et essaie de lui raconter les derniers événements dans son institution. Euphrosine, cependant, n’est d’humeur qu’érotique.
- Martirii, jeune journaliste, interviewe le vieux poète Feoktist Nifontovitch Trepoglazov, ami de Maïakovski et Akhmatova.
- Le chien d’entrepôt Élisarytch propose à la chienne Dounia de se réveiller dans les cours. Dounia est intriguée, mais elle craint le désaveu de sa maîtresse Isabelle.
- Madame Violette essaie de comprendre avec son cactus pourquoi il est de mauvaise humeur.
Exercice. Inventez des dialogues sur les thèmes suivants et sur cinq autres de votre choix. Les personnages doivent respecter les modalités suivantes :
- Protagoniste — garçon(présent), partenaire — canard(garçon)
- Protagoniste — canard(présent), partenaire — garçon(canard)
- Protagoniste — do(présent), partenaire — do(garçon).
- Agniia, étudiante de première année, questionne son père sur la façon dont il s’occupait de sa mère et des autres filles, tout en se demandant dans quelle mesure ces manières s’appliquent aujourd’hui.
- L’impresario Antonii propose à la star de variétés Klavissiia différentes options de vacances d’été. La star fait des caprices.
- Un client se présente à l’agence de voyages « Niagara » et souhaite visiter l’Afrique, mais s’inquiète de ses dangers. L’employé Protas le rassure, mais ne veut pas assumer une trop grande responsabilité pour l’agence.
- Mardarii, propriétaire du chat Gladiator, essaie de comprendre avec lui pourquoi certains chats attrapent et mangent des souris, tandis que d’autres non.
- Le célibataire Viktor essaie de comprendre près de son canapé pourquoi celui-ci grince si fort la nuit.
PRATIQUE COMMUNICATIVE
Comparaison des modalités triadiques. La modalité synthétique est la plus élevée (subtile) des modalités triadiques, la modalité présentative est la plus basse (dense).
Transmissions pures et mixtes. Si une transmission ne laisse percevoir l’influence que d’un seul des trois archétypes triadiques, elle est dite triadiquement pure et sa modalité triadique est évidente, par exemple :
- — (en se présentant) Vavilo Valérianovitch. (Garçon)
- — (avec colère) Va-t’en, misérable, et ne reviens plus jamais, surtout pas nu ! (Canard)
- — Où est Vissarion ? — Au zoo, près des singes ou devant la volière des kangourous. (Présent)
Cependant, on rencontre souvent des transmissions où se font sentir les influences de deux, voire des trois archétypes triadiques, c’est-à-dire où se trouvent des marqueurs de plus d’une modalité triadique. Ces transmissions sont triadiquement mixtes, par exemple :
- — Tu dois avoir honte, Olympie ! (Canard, garçon)
- — Voici pour toi une soupe de pois délicieuse, des nouilles au fromage et à la sauce tomate, et une compote de poire incomparable ! (Présent, canard)
- — Où dois-je aller maintenant ? — Dans le derrière ! (Garçon, présent)
- — (en présentant officiellement) Monsieur le général de brigade avec son épouse ! (Garçon, canard, présent)
Cependant, subjectivement, c’est-à-dire dans la perception individuelle, les transmissions mixtes sont toujours accentuées d’une manière ou d’une autre, acquérant une modalité triadique — simple ou complexe. En d’autres termes, l’inconscient humain isole dans une transmission mixte une modalité qu’il accentue, la transformant en modalité principale, tandis que les autres sont ignorées ou deviennent des submodalités. La façon dont cela se produit dépend du contexte et des particularités de l’inconscient individuel.
Comment cet accent est-il posé, déterminant la modalité simple principale de la transmission ? Il existe des règles à ce sujet, dont les principales sont :
- En l’absence de marqueurs qualitatifs et présentatifs, la modalité d’une transmission brève et sensée est synthétique.
- La dernière partie (surtout les une ou deux derniers mots) d’une transmission longue reçoit un grand accent par rapport à son début et à son milieu.
Cependant, la base pour déterminer la modalité d’une transmission mixte est la répartition des accents, déterminée par la situation et le style.
Exercice. Inventez cinq exemples de transmissions mixtes avec une influence simultanée notable des archétypes suivants :
- Synthétique et Qualitatif,
- Synthétique et Présentatif,
- Qualitatif et Présentatif,
- Synthétique, Qualitatif et Présentatif.
Exercice. À l’aide de moyens stylistiques minimaux, accentuez les transmissions suivantes et cinq autres de votre choix pour en faire : a) synthétiques, b) qualitatives et c) présentatives.
- — Et maintenant, mon cher Choustrik, écoute bien ton maître.
- — Nous, Agrafena, allons nous promener dans la nature.
- — Dans quelque temps, tout s’arrangera pour nous, Théophile.
- — Et Khariton s’enfuit honteusement de l’autre côté de la rivière.
- — Ris, impie, tant que tu erres sur terre — devant la face d’Allah, tu parleras autrement !
Exemple.
- 1a) — Et maintenant, mon cher Choustrik, écoute bien ton maître. (Garçon)
- 1b) — Et maintenant, mon cher Choustrik, écoute bien ton maître. (Canard)
- 1c) — Et maintenant, mon cher Choustrik, écoute bien ton… (pause ; ambigu) maître. (Présent)
Syntonie et antitonies. Une réponse triadiquement syntonique est une réponse dans la même modalité triadique que celle utilisée par le protagoniste, par exemple une réponse synthétique à un appel synthétique, ou une réponse présentative à un appel présentatif. Une réponse triadiquement antitonique est une réponse dans une modalité triadique apparentée, par exemple une réponse synthétique ou qualitative à un appel présentatif.
Exercice. Répondez aux appels suivants et à cinq autres de votre choix : a) de manière triadiquement syntonique ; b) et c) de manière triadiquement antitonique.
- — Je ne t’ai pas appelé, Hermogène !
- — Allez, Silouan, vas-y ! Plus vite !
- — Qu’attendre du destin ?
- — Nous élevons nos enfants petit à petit — c’est tout notre travail.
- — Peu, Séverine, peu !
Exemple.
- 1a) — (avec déférence) Oui… Ah ! (Garçon)
- 1b) — J’arrive, j’arrive, j’arrive. (Canard)
- 1c) — Je ne viens pas vers toi, Hermogène, mais vers ta maison ! (Présent)
Exercice. Répondez aux demandes suivantes et à cinq autres de votre choix par un accord direct ou indirect : a) de manière syntonique ; b) et c) de manière antitonique.
- — Passe-moi ton manteau, Pankrate !
- — À l’aide !
- — J’ai besoin d’une assistante — adroite, intelligente, pas trop jeune mais pas vieille non plus — vous êtes d’accord ?
- — Ne reste pas planté là comme un os dans la gorge, s’il te plaît !
- — Tu m’accompagnes à la gare ?
Exemple.
- 1a) — (en tendant) Voici. (Garçon)
- 1b) — Avec joie je te le tends et te l’offre ! (Canard)
- 1c) — Voici ton manteau, avec capuche et poche. (Présent)
Ambivalence. L’ambivalence de la translation est le phénomène par lequel le protagoniste perçoit sa réplique dans une modalité, tandis que son partenaire la perçoit dans une autre (apparentée). Par exemple, un homme annonce à sa femme : « J’ai parlé à Irénarque aujourd’hui » en mettant (pour lui) un accent sensible sur le mot « parlé », car cette conversation avait été pour lui pénible et tendue ; pour lui, donc, cette réplique relève de la modalité qualitative. Cependant, pour sa femme, ce collaborateur de son mari est une figure inconnue et exotique, si bien que pour elle, l’accent tombe naturellement sur le nom (« Irénarque ») et la réplique est perçue comme synthétique. Voici un autre exemple. Une femme, satisfaite de son mari, lui dit : « Comme tu es gentil ! » Elle comprend sa translation dans la modalité qualitative, mais si l’homme n’est pas très attentif et ne se montre pas enclin à prêter attention aux sentiments, il percevra ses mots comme le symbole d’une bonne relation, c’est-à-dire dans la modalité synthétique. La différence est psychologiquement assez marquée et, à terme, elle peut mener à de graves problèmes.
Exercice. Donnez des exemples de translations triadiquement ambivalentes.
Exercice. Réfléchissez à la possibilité de rendre ambivalentes les translations suivantes :
1. « C’est toi qui me l’as demandé. »
2. « Non. »
3. « Oh ! »
4. « Tu es le meilleur, le plus gentil, le plus adorable ! »
5. « Qu’il repose en paix. »
6. « Des lambeaux voleront dans les coins. »
7. « Je suis déjà là. »
8. « Grande, puissante, inébranlable. »
9. « Je vais chez Emmanuel Sigismondovitch. »
10. « Hourra ! »
Marqueurs synastriques et complémentarité. Les marqueurs synastriques indiquent la modalité souhaitée pour la réponse du partenaire. Une réponse dans la modalité indiquée par les marqueurs synastriques sera complémentaire, tandis qu’une réponse dans une autre modalité (apparentée) sera non complémentaire. La réponse complémentaire est perçue comme naturelle, fluide, prolongeant harmonieusement le dialogue, tandis que la réponse non complémentaire est ressentie comme « pas celle-là », malaisée, irritante, rompant la communication. Les marqueurs synastriques synthétiques explicites se trouvent dans les énoncés suivants :
— Réponds brièvement et clairement.
— Dis : oui ou non ?
— Lequel ?
— À quoi est-ce que ça ressemble ?
— Comment s’appelle-t-il ?
— Comment est-ce que ça s’appelle ?
Les marqueurs synastriques synthétiques indirects peuvent prendre plusieurs formes. Il peut s’agir d’une proposition indirecte faite au partenaire de « boucler » sa réponse, de répondre de manière concise, de faire un résumé, exprimée par une allusion ou un geste :
— Je te donne encore deux mots.
— Alors, tu es d’accord ?
— Sans détails, s’il te plaît.
— Réponds vraiment.
— Alors, quel est le résultat ?
Un marqueur synastrique synthétique indirect répandu est un geste symbolique énergique dirigé vers le partenaire : un hochement de tête, un mouvement de la main pour l’inviter à parler, un geste de la main pour l’inciter à se taire, un sourire bref ou une grimace de désapprobation.
Un autre marqueur synastrique synthétique indirect est la submodalité synthétique dans la translation du protagoniste :
— Alors, tu restes muet comme un poisson dans l’eau ? (synth. (synth.) ; synth.)
— Je veux vraiment que tu comprennes — je m’efforce de t’expliquer, Vénédict ! (synth. (synth.) ; synth.)
— Où vas-tu — à Moscou, peut-être ?! (synth. (synth.) ; synth.)
Les marqueurs synastriques qualitatifs explicites se reconnaissent dans les énoncés suivants :
— Il est comment ?
— Qu’est-ce que tu fais ?
— Comment vas-tu ?
Les marqueurs synastriques qualitatifs implicites se trouvent dans les translations où l’on propose indirectement au partenaire de donner une description qualitative :
— Tu y vas en volant ou en voiture ?
— Quelle couleur et quel style préfères-tu ?
— Ce n’est pas trop profond, là-bas ?
De même, les gestes de nature « qualitative » adressés au partenaire constituent un marqueur, par exemple caresser son torse (son dos, son flanc), son avant-bras, l’étreindre dans une « étreinte d’ours », etc.
Un marqueur qualitatif répandu est la submodalité qualitative de la translation :
— Tu m’as offensé — et c’est pour ça que je suis si malheureuse ! (qual. (qual.) ; qual.)
— Porphyre ! Tu es malade ? (synth. (qual.) ; qual.)
Les marqueurs synastriques objectifs explicites figurent dans les translations suivantes :
— Où sont placés les porcs-épics, ici ?
— Quel dessert préfères-tu ?
— On va à la forêt ou à la rivière ?
Les marqueurs synastriques objectifs implicites sont souvent des gestes « objectifs » adressés au partenaire, lorsque le protagoniste lui prend la main, lui pince le nez, lui tire l’oreille ou la manche. Un marqueur verbal objectif implicite est un appel direct ou indirect à la précision et aux détails :
— Et qu’est-ce qu’il t’a exactement proposé ?
— Ce qui m’intéresse, c’est le fonctionnement du moteur — en détail.
Un rôle analogue est joué par la submodalité objective :
— Je paie pour toi — pour l’école, pour la nourriture, pour les vêtements. (obj.(préc.) ; préc.)
— Va à gauche au coin — c’est là que sont tous tes camarades. (préc. (préc.) ; préc.)
Exercice. Dans les dialogues suivants, essayez de déterminer les marqueurs synastriques triadiques explicites et implicites, puis évaluez dans quelle mesure la réponse est complémentaire, c’est-à-dire conforme au marqueur proposé. Faites de même pour cinq dialogues de votre choix.
1. — Combien de fois dois-je te demander d’être poli ?!
— Demain, je commence.
2. — Qui t’a appris ça, Vilius ?
— Ça me vient tout seul.
3. — Et quelle fille aimerais-tu avoir ?
— J’aime bien quand ce ne sont pas des yeux, mais des yeux !
4. — Viens ici, Sébastien, mon aigle affamé !
— Je me soigne !
5. — Tu veux une orange ?
— Oh !
Exercice. Modifiez les translations suivantes en leur ajoutant une modalité synastrique : a) synthétique, b) qualitative, c) objective.
1. « Je ne veux pas te déranger. »
2. « Oh, c’est formidable ! »
3. « Il vous serait utile, Fabien, de garder à l’esprit l’intolérance qualitative des intellectuels face à la restriction de la liberté créatrice, au sens propre. »
4. « Chutty, à ta place ! »
5. « Je suis tout à fait en désaccord avec vous, honorable Sosipatre, et je ne vois pas de moyen de résoudre notre antagonisme. »
Translations monotones et ambitones. Parfois, le protagoniste utilise dans sa translation une seule modalité triadique, mais ses marqueurs indiquent qu’il attend de son partenaire une réponse dans une autre modalité (apparentée) ; une telle translation est dite triadiquement ambitone. À l’inverse, une translation dont les modalités triadiques propre et synastrique coïncident est dite triadiquement monotone. Lorsqu’on reçoit une translation ambitone de la part du partenaire, il est important d’être attentif et de ne pas confondre les marqueurs, car une réponse syntone à une translation ambitone se révélera non complémentaire.
Exemples de translations triadiquement ambitones (après les répliques, entre parenthèses, on indique d’abord la modalité propre, puis la modalité synastrique) :
— Comment est-ce que ça n’a pas marché ? (qual. ; synth.)
— Où est ton chapeau ? (synth. ; obj.)
Exercice. Déterminez les modalités triadiques propre et synastrique des translations suivantes, ainsi que pour cinq translations de votre choix. Indiquez les marqueurs propre et synastriques, ainsi que les translations ambitones et monotones. Si nécessaire, précisez vous-même le contexte.
1. « Regarde-moi droit dans les yeux, vaurien, et réponds : où sont ton devoir et ta conscience ?! »
2. « Quelles ballerines te faut-il, Lucette ? »
3. « Alors, qu’est-ce qui s’est passé ? »
4. « À quoi bon tes révélations, Procope ? »
5. « Et quelle est donc votre vision de l’ordre du monde, au juste ? »
Types de translations ambitones. La translation de type (synth. ; qual.). Il s’agit, par exemple, d’une brève question sur une action ou des propriétés :
— Et il a les yeux comment ? (synth. ; qual.)
— Qu’est-ce que tu comptais faire ? (synth. ; qual.)
Une autre façon dont peut apparaître ce type de translation est une question sur la qualité, exprimée sous la forme d’une image métaphorique :
— Explique-moi quelle fille te conviendrait.
— Dis-moi : quelle princesse le prince charmant cherche-t-il ? (synth. ; qual.)
L’un des moyens les plus répandus de marquer la modalité synastrique qualitative est l’utilisation d’une submodalité qualitative :
— Agathon Niphonovitch ! Je vous en prie ! (synth. (qual.) ; qual.)
— Toi, Vicoula, tu plane comme un aigle dans le ciel — tu plane et tu plane ! (synth. (qual.) ; qual.)
Exercice. Dans quelles situations une translation de type (synth. ; qual.) peut-elle apparaître ?
Exercice. Modifiez les translations suivantes, ainsi que cinq translations synthétiques de votre choix, en leur donnant une modalité synastrique qualitative.
1. « Jamais de la vie ! »
2. « Bien sûr. »
3. « Arseni ! Mon ami ! »
4. « Tu avances comme un girafe dans la prairie ! »
5. « Je suce ma patte comme un ours dans sa tanière — et alors ? »
Exercice. Pour les situations suivantes et pour cinq situations de votre choix, inventez des conduites synthétiques dotées d’une modalité synastrique qualitative. 1. Présentation de votre vieil ami à une agence de tourisme. 2. Expression de compassion envers un ami plongé dans une fâcheuse affaire financière. 3. Adieu définitif à un ennemi partant à la guerre. 4. Reconnaissance de faute devant une poupée avec demande simultanée de pardon. 5. Rejet de la responsabilité privée d’un échec de négociations sur son partenaire.
Transmission de type (syn ; avant). Il s’agit, par exemple, d’une brève question sur un lieu ou un objet non nommé : – Où est ma hache ? (syn ; avant) – Qu’as-tu apporté ? (syn ; avant) Une autre variante consiste en une image métaphorique comme question concrète : – (en rencontrant un homme rentrant du travail) Alors, qu’as-tu rapporté cette fois, Ivan-tsarévitch, à ta savante Vassilissa ? (syn ; avant) Une dernière variante utilise la submodalité concrète : – Tu me parles comme un guerrier antique : tu me lances des lances, des flèches, des javelots, et tu cherches même à me frapper avec une massue – sur la tête ! (Syn (avant) ; avant)
Exercice. Dans quelles situations émerge une transmission de type (syn ; avant) ?
Exercice. Modifiez les transmissions suivantes ainsi que cinq transmissions synthétiques de votre choix, en leur conférant une modalité synastrique concrète.
1. – Oh ! 2. – Regarde qui arrive ! 3. – Ma faute est impardonnable. 4. – Où vit le grand-duc ? 5. – J’habite.
Exercice. Pour les situations suivantes et pour cinq situations de votre choix, inventez des conduites synthétiques dotées d’une modalité synastrique concrète. 1. Dénonciation anonyme d’un animal de compagnie à un frère aîné. 2. Aveu sans réserve d’une ancienne faute devant son fils. 3. Offense récente, à peine perceptible, en face-à-face avec une sœur adulte. 4. Invitation privée à dîner au restaurant dans un avenir proche, proposée par une fiancée prometteuse. 5. Présentation de soi lors d’un forum mondial de protection de l’enfance contre les abus sexuels.
Transmission de type (katch ; syn). Il s’agit, par exemple, d’une question sur des propriétés ou des actions nécessitant une réponse par « oui » ou « non » : – Eh bien, je sens que Gavrilo ne t’a pas plu ? (katch ; syn) – (avec impatience) Tu pars enfin ? (katch ; syn) Dans ce couple de modalités, on entend souvent des questions sur les noms et les désignations : – Puis-je savoir comment vous vous appelez ? (katch ; syn) – Nomme la ville où je suis né ? – Nomme ! (katch ; syn) Et, comme toujours, on peut utiliser la submodalité synastrique : – Tu es si fier – comme Icare volant vers le Soleil ! (katch (syn) ; syn) – Quitte ton travail, il est temps de te reposer, Varsonofi ! (katch (syn) ; syn)
Exercice. Dans quelles situations émerge une transmission de type (katch ; syn) ?
Exercice. Modifiez les transmissions suivantes ainsi que cinq transmissions qualitatives de votre choix, en leur conférant une modalité synastrique synthétique.
1. – Très, très ravi de vous avoir rencontré, de discuter et de débattre avec vous. 2. – Je veux du vert, du sucré, de la vanille et du chocolat ! 3. – Essaie donc avec cette douceur, comme si tu n’avais besoin de rien de spécial… 4. – C’est drôle, mon cher, un mot – drôle ! 5. – N’y va pas, n’y va pas là-bas – on te chatouillera et on te fera disparaître !
Exercice. Pour les situations suivantes et pour cinq situations de votre choix, inventez des conduites qualitatives dotées d’une modalité synastrique synthétique. 1. Promesse légère et réalisable faite à l’être aimé dans la forêt. 2. Mission simple et publique confiée à un enfant pour des tâches ménagères. 3. Proposition informelle faite à un homme pendant le petit-déjeuner. 4. Compliment privé adressé à son épouse lors d’un dîner d’entreprise célébrant les 10 ans de la société. 5. Soutien moral apporté à une fille ayant échoué à son examen de mathématiques.
Transmission de type (katch ; avant). Il s’agit, par exemple, d’une question sur une direction ou sur une matière incarnant une qualité : – Où cours-tu donc si vite et avec tant d’empressement ? (katch ; avant) – Par quels moyens as-tu obtenu cette teinte unique et surprenante, entre citron et carmin ? (katch ; avant) Variante utilisant la submodalité concrète comme marqueur synastrique : – Tu n’as pas peur d’être déchiré en morceaux ? (katch (avant) ; avant) Remarquez à quel point la réponse synchrone à cette dernière question est faible : – Pas du tout. (katch) – qui cède en force à la réponse complémentaire s’orientant vers la submodalité du protagoniste : – Eh bien, la parole restera. (avant)
Exercice. Dans quelles situations émerge une transmission de type (katch ; avant) ?
Exercice. Modifiez les transmissions suivantes ainsi que cinq transmissions qualitatives de votre choix, en leur conférant une modalité synastrique concrète.
1. – Mon doux et tendre, si caressé et lissé ! 2. – Les tons dorés ne me conviennent pas – je préfère les pâles. 3. – Ça fera cher, Onisime, très cher ! 4. – J’aimerais plus près et plus vite. 5. – Dépêche-toi, Christofor, dépêche-toi, cours vite, très vite, en un éclair.
Exercice. Pour les situations suivantes et pour cinq situations de votre choix, inventez des conduites qualitatives dotées d’une modalité synastrique concrète. 1. Rejet d’une part importante de faute pour une mauvaise entente avec le chat. 2. Ordre difficile à exécuter, donné en privé à un subordonné. 3. Offense directe et vive, exprimée en privé à une poupée. 4. Menace émotionnelle importante et indirecte, adressée à un jeune frère pour un avenir lointain. 5. Revendication légère, inhabituelle et publique adressée à un partenaire professionnel.
Transmission de type (avant ; syn). Il s’agit, par exemple, d’une question sur le nom d’un objet : – Qui est-ce qui rôde encore derrière toi ? (Avant ; syn) – Qui se cache là sous le canapé ? (Avant ; syn) Les transmissions de ce type incluent également des questions concrètes centrées sur un objet, nécessitant une réponse par « oui » ou « non », ou toute autre formule symbolique : – C’est de la vodka ou ce n’en est pas ? (Avant ; syn) – Énoncez votre credo. (Avant ; syn) – Quelle marque de montre préférez-vous ? Une autre illustration de la désignation d’une modalité synastrique synthétique par le biais de la submodalité correspondante : – Ce n’est pas une chaussure – c’est plutôt un crocodile prêt à avaler un éléphant ! (Avant (syn) ; syn)
Exercice. Dans quelles situations émerge une transmission de type (avant ; syn) ?
Exercice. Modifiez les transmissions suivantes ainsi que cinq transmissions concrètes de votre choix, en leur conférant une modalité synastrique synthétique.
1. – Pantalon, pantalon, ne te salis pas ! 2. – Par quoi dois-je commencer à me déshabiller – le soutien-gorge ou la culotte ? 3. – Ne sors pas de la maison – rentre à la maison ! 4. – Je vais jeter un œil chez les voisins. 5. – Mais à quoi sert la fontaine du cachalot ?
Exercice. Pour les situations suivantes et pour cinq situations de votre choix, inventez des conduites concrètes dotées d’une modalité synastrique synthétique. 1. Demande privée adressée par un fils devenu adulte à son père. 2. Présentation d’un poète débutant à sa famille. 3. Invitation informelle et précise à un parent éloigné pour une promenade. 4. Présentation d’une réclamation sérieuse et ancienne par une ancienne amante. 5. Adieu temporaire à un ennemi lors d’une soirée.
Transmission de type (avant ; katch). Il s’agit, par exemple, d’une question sur une action ou une propriété d’un objet non nommé mis en avant dans la transmission : – Et de quelle couleur est votre nouvelle voiture ? (Avant ; katch) – Que font actuellement vos enfants ? (Avant ; katch) Voici une variante illustrant la désignation d’une modalité synastrique qualitative par le biais de la submodalité : – Je suis toujours ta joyeuse et sotte petite amie ! (Avant (katch) ; katch)
Exercice. Dans quelles situations émerge une transmission de type (avant ; katch) ?
Exercice. Modifiez les transmissions suivantes ainsi que cinq transmissions concrètes de votre choix, en leur conférant une modalité synastrique qualitative.
1. – Je voudrais une brioche aux fruits, s’il vous plaît. 2. – Des champignons. 3. – Vous êtes très belle de dos, Oulita, et de profil – surtout les cheveux. 4. – Tout est en ordre – dans les dossiers, les chemises et sur la table. 5. – Pas la barbe, non – (désespérément) pas la barbe !
Exercice. Pour les situations suivantes et pour cinq situations de votre choix, inventez des conduites concrètes dotées d’une modalité synastrique qualitative. 1. Grandes excuses pour d’anciennes offenses adressées à une poupée. 2. Accusation légère et formelle présentée publiquement à son propre canapé. 3. Demande indirecte et importante, exprimée en privé à une vache rencontrée par hasard dans un champ. 4. Menace morale directe et importante adressée à un fils adolescent. 5. Rencontre dans un bus interurbain avec une voisine portant une longue robe.
CONTEXTE
Le rôle du contexte. Imaginons une situation où deux personnes discutent, et l’une d’elles fait remarquer :
— Ce matin, Dina est venue chercher le python.
En l’absence de contexte ou d’accentuations particulières, cette réplique présente une coloration (faible) de modalité synthétique. Cependant, si Dina est l’objet d’une attention spéciale (par exemple, un objet de vénération) pour le locuteur, il est alors clair que pour lui l’accent de cette phrase porte sur le nom (comme si elle était prononcée avec une emphase logique : « Ce matin, Dina est venue chercher le python ») — et elle revêt dès lors une modalité synthétique nette.
Mais voici une autre situation : habituellement, Dina vient chercher son python en voiture — et aujourd’hui, elle est venue à pied. Dans ce cas, la phrase « Ce matin, Dina est venue chercher le python » met l’accent sur le verbe (elle est venue — mais pas en voiture, comme d’habitude — et pourquoi donc ?), et elle présente une modalité qualitative, comme si elle était prononcée avec une emphase logique sur le verbe : « Ce matin, Dina est venue chercher le python ».
Ou encore : Dina vient chaque jour chercher différents animaux, et ses interlocuteurs s’intéressent précisément à ceux-ci. Dans ce cas, la phrase revêt pour eux une importance majeure dans les mots « chercher le python » (c’est-à-dire dans le complément), et elle semble prononcée comme si ces mots portaient l’emphase logique : « Ce matin, Dina est venue chercher le python » — et présente donc une modalité thématique.
Exercice. Inventez des contextes dans lesquels les phrases suivantes, ainsi que cinq phrases de votre choix, revêtent : a) une modalité synthétique, b) une modalité qualitative, c) une modalité thématique.
1. Je veux du fromage blanc sucré !
2. La brasserie « Drapeau de Bavière » a doublé sa production de bière d’orge de marque.
3. Quant à Eustache, il s’occupe avec dévouement de son taurillon.
4. D’un autre côté, il est possible de transmettre une énergie positive à son partenaire (selon les circonstances) par des regards passionnés, des étreintes prolongées ou des baisers ardents.
5. Le python Hyacinthe s’est dirigé vers la sortie du zoo.
6. Et je ne doute pas de toi un seul instant, mon fidèle Choustrik !
7. Vladilena ne laisse jamais sortir son chat.
8. Viens vite chez moi, Maïa !
9. Quant à Robert, il a vieilli en se desséchant des mains et des pieds.
10. Léopold, dans sa jeunesse, s’est retrouvé avec une calvitie.
Exercice. Existe-t-il un contexte dans lequel les transpositions suivantes revêtent les modalités indiquées après elles ? Si oui, décrivez-le.
1. — Zinovi. (précédent)
2. — Quelle drôle de loutre stupide. (syn)
3. — Elle veut te piquer. (qual)
4. — Oui. (précédent)
5. — Non. (qual)
Texte écrit. Dans un texte écrit sans accentuation particulière de la part de l’auteur (nous y reviendrons plus tard), la plupart des phrases complètes, pas trop longues, ont une modalité synthétique (faible) pour le lecteur qui parvient à en saisir le sens. Cependant, dès qu’une phrase devient un peu trop chargée de mots d’un certain type, ou qu’un ou plusieurs mots y sont accentués — soit par le contexte, soit par une rupture de l’ordre habituel des mots, soit par d’autres moyens —, la modalité change en fonction du type de mots accentués. Les noms propres et les pronoms personnels utilisés comme sujets ont généralement une modalité synthétique dans la phrase. Ainsi, s’ils sont mis en valeur par le contexte ou le style dans la phrase, celle-ci acquiert non plus une modalité synthétique faible, mais une modalité synthétique accentuée, voire soulignée. Par exemple :
Nous l’avons longtemps attendue, et enfin elle est arrivée — l’incomparable Anissia. (Synth.)
J’avais moi aussi un ennemi secret — le chat Claudius. (Synth.)
Si, au lieu d’un nom propre (surnom, pronom), le sujet est un mot désignant une classe d’objets, par exemple « chien » ou « pot », sa modalité sera synthétique si, d’après le contexte, cet objet est perçu comme unique ; dans ce cas, il serait tout à fait approprié de lui attribuer un nom propre dans la phrase suivante. En revanche, si (ce qui est le plus fréquent) cet objet n’est pas distingué comme unique parmi ses semblables selon le sens contextuel, il prend une modalité thématique.
« Le fromage était l’objet véritable de sa passion. » Ici, le sujet « fromage » a une modalité thématique.
« La pièce était remplie de montres : des montres-bracelets, des montres de gilet, des réveils, toutes sortes de pendules murales et même une horloge à coucou. » Dans cette phrase, toutes les montres mentionnées sont décrites avec une modalité thématique.
« Un inconnu à cheval alezan a passé près de moi en direction de la forêt, et derrière lui volait un lévrier magnifique. » Dans cette phrase, « homme » et « lévrier » sont utilisés avec une modalité thématique — il existe de nombreux hommes et de magnifiques lévriers, et les exemplaires mentionnés ici ne se distinguent pas des autres ; il serait impossible de leur attribuer un nom (« Un inconnu à cheval alezan est passé près de moi — il s’appelait Élizar » n’aurait aucun sens).
Si la phrase suivante est par exemple : « Le lévrier s’est précipité vers moi et me regardait avec curiosité », alors le sujet « lévrier » y apparaîtra avec une modalité synthétique, car il désigne un être bien précis, à savoir le chien apparu dans la phrase précédente, et son nom pourrait être inséré dans le texte de cette proposition (« Le lévrier — elle s’appelait Berta — s’est précipité vers moi. »). En anglais, on utiliserait ici l’article défini « the ».
Autres exemples :
Le dindon est un oiseau beau, stupide et bien nourri, populaire pour des raisons gastronomiques.
Il était une fois un dindon.
Dans la première phrase, le sujet « dindon » a une modalité thématique, car il désigne toute une classe d’oiseaux, et il est impossible d’y insérer un nom de dindon ; dans la seconde, il a une modalité synthétique, car il est clairement présenté comme le protagoniste (le héros du conte), et il serait tout à fait naturel de lui donner un nom dans la phrase : « Il était une fois un dindon nommé Potap. »
Si un nom propre apparaît dans une phrase non pas comme sujet, mais comme complément, il sonne souvent avec une modalité thématique, tandis que la nuance synthétique qui peut être perçue relève alors de la submodalité. Par exemple : « Au détour du sentier, j’ai aperçu Maneffa entouré de deux bouquetins et j’ai entendu un bruit assourdissant de cascade. » Ici, Maneffa apparaît avant tout comme une partie du monde, et non comme un individu unique sans équivalent dans le contexte, d’où sa modalité thématique. En revanche, si, pour l’auteur (ou le lecteur), la personne ou l’être désigné par un nom propre à l’accusatif — c’est-à-dire comme complément — est elle-même l’objet principal d’intérêt et non un simple élément du paysage, alors la modalité de ce nom est synthétique. Exemple : « Au détour du sentier, j’ai enfin aperçu ma bien-aimée Maneffa, tant attendue. »
Dans le langage parlé, il existe des marqueurs spécifiques permettant à une personne d’indiquer une modalité synthétique (par exemple, un ton solennel ou une emphase intonative) ou, à l’inverse, une modalité thématique (un ton terre-à-terre ou familier). Pour déterminer la modalité d’un nom propre à l’accusatif (et parfois même au nominatif !), il faut prêter attention à ces marqueurs. Par exemple, une épouse jalouse demande à son mari au sujet d’une soirée de travail :
— Qui était là ?
— (lentement et solennellement) Kyrylo Parfenovytch, Sygizmund Varfolomiiovytch, (rapidement et avec désinvolture) et puis Zhenka avec Liouska.
Dans sa réponse, l’homme a instinctivement mis l’accent synthétique sur les noms masculins (sans danger pour lui) et une modalité thématique sur les noms féminins, comme s’il les assimilait à des objets de mobilier. Certains génies de la communication parviennent même à prononcer une réplique composée uniquement d’un nom propre au nominatif avec une modalité thématique :
— À qui est ce rouge à lèvres sur ta joue, mon chéri ?
— (avec négligence, comme pour chasser un moustique) Ah… Liouska ! (précédé d’un geste de la main)
Il ne faut pas considérer comme un nom propre la marque d’un produit (par exemple, la montre « Tissot ») — celle-ci, comme le nom d’une espèce animale (loup), ne désigne jamais un objet unique et spécifique. « Le seul objet civilisé de la pièce était un téléviseur « Sony », posé directement sur le sol, entouré de bouquets d’herbes séchées et de cafards élégants et pensifs. » Ici, le sujet « téléviseur « Sony » » est marqué par une modalité thématique.
Cependant, il faut garder à l’esprit que tout nom propre implique toujours une influence de l’archétype synthétique. Par exemple, « téléviseur « Sony » » a une submodalité synthétique (malgré la modalité thématique) :
— Et qui te divertit pendant les longues soirées ?
— La télé « Sony ».



